mardi 12 dcembre 2017 20:49:48

Libye : L'élection d’Ahmed Miitig « anticonstitutionnelle »

La Cour suprême libyenne a jugé, hier, anticonstitutionnelle l'élection début mai du Premier ministre, Ahmed Miitig, ouvrant ainsi la voie à un règlement de la crise en Libye où deux gouvernements se disputaient la légitimité du pouvoir.

PUBLIE LE : 10-06-2014 | 0:00
D.R

La Cour suprême libyenne a jugé, hier, anticonstitutionnelle l'élection début mai du Premier ministre, Ahmed Miitig, ouvrant ainsi la voie à un règlement de la crise en Libye où deux gouvernements se disputaient la légitimité du pouvoir.

«La Cour a jugé anticonstitutionnelle l'élection de M. Miitig au Congrès général national (CGN, Parlement) », a indiqué un juge de la Cour à l'issue d'une brève audience, cité par l'AFP. La décision de la Cour suprême devrait être transmise à la Cour administrative qui devait rendre sa décision finale hier, selon des juristes. Le pays est plongé depuis un mois dans un imbroglio politique avec deux gouvernements se disputant la légitimité du pouvoir. Le gouvernement sortant d'Abdallah al-Theni avait affirmé la semaine dernière qu'il s'en remettait à la justice pour déterminer s'il devait céder le pouvoir au nouveau cabinet d'Ahmed Miitig. La controverse remonte à début mai lorsque M. Miitig avait été élu lors d'un vote "chaotique" au CGN. Plusieurs politiciens et groupes armés avaient déjà prévenu qu'ils ne cautionneraient pas un gouvernement ormé par M. Miitig. "Je respecte la justice et j'obtempère à sa décision", a par la suite déclaré M. Miitig au cours d'une conférence de presse, estimant que cette décision était un "acquis pour la consécration de l'Etat de droit" en Libye. De son côté, "le Congrès a obtempéré à la décision de la justice", a déclaré le vice-président du CGN, Salah al-Makhzoum, précisant que "conformément à cette décision, le chef du gouvernement intérimaire est Abdallah al-Theni", le Premier ministre sortant, proche du courant libéral, qui se disputait ce poste avec M. Miitig. Le pays est plongé depuis un mois dans un imbroglio politique avec deux gouvernements se disputant la légitimité du pouvoir. Le gouvernement sortant d'Abdallah al-Theni avait affirmé la semaine dernière qu'il s'en remettait à la justice pour déterminer s'il devait céder le pouvoir au nouveau cabinet d'Ahmed Miitig appuyé par les blocs islamistes au CGN. La controverse remonte à début mai lorsque M. Miitig avait été élu lors d'un vote chaotique au CGN.

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