jeudi 19 octobre 2017 11:40:32

Front polisario : Le nouveau roi d'Espagne doit assumer la responsabilité historique de son pays envers les Sahraouis

Le représentant du Front Polisario en Espagne, Bechraya Hammoudi Beyoun, a indiqué en Galice que l'Espagne détenait la solution du conflit au Sahara occidental pour peu qu'il y est une volonté politique forte chez les responsables espagnoles.

PUBLIE LE : 10-06-2014 | 0:00
D.R

Le représentant du Front Polisario en Espagne, Bechraya Hammoudi Beyoun, a indiqué en Galice que l'Espagne détenait la solution du conflit au Sahara occidental pour peu qu'il y est une volonté politique forte chez les responsables espagnoles. Intervenant devant les participants aux Journées d'étude sur la question sahraouie à l'Université de Saint-Jacques-de-Compostelle, le responsable sahraoui a précisé que l'abdication du roi d'Espagne, Juan Carlos, au profit de son fils Felipe et la nouvelle configuration politique après les récentes élections européennes étaient l'occasion idoine pour l'Etat espagnol de "corriger l'erreur" commise vers la moitié des années 1970 à l'accession au trôle de Juan Carlos, a rapporté l'agence de presse sahraouie (SPS). Le diplomate sahraoui a ajouté que la nouvelle donne pouvait aider les grands partis espagnols traditionnels à prendre des décisions à l'égard de la question sahraouie, soulignant l'"entière responsabilité" de l'Espagne au Sahara occidental. Etayant son propos, il a rappelé que l'Espagne était toujours responsable du territoire au regard du droit international, d'autant, a-t-il dit, que les Nations unies ne reconnaissent pas les accords de Madrid en vertu desquels l'Espagne renonçait à son ancienne colonie, le Sahara occidental. Fustigeant les positions des gouvernements qui se sont succédé à Madrid, M. Bechraya a indiqué que le Parti populaire (au pouvoir), sous la direction de Rajoy, avait "fait machine arrière" après la "courageuse" démarche de son prédécesseur Aznar qui s'était opposé aux Etats-Unis, à la France et à la Grande-Bretagne, les trois puissances qui voulaient, au mépris de la légalité internationale, faire passer la proposition d'autonomie contre la volonté des Sahraouis. Il a, dans ce contexte, rappelé que le rapport du secrétaire général des Nations unies et celui du conseiller juridique de l'Onu, Hans Corell, avaient tous deux affirmé que le Maroc n'avait aucune souveraineté sur le Sahara occidental. M. Bechraya a par ailleurs fait savoir que l'aide apportée aux réfugiés sahraouis par l'agence espagnole de coopération avait reculé de près de 60%.

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