lundi 23 octobre 2017 18:10:47
D.R

Le ministre de l’Energie, a affirmé, hier, lors de l’ouverture des journées d’études et d’informations organisées au profit des journalistes spécialisés dans le secteur des hydrocarbures, que «la source d’énergie principale et fondamentale de l’Algérie ce sont les hydrocarbures». «Nous ne disposons pas d’autres ressources naturelles d’hydrocarbure et son importance pour notre développement économique et social est important» a souligné Youcef Yousfi en rappelant toutes les étapes franchies dans la lutte pour la «nationalisation des hydrocarbures», notamment le fait que les pouvoirs publics, depuis l’indépendance, ont été conscients de l’importance de préserver et utiliser rationnellement ses hydrocarbures pour le développement économique et social du pays. «Les autorités ont tout fait pour mettre l’énergie au service des citoyens à des coûts abordables avec des tarifs très bas, notamment pour former les ressources humaines nécessaire pour exploiter nous mêmes notre potentiel énergétique et plus particulièrement nos hydrocarbures» a-t-il dit, en tenant à préciser que «personne ne conteste les progrès sociaux et les progrès de développement qui ont été réalisés grâce au développement des hydrocarbures ; d’abord parce qu’il y a une source d’énergie disponible et un coût très abordable pour l’ensemble des citoyens et aussi parce que cela aide à financer notre économie et le 3e point montre que le caractère de l’énergie c’est qu’il faut une planification à très long terme » précise t’il en ajoutant, que « dans le domaine de l’énergie on ne réfléchit pas à ce qu’on va faire la semaine prochaine, ni l’année prochaine, ni dans les dix années à venir, mais la réflexion se fait toujours à une période de 20, 30 à 40 ans, en raison du fait qu’il faut du temps pour mettre en place une politique énergétique en fonction des disponibilités du pays et en fonction de ses ressources». «Dans le domaine des hydrocarbures il faut un temps pour découvrir les hydrocarbures, les développer et les exploiter. Il faut également, énormément du temps pour introduire les nouvelles sources d’énergie», précise M. Yousfi en faisant savoir que la préoccupation fondamentale des responsables est de voir quelles sont les sources énergétiques dont le pays disposera en 2030, en 2040 et au-delà, ainsi que l’énergie qui sera disponible au pays dans l’esprit de lui fournir les moyens de son développement et surtout son indépendance énergétique.

« Une centrale solaire coûte 5 à 6 fois plus cher qu’une centrale classique au gaz »
Pour ce qui est de la construction d’une économie hors hydrocarbures en exploitant l’énergie solaire, le ministre a fait savoir, qu’ Il n’ya pas que nous qui disposons de cette source d’énergie et tout le monde l’aurait fait, mais ce n’est pas le cas, parce que tout simplement, cela coûte excessivement cher de transformer le solaire en électricité. En effet, «une installation d’énergie solaire ne fonctionne en Europe qu’à 1000, 1200 h par année, en Algérie elle est entre 1500, 2000 heures par an et que l’investissement pour une centrale solaire coûte 5 à 6 fois plus cher qu’une centrale classique qui fonctionne au gaz naturel, ce qui veut dire que ce n’est pas aussi simple. Nous nous lançons dans l’énergie solaire et nous nous le faisons avec détermination pour acquérir les techniques et dans l’espoir qu’un jour on réglera le problème des coûts et on utilisera cette énergie pour une partie de notre consommation» a fait savoir M. Yousfi. Par ailleurs et pour ce qui est de l’utilisation du nucléaire comme c’est le cas pour certains pays, le premier responsable du secteur des énergies a affirmé que chaque pays a ses caractéristiques. «L’énergie nucléaire en France consomme 40 milliards de m3 par année. Il est évident que nous n’avons pas et nous ne disposons pas de cette quantité et si nous entamons demain l’énergie nucléaire, nous serons demain limités. Chaque pays a ses caractéristique et ses besoins de développement et doit utiliser ses ressources naturelles dont il dispose pour essayer d’accéder à cette indépendance énergétique» note-t-il. Pour ce qui est des journées d’études et d’information organisées par le ministère de l’Energie au profit des journalistes, celles-ci constituent une action de communication initiée par le département de l’énergie et qui vise à informer et à établir un pont, un lien avec la presse spécialisée à travers une série de communications qui traitent de la chaîne hydrocarbures, et cela de la phase exploration jusqu'à la phase finale qui est la distribution. Concernant leur opportunité, le ministre a tenu à mettre en exergue le fait que « l’essentiel de ces journées de formation est de partager avec vous un certain nombre d’actions que nous menons. De partager avec vous notre souci d’assurer la sécurité synergétique de notre pays à très long terme. Et de vous faire partager l’importance des hydrocarbures dans la vie économique et le développement pour notre pays» a-t-il fait savoir en ajoutant que le journaliste à son tour, doit transmettre ces éléments aux lecteurs en raison du fait, qu’«il est important que le citoyen soit conscient des enjeux qui se posent ».
    Kafia Ait Allouache
 

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