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Projection du long-métrage La preuve : Un mélodrame signé Amor Hakkar

Dans le cadre de la deuxième édition du Festival d’Alger du cinéma maghrébin, la dernière production du cinéaste algérien Amor Hakkar La preuve, a été projeté vendredi soir, à la salle El Mouggar d’Alger, en avant-première maghreb, en présence du réalisateur, de la coscénariste la française Florence Bouteloup et de l’acteur principal Nabil Asli.

PUBLIE LE : 08-06-2014 | 0:00
D.R

Dans le cadre de la deuxième édition du Festival d’Alger du cinéma maghrébin, la dernière production du cinéaste algérien Amor Hakkar La preuve, a été projeté vendredi soir, à la salle El Mouggar d’Alger, en avant-première maghreb, en présence du réalisateur, de la coscénariste la française Florence Bouteloup et de l’acteur principal Nabil Asli.
Cette production algéro-franco-émiratie relate le grand dilemme d’Ali (Nabil Asli), un jeune chauffeur de taxi qui mène une vie paisible dans une ville de l’Est algérien, marié depuis deux ans avec Houria (Anya Louanchi), et beau-père de deux petites fille âgées de 5 et 6 ans. Il attend depuis des années un bébé et se voit contraint, pour des raisons pudiques, d’aller faire un test de stérilité à une ville voisine.
Bouleversé par les résultats qui ont indiqué qu’il est stérile, sur le chemin du retour, il rencontre Fatima (Zineb Ahmidou), une jeune fille enceinte, cette dernière changera le cours de sa vie à jamais. Fatima s’avère être une fugueuse de son foyer paternel après avoir fait entorse au code de l’honneur, elle a rejoint un boxon où la patronne lui conseille de déposer plainte contre Ali pour abus sexuel et violation, afin de subvenir aux besoins du  futur enfant.
La feuille d’examen médicale est comme un alibi salvateur pour Ali, mais il décide de garder le secret pour lui, par crainte de perdre sa femme, et par sentiment de culpabilité d’être incapable sexuellement, il se retrouve face à un grand dilemme, avouer sa stérilité ou vivre accusé d’infidélité.
Si Amor Hakkar a donné la chance à de jeunes acteurs d’étaler leur savoir-faire, Nabil Asli a prouvé encore une fois sa maturité cinématographique en interprétant le rôle avec brio. Il a reproduit magistralement les émotions du personnage et a su interpréter fidèlement les souffrances d’un homme stérile.
Le film de105 minutes fait partie de la compétition officielle de la catégorie long-métrage dont 11 films sont en lice pour remporter le grand prix, le cinéma algérien participe dans cette catégorie avec trois productions, avec également Révolution Zendj de Tariq Teguia, et Les terrasses de Merzak Allouache.
Rappelons qu’Amor Hakkar a déjà réalisé plusieurs longs-métrages entre autres Salle temps pour un voyou en 1992, Quelques jours de répit, en 2011, ainsi que plusieurs court-métrages.
    Kader Bentounès
 

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