dimanche 21 juillet 2019 19:06:17

Le thriller Formatage projeté à Alger

Le thriller Formatage du réalisateur marocain Mourad El Khaoudi, une fiction axée sur la manipulation, le mystère et le suspens, a été projetée, jeudi soir à Alger, en avant première maghrébine devant un public peu nombreux.

PUBLIE LE : 08-06-2014 | 0:00
D.R

Le thriller Formatage du réalisateur marocain Mourad El Khaoudi, une fiction axée sur la manipulation, le mystère et le suspens, a été projetée, jeudi soir à Alger, en avant première maghrébine devant un public  peu nombreux. D’une durée de 100 mn, ce film est en lice pour l’"Amayas d’Or" du second Festival  d’Alger du cinéma maghrébin qui se tient à Alger depuis mercredi dernier. Ce thriller relate l’histoire de Rihana, incarnée par Fatima-Zahra Bennacer,  une jeune mère qui va récupérer son mari, Ramzi, joué par Fahd Benchemsi,  d’une  zaouia, "Kheloua", où il vivait à l’isolement après une amnésie, pour tenter de reprendre une vie normale avec leur petite fille.  Confrontée à un époux amnésique, renfermé et se refusant au dialogue, Rihana  essaie de d’aider son mari en lui rappelant sans cesse des moments vécus ensemble où son propre passé avant leur rencontre. Un troisième personnagefait son apparition ne s’adressant qu’à Ramzi en la personne de Fadel (Younes Bouab), un agent des renseignements qui vient l’informer qu’il est victime d’un complot orchestré par Rihana, qui n’est pas son épouse  mais celle d’un riche Emirati.  Le policier met Ramzi dans la confidence en lui disant que le plan de la jeune femme consiste à tuer son mari et toucher un héritage conséquent et qu’elle compte sur sa jalousie pour le tuer à sa place.  Cette confusion conjuguée aux troubles mentaux du jeune homme, qui regrette son isolement, a accentué le mystère et le flou jeté par le réalisateur qui a réussi à tenir en haleine les spectateurs présents jusqu’à la fin.  La jeune femme finit par céder aux insistantes interrogations de Ramzi lui confiant qu’ils n’ont jamais été mariés, qu’elle l’avait vu chez le marabout où sa mère se soignait et avait décidé de le prendre pour époux malgré lui, tout  en lui racontant sa vie de prostituée dans les pays du Golfe d’où lui venait sa fortune et sa fille.  Subissant une énorme pression, Ramzi finit, dans un moment de folie et de flou absolu intensément vécu par les spectateurs, par tirer sur Rihana, sans la tuer, avant de se rendre à la police où l’histoire prend une tout autre tournure avec l’intervention des enquêteurs.
Fadel se présente aux forces de l’ordre comme le frère de la victime discréditant complètement la version de Ramzi qui a été déclaré schizophrène, mais l’enquête de la police a révélé que le mari trompé disait vrai et que le frère indigné avait profité de sa fragilité mentale pour se venger des agissements de sa sœur.
En plus d’avoir suivi le film avec grand intérêt, les spectateurs ont apprécié l’intégration de la culture populaire marocaine dans son authenticité dans une œuvre cinématographique pourtant axée sur le suspens : les marabouts, la transe et les marchés populaires faisant partie intégrante de la trame du film. Inauguré mercredi, le 2e Festival d’Alger du cinéma maghrébin se poursuivra  jusqu’au 11 juin à la salle El Mouggar et à la cinémathèque d’Alger avec 38 œuvres maghrébines en compétition dans trois catégories.

 

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