dimanche 22 octobre 2017 14:52:04

journée mondiale de l’Environnement : La baie d’Alger donne l’exemple

Mme Dalila Boudjemaa : « Eveiller les consciences »

PUBLIE LE : 08-06-2014 | 0:00
Ph : Louiza

L’Algérie, consciente des différents enjeux environnementaux a «organisé son cadre législatif et organisationnel afin de relever le défi de la préservation de ses ressources naturelles, marines et côtières.»

Le développement, oui, mais il n’est pas question de détruire le patrimoine marin et littoral. Pour la ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, la préservation du littoral et de la biodiversité côtière est une «question stratégique» impliquant la conjugaison des efforts de l’ensemble des citoyens, de tous les secteurs.  
Lors de l’allocution prononcée à l’occasion de la célébration, au niveau des Sablettes (baie d’Alger) de la journée mondiale de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ a relevé que le littoral est un patrimoine précieux, mais que celui-ci se trouve sous pression générée par le «besoin légitime» d’un développement socio-économique soutenu.
Aussi, sa gestion durable exige «une approche globale.» La thématique choisie pour cette année est fort significative : «élevez votre voix, pas le niveau de la mer.»
L’Algérie, consciente des différents enjeux a «organisé son cadre législatif et organisationnel». Objectif : «relever le défi de la préservation de ses ressources naturelles, marines et côtières.» Toutefois, la ministre déplore le fait que notre biodiversité côtière et littorale demeure «méconnue par de larges segments de la société algérienne.»

70 espèces marines non exploitées
En termes d’environnement, l’Algérie connaît des hauts et des bas. Notre pays compte plus de 4.000 espèces marines confirmées dont 70 sont non exploitées. Dans son intervention, la ministre a mis en relief la nécessité d’entamer des «études d’évaluation des gisements afin de considérer objectivement leur rentabilité économique.»
Son département a mis en place une stratégie nationale de préservation de conservation et de revalorisation de la diversité biologique. Cette feuille de route s’articule autour de trois axes. Il s’agit de la mise en place d’un réseau national d’aires marines et côtières, de sites sensibles en risque de dégradation et de l’aménagement écologique des sites remarquables.
Mme Dalila Boudjemaâ rappellera, à cet effet, la promulgation d’une loi inhérente à la protection et à la mise en valeur du littoral. Dans le même registre, elle souligne l’importance capitale du recyclage, paraphrasant l’illustre chimiste français, Antoine Lavoisier, ayant affirmé que : « Rien ne se perd, rien ne se crée mais tout se transforme.» Et la ministre de poursuivre : «l’écologisation du tourisme exige un changement de programmes durables mettant l’accent sur la conservation des ressources naturelles.»  

140  stations d’épuration ont été créées à l’échelle nationale
De son côté, Hocine Necib, ministre des Ressources en eau a souligné l’engagement «constructif» de son département à être un maillon incontournable dans l’équation environnementale. Pour y parvenir, il propose une «vision socio-économique durable» et de constituer un «front commun du moment que les responsabilités sont convergentes, si ce n’est complémentaires.»  Mener à bon port le navire écologique ne relève pas de l’impossible. Condition : intensifier la collaboration intersectorielle. Sans passer par trente-six chemins, M. Necib met en avant les dommages irrémédiables et leurs dégâts collatéraux, causés par le changement climatique sur notre vaste littoral. L’Etat, lui, a consenti de grands efforts en termes d’assainissement des eaux depuis les années 2000, rappellera le ministre.
Aussi, de bons résultats sont enregistrés en matière de dépollution, de récupération des eaux épurées et leur utilisation dans l’agriculture. Le ministre a précisé que pas moins de 140 stations d’épuration ont été créées ces dernières années à l’échelle nationale.
Un chiffre appelé à aller crescendo durant ce quinquennat. Selon lui, les défis sont nombreux, mais le plus important consiste à assurer la bonne gouvernance de l’or bleu.
Quant au ministre des Sports, Mohammed Tahmi, il a mis en exergue le rôle du sport dans la sensibilisation et la communication sur la sauvegarde  de la nature. Il a appelé, d’une part, à l’intégration des préoccupations écologiques dans le domaine sportif et d’autre part à promouvoir la conception des infrastructures sportives, laquelle doit inclure le respect de l’environnement.  
Pour sa part, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni a lancé un appel afin de promouvoir le tourisme écologique et alternatif qui prend en compte la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes. Elle a souligné que «la protection de l’environnement et des côtes algériennes était un enjeu important, notamment pour la promotion du tourisme ».
Fouad Irnatene

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Mme Dalila Boudjemaa : « Eveiller les consciences »
Plusieurs actions ont été lancées par plusieurs départements ministériels en vue de la sauvegarde de la nature et de la protection de l’environnement, a-t-on appris hier à Alger. «Divers programmes de protection de la nature et de préservation de l’environnement ont été lancés par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, en collaboration avec d’autres départements ministériels, pour la sauvegarde de la biodiversité et de l’écosystème algérien», a précisé la ministre en charge de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaa, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Mme Boudjemaa a souligné, la nécessité de stimuler les consciences et d’éveiller les esprits, sur l’importance de la préservation de l’environnement. S’exprimant sur l’aménagement du littoral algérien, elle a mentionné que les actions entreprises ne devaient pas se faire au détriment des ressources marines et côtières.

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Un défi planétaire crucial
La question de la préservation de l’environnement, sa défense et l’action tous azimuts qui milite en permanence pour une prise de conscience citoyenne et universelle aussi large qu’efficace, est au cœur des urgences les plus fondamentales qui s’imposent dans toutes les latitudes. Au regard des nombreuses atteintes et autres dérèglements climatiques planétaires qui se vérifient de guerre lasse, l’instauration d’une journée mondiale de l’Environnement, n’est pas un caprice du hasard ni une manifestation ponctuelle. Bien au contraire. Au fil du temps et malgré les réticences que l’on peut observer par intermittence, l’heure est à l’action collective, à la riposte générale et à la convergence de tous les efforts pour une mobilisation d’envergure mondiale pour l’environnement. Et c’est heureux ou du moins réconfortant de constater que par le biais de cet événement universel, s’est développée toute une stratégie de lutte, une plate-forme globale pour une sensibilisation internationale a pris corps et se développe au fil des années. Cette journée mondiale unanimement célébrée dans plus d’une centaine de pays, pour battre le rappel de toutes les bonnes volontés en vue d’un monde débarrassé de toutes ses souillures, de sa pollution délétère, porte ses fruits et augure d’un impact exponentiel  positif sur l’environnement et ce faisant à travers toute la terre.  
En cette occurrence, l’année 2014, désignée par les Nations unies, sous la thématique «Elevez votre voix, pas le niveau de la mer» revêt sans aucun doute une profonde signification. C’est encore un appel véhément pour réitérer l’impératif de relever les défis et de remporter un challenge, mettant en jeu un objectif commun pour une existence viable pour tous, sur cette planète terre. C’est aussi l’occasion pour faire preuve de solidarité agissante que ce soit  à travers l’organisation de campagnes de nettoyage, d’initiatives de réduction du gaspillage,  de recyclage des déchets et autres résidus néfastes, d’ expositions d’arts plastique et de dessins, de placardage d’affiches et de posters, de plantation d’arbres, de concerts de musique et de récitals, de campagnes à travers les médias et les réseaux sociaux. En bref chaque geste est le bienvenu car chaque geste compte. Dés lors que toutes ces actions d’éducation, de sensibilisation s’orchestrent à l’échelle mondiale, nos apports aussi modestes soient-ils deviennent inéluctablement exponentiels.  
Bien entendu, notre pays n’est pas en reste. On peut, si nécessité se fait sentir, énumérer toute la panoplie de manifestations environnementales qui est mise en branle dans le cadre de cette célébration. Plusieurs activités sont  programmées par le ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement à travers l’ensemble du territoire national, à l’occasion de la journée mondiale de l’Environnement, célébrée chaque 5 juin.  
L’on peut deviner aisément l’objectif, autrement dit, susciter un maximum d’actions écologiques positives afin d’attirer l’attention  du public sur la protection du littoral, pour la sauvegarde de la biodiversité et de l’écosystème algérien. Il s’agit là, de stimuler les consciences et d’éveiller les esprits, sur l’importance de la préservation de l’environnement.
L’Algérie ne ménage aucun effort pour  contribuer à la défense de l’environnement, à participer à la lutte contre les changements climatiques à la sauvegarde de la nature en mettant en place une stratégie fondée sur des actions multiformes dont le point d’orgue ou le fait saillant réside dans une action permanente de sensibilisation, d’éducation  à l’effet de promouvoir une authentique culture écologique au sein des larges couches de la population, tant il est vrai que s’informer, c’est déjà agir.
M. Bouraib

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