lundi 23 octobre 2017 18:15:38

ANR : Réserves sur deux articles

« En faveur de la majorité des propositions du projet d'amendement »

PUBLIE LE : 08-06-2014 | 0:00
Ph. : Wafa

Reçu mardi dernier pendant deux heures par Ahmed Ouyahia dans le cadre des consultations politiques sur le projet de révision de la Constitution, le président de l’Alliance nationale républicaine relève que son parti a affiché sa totale approbation pour 30 amendements contenus dans le projet sur un total de 46 articles, et émis des réserves sur deux articles seulement. M. Sahli, qui s’exprimait hier, lors d’un point de presse qu’il a animé à Alger, affirme également que l’ANR est d’accord sur une quinzaine d’amendements, mais en proposant qu’ils soient enrichis par d’autres propositions. «Il faut savoir que la Constitution reste un texte fondamental dans la vie d’une nation.
C’est vrai que le citoyen se préoccupe beaucoup plus de son quotidien, et, probablement, ils sont rares à avoir jeté un coup d’œil sur le texte. Et pourtant, cette Constitution est le garant d’une nation forte, qui préserve les équilibres entre gouvernants et gouvernés», a-t-il expliqué, saluant le climat de «franchise» et le discours «responsable» qui ont marqué sa rencontre avec le ministre d’État, directeur de cabinet de la présidence de la République. «Je profite de cette opportunité pour appeler l’ensemble de la classe politique qui hésite encore à participer à ces consultations. J’estime que c’est une occasion historique pour l’Algérie dans le sillage d’approfondir davantage le processus des réformes politiques engagées en 2011 et qui commencent sérieusement à porter leurs fruits. Il n’y a qu’à regarder certains acquis arrachés, à l’image de la loi sur la promotion de la femme, la loi sur l’information et la loi sur les associations», a fait remarquer le jeune président de l’ANR qui plaide, par ailleurs, en faveur de la nécessité d’impliquer les citoyens dans ce débat de la révision de la Constitution à travers des conférences nationales et régionales, pour expliquer ses contours et sensibiliser sur l’importance de ce texte. «S’il le faut, on peut utiliser les TIC et les réseaux sociaux pour faire passer le message», a-t-il souligné. «En tout cas, notre parti s’apprête, dans les jours à venir, à rencontrer les citoyens», a-t-il promis.

« En faveur de la majorité  des propositions du projet d'amendement »
Pour revenir aux deux amendements du projet de révision constitutionnelle qui n’ont pas eu l’heur de plaire aux militants et cadres de l’Alliance nationale républicaine, son président cite d’abord l’article 20 relatif à la limitation à deux mandats présidentiels. À ce propos, il considère que cette limitation n’est pas un critère démocratique et suggère plutôt de renforcer les mécanismes de surveillance à l’accès au poste de Président de la République. La seconde réserve émise par l’ANR a trait à l’article 28 relatif au «nomadisme» politique et dont Sahli pense qu’il était préférable de traiter le problème de fond, en l’occurrence la constitutionnalisation d’une loi organique qui définira tous les cas de figure. «Cette loi est appelée à prendre en charge tous les volets afférents au nomadisme politique, à l’immunité parlementaire et aussi au mode de scrutin», a-t-il dit.                                                                               
Pour la quinzaine d’amendements qui nécessitent, selon l’ANR, des enrichissements, ces derniers portent essentiellement sur la réconciliation nationale, le système éducatif, l’indépendance des magistrats, le fonctionnement du Conseil constitutionnel ou encore les conditions d’éligibilité à la présidence de la République. «Je crois que des retouches sont nécessaires à ces articles», a noté le chef de l’ANR, indiquant que son parti a présenté à Ouyahia, une vingtaine de propositions.
Ces dernières vont, selon le conférencier, dans le sens de la consolidation de l’État de droit, de la consécration de l’alternance démocratique, du renforcement des libertés démocratiques, y compris la liberté d’expression, de la protection des droits de l’homme, de la promotion des droits de la femmes, mais aussi de la société civile. «Toutefois, la nouveauté dans ces propositions est notre appel à  constitutionaliser le cumul des mandats, comme cela se fait dans les plus grandes démocraties», a-t-il souhaité. Interrogé enfin sur le mode opératoire pour faire avaliser la nouvelle Constitution, le président de l’ANR se dit «favorable» à un référendum populaire pour donner plus de «légitimité». Cependant, le recours à l’Assemblée populaire nationale ne le dérange pas non plus, pour peu, a-t-il nuancé, que les amendements ne touchent pas les grands équilibres des pouvoirs.
S. A. M.

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