jeudi 15 novembre 2018 14:33:14

Dans la lucarne : Le recrutement panacée du succès

A peine le championnat national terminé que nous constatons une frénésie sans précédent quant à l’opération recrutement au niveau des locataires de la Ligue1 Mobilis.

PUBLIE LE : 08-06-2014 | 0:00
D.R

A peine le championnat national terminé que nous constatons une frénésie sans précédent quant à l’opération recrutement au niveau des locataires de la Ligue1 Mobilis. Personne ne parle de difficultés financières. A priori, on dépense sans compter, même si les transactions ne se font pas «cash». C'est-à-dire que le club aura assez de temps pour voir venir et savoir comment faire pour satisfaire les joueurs qu’il aura recrutés. Toujours est-il, que même le plafonnement des salaires ne semble pas les freiner pour ramener les «fameuses stars». Pour satisfaire l’appétit
«gargantuesque» de leurs supportes, ils sollicitent des managers étrangers pour faire des joueurs africains dont on dit beaucoup de bien, même si par la suite, il s’avère qu’il s’agit de joueurs quelconques qui n’ont rien à envier aux locaux. Pourquoi alors dépenser à satiété des devises pour que le joueur ciblé soit un «pétard mouillé», puisqu’on les fait venir sans, dans la plupart des cas, qu’ils ne jouent la moindre seconde. C’est ce qu’on appelle jeter l’argent par les fenêtres. Comme, globalement, il s’agit de l’argent du contribuable, on comprend mieux ces dépenses qui ne répondent à aucune opportunité du fait qu’il n’est pas bien géré par les différents employeurs. Ceci dit, nos clubs sont décidés à mettre le paquet pour engager les meilleurs joueurs opérant aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. Comme, apparemment, ils sont contre la stabilité, ils appliquent parfaitement bien à la lettre le rapport libération-recrutement. Ainsi, ils font venir jusqu’à onze joueurs et plus d’un seul trait. Cette façon de gérer le club a tendance à se répéter d’année en année sans que personne ne s’en offusque. C’est ce qui explique un peu que nos équipes ne peuvent pas se développer comme il se doit. Car il faut bien qu’un coach travaille avec un groupe plus d’une année afin que les automatismes soient les plus réglés possibles. Avec ces renforts à chaque fin de saison, nos clubs ne peuvent pas connaître un développement harmonieux et surtout assuré. Les changements d’effectifs et aussi d’entraîneurs sont un peu derrière le recul du niveau de notre championnat. En effet, on ne constate pas de régularité dans le travail. Changer plus de 50% de la composante humaine n’est pas une solution pour «monter» une grande équipe. Le fait de ramener de nouveaux joueurs aussi talentueux soient-ils ne peuvt garantir à 100% qu’on puisse avoir une grande équipe dans un laps de temps très court. Pour espérer avoir une équipe qui puisse jouer les premiers rôles, il faut être patient et travailler pour le long terme. On entend déjà que des présidents de clubs ne manquent pas d’affirmer qu’ils vont « casser  la baraque» parce qu’ils estiment avoir fait un très bon recrutement. Ne sont-t-ils pas en train de se leurrer et leurrer leurs propre supporters ?
Il est temps de revenir aux vertus de la formation et du travail à long terme. Car la politique du replâtrage ne peut mener loin. Continuer dans cette voie du changement capital reste, à notre humble avis, suicidaire pour nos dirigeants de clubs.
Hamid Gharbi

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