vendredi 18 octobre 2019 17:28:52

formation de sages-femmes : Un investissement salutaire

Un rapport vient d’être publié par l’UNFPA, (Fonds des Nations unies pour la population), de concert avec la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et leurs partenaires, révèle que 73 pays où leurs services sont le plus nécessaires disposent d’un nombre de sages-femmes extrêmement insuffisant.

PUBLIE LE : 06-06-2014 | 23:00
D.R

Un rapport vient d’être publié par l’UNFPA, (Fonds des Nations unies pour la population), de concert avec la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et leurs partenaires, révèle que 73 pays où leurs services sont le plus nécessaires disposent d’un nombre de sages-femmes extrêmement insuffisant. Le rapport recommande de nouvelles stratégies pour faire face à ces insuffisances et sauver des millions de vies de femmes et de nouveau-nés.
Le rapport exhorte les pays à investir dans l’éducation et la formation des sages-femmes afin de contribuer à fermer les écarts frappants qui existent.  
« Les sages-femmes font d’énormes contributions à la santé des mères et des nouveau-nés ainsi qu’au bien-être de communautés entières. L’accès à des soins de santé de haute qualité est un droit humain fondamental. Un investissement accru dans la pratique de sage-femme constitue le moyen capital de faire de ce droit une réalité pour les femmes partout dans le monde », a déclaré le Dr. Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l’UNFPA. Les sages-femmes ont un rôle crucial à jouer dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 4 (réduire la mortalité infantile) et 5 (améliorer la santé maternelle). Quand elles ont été formées conformément aux normes internationales et dans le cadre d’un système de santé pleinement fonctionnel, elles peuvent dispenser environ 90% des soins essentiels aux femmes et aux nouveau-nés et sont en mesure de réduire des deux tiers le nombre de décès maternels et néonatals. Le rapport, présenté au 30e Congrès triennal de l’ICM, tenu à Prague (République tchèque), met en lumière les progrès accomplis depuis le premier rapport, publié en 2011, et les solutions aux obstacles définis dans quatre domaines clés: disponibilité, accessibilité, acceptabilité et qualité des services de sage-femme.
Malgré les progrès réalisés, les inégalités concernant par exemple le manque d’accès aux services et la pauvreté se sont aggravées entre les pays et à l’intérieur des pays. Il n’y a pas encore assez de sages-femmes ayant reçu une éducation adéquate pour assurer la santé maternelle et néonatale, ce qui contribue chaque année à des centaines de milliers de décès évitables.
Aujourd’hui, seulement 22% des pays pourraient avoir assez de sages-femmes pour procéder aux interventions salvatrices qui répondraient aux besoins des femmes et des nouveau-nés, de sorte que plus des trois quarts (78%) des pays connaissent encore de graves pénuries en matière de soins appropriés.
Wassila Benhamed
 

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