dimanche 17 dcembre 2017 22:29:46

Processus de reconciliation nationale

Sellal : « Un acte civilisé »

PUBLIE LE : 07-06-2014 | 0:00
Ph. Nesrine T.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé que le processus de réconciliation nationale était "un acte civilisé", et que "le dossier n'était pas clos".

Lors d'une conférence de presse animée à l'issue de l'adoption du plan d'action du gouvernement à l'APN, M. Sellal a indiqué que "le processus de la réconciliation nationale est un acte civilisé et que le dossier n'était pas clos" rappelant que le projet de révision de la Constitution propose " la constitutionnalisation de la réconciliation nationale qui ne se limite pas, selon lui, aux actions menées par l'Etat lors des années passées dont le règlement des problèmes des primes et de l'emploi". "Ce volet renferme encore des lacunes" que l'Etat œuvre à combler, a-t-il ajouté, rappelant que "la semaine passé le Président de la République a donné une instruction pour "lever l'interdiction de sortie du territoire national au profit de certaines personnes". "La situation des personnes concernées a été régularisée. Ces derniers rencontraient des problèmes lorsqu'ils voulaient par exemple voyager pour accomplir le rite du hadj, d'où l'importance de cette instruction présidentielle visant la levée de ces entraves bureaucratiques", a indiqué M. Sellal. "D'autres questions restent à traiter comme celle des disparus", a-t-il fait remarquer, avant d'affirmer que "tous ceux ayant déposé un dossier dans ce sens ont reçu une réponse qu'il s'agisse de renseignements ou de prise en charge financière. Cependant, il existe toujours des lacunes et le travail se poursuit". "Nous devons nous réconcilier et apprendre à coexister", a affirmé M. Sellal, ajoutant "si nous parvenons à coexister nous réussirons à construire une nation algérienne authentique". A une question sur le nouveau découpage administratif, le Premier ministre a indiqué que "le dossier sera tranché au cours du troisième trimestre de l'année en cours sur la base d'une étude". Le découpage "progressif" concernera dans un premier temps, selon les instructions du Président de la République, les régions du sud et des hauts plateaux telles "Touggourt, In Salah et Djanet". "Le projet de découpage porte sur la création de nouvelles wilayas", a souligné M. Sellal, précisant que "l'étude du projet définira le montant de l'enveloppe budgétaire". "Le lancement du projet à la fin de l'année en cours coïncidera avec le budget de la nouvelle année (2015). D'importants moyens financiers seront alloués à ce projet qui sera réalisé progressivement", a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de maintenir la relation entre la wilaya d'origine et celle nouvellement créée". Le nouveau découpage administratif permettra de créer de nouveaux postes d'emploi, notamment dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux et de faciliter l'implication des cadres et des compétences locales dans la gestion administrative locale, a affirmé M. Sellal.
Concernant la situation dans la wilaya de Ghardaïa, M. Sellal a dit que "les choses commencent à s'améliorer", affirmant que "la loi sera appliquée avec vigueur et sans aucune tolérance pour les auteurs de crimes ou les fauteurs de troubles" enregistrés dans cette wilaya. L'Etat "a assuré d'importants moyens" pour le rétablissement de la sécurité à Ghardaïa et poursuivra ses efforts dans ce sens, a indiqué le Premier ministre. "Je suis convaincu que le problème sera réglé, d'autant que les Ghardaouis sont conscients de leur appartenance à une même patrie", a-t-il rappelé. "L'Etat ne renoncera jamais à l'unité nationale, quel que soit le prix à payer et prônera le dialogue, la concertation et la tolérance", a-t-il soutenu. "Il n'y a pas de problème grave entre les Ibadhites et les Malékites" à Ghardaïa, a-t-il estimé, soulignant que la principale cause de ces incidents était due au fait que "des jeunes avaient une vision différente, outre l'intervention d'organisations non gouvernementales (ONG) dans cette affaire". "Je peux affirmer qu'il n'y a pas de fossé entre ces deux communautés (Ibadhite et Malékite), a-t-il dit, indiquant que "l'Etat continuera à aider les habitants de cette wilaya et à prendre en charge leurs préoccupations socio-économiques". Au volet social, le Premier ministre a affirmé que 78% des crédits accordés dans le cadre des dispositifs de soutien à l'emploi de jeunes ont été remboursés par les bénéficiaires, démentant ainsi les allégations selon lesquelles les jeunes ne remboursent pas les crédits contractés"."639.000 projets ont été financés par des banques nationales au profit des jeunes", a-t-il dit.

Règle de 51/49
Probable suppression pour les secteurs non stratégiques

Le gouvernement pourrait envisager la suppression de la règle 51/49% régissant l'investissement étranger en Algérie pour les secteurs non stratégiques comme celui des PME, a annoncé jeudi dernier à Alger le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. S'exprimant lors d'un point de presse à l'issue de l'adoption du plan d'action du gouvernement, M. Sellal a révélé que la suppression de cette règle, qui régit la répartition du capital pour les investissements étrangers, a été évoquée par les partenaires de l'Algérie dans le cadre des négociations pour son accession à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "Pour l'OMC, les négociations se poursuivent (...) ils nous ont demandé de revenir sur la règle 51/49. Nous sommes encore en discussions mais nous avons une stratégie : nous pouvons répondre (à cette requête) que c'est possible (de supprimer la règle) pour quelque secteurs avec un délai de grâce de quatre à cinq ans", a-t-il déclaré.
Le Premier ministre répondait à une question d'un journaliste qui a reproché au gouvernement d'entretenir l'opacité dans ses négociations avec l'OMC et de communiquer peu sur l'avancée du processus.


« Traitement de 1.990 affaires de corruption l'année dernière »

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé jeudi dernier à Alger que la justice avait traité l'année précédente 1.990 affaires de corruption, rappelant que la justice fera face aux personnes impliquées dans ce genre d'affaires à travers des décisions fermes. M. Sellal, qui répondait aux interrogations des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) sur le plan d'action du gouvernement, a précisé que la justice avait traité l'année dernière, 1.990 affaires de corruption, "à travers des décisions fermes", faisant remarquer qu'"il est impertinent d'accuser tous les cadres et fonctionnaires de corruption".
"En effet, nous ne pouvons nier l'existence de délits de blanchiment d'argent, de fraude et d'économie illicite, mais nous devons nous éloigner de la politique de sape qui tend à coller le délit de corruption à tous les cadres et fonctionnaires", a-t-il précisé.
A ce propos, M. Sellal a souligné les différentes mesures arrêtées par l'Etat pour faire face à la corruption et qui seront maintenues, dont la numérisation de l'ensemble des institutions de justice afin de conférer, selon lui, davantage de transparence à la gestion". D'autre part, il a rejeté l'idée de période de transition comme évoqué par certaines parties, affirmant que l'Algérie était un "Etat fondé aujourd'hui sur des institutions qui doivent aller de l'avant".
Il a salué en outre les partis de la majorité qui "ont à maintes reprises, fait des concessions concernant leurs droits au profit de l'intérêt suprême du pays et c'est là l'apogée de la démocratie".


La 4 G pour le mobile
Lancement prévu en 2015


A une question sur le service de téléphonie mobile de 4e génération (4G), le ministre a indiqué que "la téléphonie sans fil en mode fixe LTE a été lancée, tandis que lancement du service de téléphonie mobile de 4e génération est prévu pour l'année prochaine".

Exploitation du gaz de schiste
Sellal : « Aucun contrat n'a été signé »


L'Algérie n'a signé aucun contrat concernant l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, a affirmé jeudi dernier à Alger le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, précisant que les contrats signés récemment concerne le seul volet de l'exploration. "La nouvelle loi sur les hydrocarbures comporte toutes les dispositions requises concernant la protection de l'environnement", a-t-il déclaré en réponse aux députés de l'Assemblée populaire nationale (APN), au terme du débat sur le plan d'action du gouvernement. Selon le chef de l'exécutif, la nouvelle loi prévoit des dispositions en vue de la protection et de la préservation des ressources aquifères.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions