lundi 23 octobre 2017 14:30:20

Intervention des chefs des groupes parlementaires : Pour la poursuite des réformes

Le plan d’action du gouvernement présenté, dimanche dernier, par le Premier ministre a été adopté jeudi à la majorité écrasante des voix.

PUBLIE LE : 07-06-2014 | 0:00
Ph : Nesrine

Le plan d’action du gouvernement présenté, dimanche dernier, par le Premier ministre a été adopté jeudi à la majorité écrasante des voix.

Le vote, à main levé, s’est déroulé en présence de la majorité des députés. Sur les 362 membres que compte l’Assemblée populaire étaient présents 341 élus. Les députés du FLN et du RND ainsi que les députés indépendants ont voté pour le plan. Ceux du FFS et du PT se sont abstenus tandis que ceux de l’Alliance verte ont voté contre le plan d’action présenté par M. Abdelmalek Sellal. Les chefs des groupes parlementaires siégeant sont intervenus avant que le Premier ministre ne prenne la parole pour apporter ses réponses aux préoccupations soulevées durant les débats. Dans leurs interventions respectives, Salim Chennoufi, pour les indépendants, Djelloul Djoudi pour le PT, Chafaa Bouaiche pour le FFS, Youssef Khebaba pour l’Alliance verte, Miloud chorfi pour le RND et Tahar Khaoua pour le FLN ont globalement réitéré les points de vue développés par leurs élus tout au long des quatre jours de débats. Intervenant en premier, le représentant des indépendants s’est déclaré satisfait des mesures annoncées par le plan d’action notamment en ce qui concerne le secteur de l’agriculture. Il indiquera d’autre part que le changement voulu exige l’approfondissement des réformes et du processus démocratique. La relance de l’économie nécessite selon le représentant des députés indépendants des enveloppes conséquentes. Pour sa part, le chef du groupe parlementaire du PT, qui s’est abstenu lors du vote, l’accent a été mis lors de son intervention très politique sur le                  « contexte interne et externe délicat » qui caractérise la présentation du plan d'action du gouvernement. Il rappellera les menaces extérieures qui planent sur l’Algérie et les nombreux défis que le pays se doit de relever. Il se félicitera de la maturité politique dont a fait preuve le peuple algérien lors de l’élection présidentielle d’avril dernier, mais si selon le représentant du PT cette élection a barré la route à toute velléité d’ingérence, il reste que la situation interne demeure vulnérable, car l’Algérie reste dans l’œil du cyclone au regard du contexte régional et international et des fragilités intérieures. C’est pourquoi le PT par la voix de son chef du groupe parlementaire appelle le gouvernement à prendre en charge les revendications des citoyens. Il faut renforcer selon Djoudi le front intérieur, afin d’éviter que le mécontentement social ne soit l’objet de « chantage externe ». Il en voudra pour preuve la situation que connaît la wilaya de Ghardaïa, estimant que l’unique solution sécuritaire « ne saurait être suffisante » et que cette wilaya n’est pas ciblé innocemment. S’agissant du processus de révision constitutionnelle, il affirmera que son parti participe aux consultations initiées tout en estimant que ces consultations menées actuellement « ne peuvent, en aucun cas, se substituer à la volonté populaire ». Il plaidera pour une constituante. Le PT demandera l’officialisation de tamazight. Il indiquera également que la décision de cette formation de s’abstenir lors du vote émane du fait que des contradictions ont été relevées et qu’il contient des concepts importés. Concernant la campagne menée contre l’exploitation du gaz de schiste, l’intervenant se demandera si les dessous de cette position ne sont pas liés à des considérations politiciennes. « Qui veut que l’Algérie ne soit pas une puissance énergétique ? » s’est-il demandé. Il interrogera le Premier ministre sur les prétendues assurances données aux Américains en vue de la suppression de la règle 51-49%. Djelloul Djoudi soulignera avoir pris acte de la position de l’Etat telle qu’exprimée par le ministre de l’Industrie et des Mines de "ne pas revenir sur cette règle. Il demandera la mise en place d’une taxe sur la fortune pour financer les projets de la solidarité. Pour sa part, le chef du groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS), Chafâa Bouaiche, dont la formation s’est également abstenue de vote, a estimé que « le plan d'action du gouvernement contient des généralités ». L’intervenant a jugé également « incohérentes les politiques de la santé et de l’éducation menées par l’actuel gouvernement » tout en affirmant que son parti est contre l’exploitation du gaz de schiste. Il saisira par ailleurs l’opportunité que lui a offerte la tribune de l’APN pour rappeler les positions politiques. Il s’agit de l’instauration d’un Etat démocratique par la voie d’un changement pacifique. » On ne doit pas s’opposer aux initiatives qui sont sur le terrain », a t-il indiqué. Selon lui, la paix civile doit être « l’aboutissement d’un consensus populaire » car, a-t-il dit, « il ne pourrait y avoir de réconciliation nationale sans la consécration des libertés individuelles et collectives et une ouverture du champ politique et médiatique ». La réconciliation, a-t-il estimé, doit être entre le peuple et l’Etat. De son côté, le président du groupe parlementaire de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), Youssef Khebaba, , a entamé son intervention en indiquant qu’on aurait souhaité connaître le bilan du précédent plan présenté en 2012. Il a dans ce sens déploré la non présentation de la déclaration de politique générale conformément. Il a regretté le fait que ce plan d'action gouvernemental ne soit pas plus précis en donnant des indicateurs précis quant aux échéances et aux montants alloués pour la réalisation des actions retenues pour le quinquennat 2015-2019. « On craint, a-t-il indiqué, que le taux de croissance annoncée de 7% ne soit réalisé ». Il suggérera la mise en œuvre d’une économie créatrice de richesse. En direction du Premier ministre, il rappellera que « de nombreuses promesses ont été faites en 2012 sans qu’elles soient concrétisées ». Il citera pour étayer ses propos celles inhérentes au nombre de logements et aux postes d’emploi. Vous aves promis 2 millions de logements et 3 millions de postes d’emploi, a-t-il encore indiqué sans que selon lui ces objectifs ne soient atteints. L’intervenant a appelé à la concrétisation des promesses liées à la liberté d’expression, la lutte contre la bureaucratie et la corruption. Pour le président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND), Miloud Chorfi, la déclaration immédiate du franc appui de sa formation au gouvernement s’inscrit dans le cadre de la volonté du RND à contribuer efficacement à la moralisation de la vie politique en Algérie. Plus encore, pour le porte parole de la formation Rndiste « ce projet revêt un caractère distinctif car il émane de la profonde conviction du Président de la République de la nécessité d’accélérer la concrétisation de ses promesses électorales ». Pour le RND, il s’agit pour le gouvernement de déployer durant le prochain quinquennat davantage d’efforts pour une meilleure prise en charge des jeunes. Toutefois l’orateur fera remarquer que « l’aboutissement du processus de réforme et de développement » ne s’aurait se limiter à ce projet mais « il se base également sur la nécessité du travail collectif afin d’assurer sa réussite et les conditions de sa concrétisation. Le RND par la voix du chef de son groupe parlementaire à l’APN recommandera entre autres de « fixer des objectifs pour la croissance de la valeur ajoutée de chaque secteur » de « rendre les politiques et les mécanismes de soutien à l’investissement productif plus efficaces » de « réfléchir à la réforme de la politique de régulation des prix et de régime actuel du soutien des prix à la consommation », « d’accélérer la réforme du système de santé et la gestion hospitalière » et « d’assurer l’efficacité et la pérennité des systèmes de protection sociale et la solidarité nationale dans le sens de la concrétisation du « lien moral, social et humain » entre l’Etat et la société. Pour ce qui du FLN dont le soutien au plan d’action du gouvernement a été affiché dès la première intervention, souhait a été émis par la voix du président de son groupe parlementaire, Tahar Khaoua, de poursuivre les réformes engagées sur tous les plans, notamment dans le secteur de l’éducation pour permettre au pays de se "propulser" vers le "développement et le progrès". Accent, a été mis de manière particulière, sur la nécessité de rapprocher le citoyen de l'administration et d’octroyer "tous leurs droits" aux moudjahidine et aux ayants droit, de même que la poursuite de la politique de réconciliation nationale. M. Khaoua s’est également félicité de l’ouverture de nouveaux hôpitaux. Il ne manquera pas aussi de rendre un vibrant hommage à l’ANP.
Nadia K.


Des députés appellent à accélérer l'installation du Conseil consultatif de la communauté nationale à l'étranger
Des députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont appelé, mercredi soir à Alger, lors du débat autour du plan d'action du gouvernement, à accélérer l'installation du "Conseil consultatif de la communauté nationale établie à l'étranger" et à créer des passerelles entre l'élite de la communauté pour tirer profit de leur expérience dans différents domaines. Lors d'une séance plénière consacrée à la poursuite du débat autour du plan d'action du gouvernement, le député Samir Chaabna du Front El Moustaqbal a appelé à l'amélioration des prestations consulaires pour une meilleure prise en charge des préoccupations de la communauté nationale. Lors de son intervention, M. Chaabna a recommandé l'appui aux associations algériennes activant à l'étranger et à la réservation d'un quota de logements en cours de réalisation aux enfants de la communauté résidant à l'étranger. Dans le même contexte, la députée indépendante, Samia Fergani, a appelé à l'ouverture de 80 nouvelles représentations consulaires, notamment aux Etats-Unis d'Amérique et au Canada et à la mise en place de passerelles entre les entreprises algériennes et les compétences algériennes établies à l'étranger en vue de tirer profit de leur expérience notamment dans le domaine des nouvelles technologies. Pour sa part, la députée Amira Salim du RND a insisté sur la nécessité de réduire les prix de billets de transport aérien pour les Algériens résidants à l'étranger.

Le bilan d'action du gouvernement n'a pas été présenté devant le Parlement faute de temps
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé, jeudi passé, que le bilan d'action du gouvernement précédent n'a pas été présenté devant le Parlement "faute de temps", soulignant que le plan d'action du gouvernement "contient des chiffres officiels à 100%". M. Sellal, qui répondait aux interrogations des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors du débat du plan d'action du gouvernement, a indiqué qu'"il ne disposait pas d'assez de temps pour présenter devant le Parlement le bilan de l'action du gouvernement durant les 18 derniers mois".
Il a précisé que le document et l'annexe du plan d'action du gouvernement contenaient des "chiffres officiels à 100% et attestent des résultats positifs dans certains secteurs". A ce propos, M. Sellal a déclaré que "les budgets complémentaires alloués aux wilayas étaient programmés et au profit du citoyen" d'autant plus que, a-t-il dit, "certains projets étaient à l'arrêt", rappelant la "décision difficile prise par le gouvernement pour le lancement des travaux de l'autoroute Est-Ouest au niveau de la wilaya de Bejaia.

Le groupe parlementaire du FJD "rejette" le plan d'action du gouvernement
Le groupe parlementaire du Front de la justice et du développement (FJD) a exprimé, jeudi passé, son "rejet" du plan d'action du gouvernement, critiquant le fait que la déclaration de politique générale des premier et deuxième gouvernements dirigés par Abdelmalek Sellal n'ait pas été présentée.  
Dans un communiqué rendu public à l'issue de l'adoption par la majorité des députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) du plan d'action du gouvernement, le FJD a estimé que "le débat du plan est intervenu dans un climat politique tendu généré par un processus politique qui a échoué". Le communiqué critique également le fait que le financement du plan d'action du gouvernement dépende des hydrocarbures, et souligne "la détermination du gouvernement à opter en faveur de l'exploitation du gaz de schiste", relevant "l'opacité de l'investissement qui repose exclusivement sur les hydrocarbures et quelques secteurs restreints et l'échec d'une telle politique".
Le groupe déplore aussi la tendance du Parlement à "noyer" la liste des premiers inscrits sur la liste des intervenants dans le débat sur le plan d'action du gouvernement.

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