vendredi 21 septembre 2018 21:37:50

Tizi-Ouzou : Hommage à Tahar Djaout

21 ans, après son assassinat par des terroristes, le poète, écrivain et journaliste, Tahar Dajout, a eu droit mardi et mercredi derniers à un vibrant hommage rendu par la direction de la culture et l’association locale des journalistes et correspondants de presse (AJCTO).

PUBLIE LE : 07-06-2014 | 0:00
D.R

21 ans, après son assassinat par des terroristes, le poète, écrivain et journaliste, Tahar Dajout, a eu droit mardi et mercredi derniers à un vibrant hommage rendu par la direction de la culture et l’association locale des journalistes et correspondants de presse (AJCTO). Cet hommage à l’auteur de la célèbre phrase défiant le diktat que voulait imposer durant les années 1990 les chasseurs de lumières « Le silence, c’est la mort. Si tu te tais tu meurs, si tu parles, tu meurs, alors parles et meurs » a débuté mardi dernier par une cérémonie de recueillement sur la tombe du journaliste au village Oulkhou, commune d’Aït Chaffaâ, à laquelle ont pris part des journalistes conduits par le président de l’AJCTO, Samir Leslous, des représentants de la direction de la culture, le vice-président de l’APC d’Aït Chaffaâ, des membres de la famille Djaout ainsi que de d’autres personnalités de divers horizons, dont Boukhalfa Bacha, ancien animateur de radio Chaîne II. Après le dépôt de gerbes de fleurs et la lecture de la Fatiha, des prises de paroles ont été improvisées par certains membres de délégations ayant fait le déplacement à Oulkhou, village natal de l’auteur du célèbre roman Les chercheurs d’os.
Tous les intervenants ont mis en exergue les qualités intrinsèques de l’écrivain et journaliste qui a refusé d’abdiquer face aux menaces qui pesaient sur les intellectuels algériens qui ne soutenaient pas les thèses rétrogrades des intégristes. « Rendre un hommage à Djaout est un devoir de mémoire qui s’impose à tout Algérien épris de justice, de droit, de démocratie et de la liberté d’expression », a pour sa part souligné le président de l’association des journalistes et correspondants de Tizi-Ouzou. Cet hommage mérité s’est poursuivit, hier, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de la ville des Genêts. Plusieurs témoignages sur le parcours de journaliste et d’écrivain de Tahar Djaout étaient donnés par des personnes l’ayant connu ainsi que par sa famille (son frère et sa sœur) qui ont évoqué brièvement l’enfance de Tahar à Oulkhou puis à Alger. Un témoignage sonore de Tahar Djaout sur l’auteur et romancier Mouloud Mammeri, lui aussi disparu, réalisé par l’ancien journaliste de la radio Chaîne II a été diffusé, alors qu’un film documentaire intitulé Un poète peut-il mourir réalisé par le journaliste Abderrezak Larbi Cherif, devait être projeté dans l’aprèsmidi d’hier, en sus de la lecture de textes poétiques de Djaout et d’un portrait de l’auteur de Les vigiles par un étudiant de l’école régionale des beaux-arts d’Azazga. Le président de l’assemblée populaire de wilaya de Tizi-Ouzou, Hocine Haroun, ainsi que le directeur de la culture, Ould Ali El Hadi, ont par ailleurs chacun de son côté mis en exergue le rôle qu’a joué le défunt dans le combat qu’a mené le peuple algérien contre l’obscurantisme des années 1990.
Bel. Adrar

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions