dimanche 22 octobre 2017 10:49:19

Le bac et les candidats aux besoins specifiques : 280 handicapés passent l’examen cette année

Ils sont 280 candidats aux besoins spécifiques à passer le Bac pour cette session sur tout le territoire national. La même angoisse, le même espoir, les mêmes ambitions pour le futur, mais sûrement pas les mêmes conditions de passage de l’examen par rapport aux reste des candidats.

PUBLIE LE : 05-06-2014 | 0:00

Ils sont 280 candidats aux besoins spécifiques à passer le Bac pour cette session sur tout le territoire national. La même angoisse, le même espoir, les mêmes ambitions pour le futur, mais sûrement pas les mêmes conditions de passage de l’examen par rapport aux reste des candidats.
Mme Mammeri, présidente de la Fédération algérienne des personnes handicapées, indique que des dispositions particulières ont été prises depuis quelques années par rapport aux personnes handicapées qui passent les examens de fin d’année notamment le baccalauréat. Ainsi, pour les personnes à mobilité réduite, la salle d’examen est obligatoirement située au rez-de-chaussée. Pour les non-voyants, il est prévu un accompagnateur de même que pour les personnes mal entendantes qui, elles, doivent être assistées par des interprète de la langue des signes. « Toutefois, l’information relative à ces dispositions n’est pas vulgarisée et n’est pas au su des personnes concernées » a dit Mme Mammeri qui regrette qu’à l’intérieur du pays ces mesures ne soient pas intégrées dans le processus d’organisation de l’examen.
La présidente de la FAPH espère que la nouvelle ministre de l’Education, Mme Benghebrit s’impliquera davantage dans la prise en charge scolaire des enfants et des adolescent atteints de handicap « La ministre qui est arrivée avec de très bonnes intentions n’a pas peur de faire changer les choses. On attend d’elle qu’elle consacre dans la réalité le droit à l’éducation pour tout enfant handicapé », a dit Mme Mammeri qui ne cesse de plaider pour la prise en charge scolaire des enfants aux besoins spécéfiques.
« Le droit à l'éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental. Les élèves malades ou handicapés ont été pendant longtemps pris en charge par des établissements spécialisés. Aujourd'hui, il est temps qu’il y ait une prise en charge dans le milieu scolaire ordinaire », a-t-elle tenu à préciser.
 La présidente de la Fédération des personnes handicapées estime que « le rôle de l’Etat, dans la garantie de l’égalité des chances pour l’accès à l’enseignement fait également référence à des mesures d’amélioration des conditions de scolarisation et d’équité en ce qui concerne la poursuite d’études ou de formation après le cycle des 9 années d’enseignement obligatoire ». Elle espère que la nouvelle ministre se penchera sur l’intégration de ces enfants handicapés qui ont été pris en charge dans les institutions spécialisés afin de poursuivre des études supérieurs au niveau des universités et des instituts. Rappelons que le Conseil national des handicapés examine trois dossiers dont celui de l'intégration des élèves de cette catégorie dans les établissements scolaires.
Farida Larbi

 

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