lundi 23 octobre 2017 18:16:11

Examen du plan d’action du gouvernement à l’APN : Les députés plaident pour la réhabilitation du secteur public

La mise en œuvre du nouveau découpage territorial et la réhabilitation du service public ont été, hier, au centre de nombreuses interventions des députés de l’APN lors des débats autour du plan d’action du gouvernement.

PUBLIE LE : 05-06-2014 | 0:00
D.R

La mise en œuvre du nouveau découpage territorial et la réhabilitation du service public ont été, hier, au centre de nombreuses interventions des députés de l’APN lors des débats autour du plan d’action du gouvernement.

Les députés plaident pour que le découpage territorial annoncé par le gouvernement pour rapprocher l’administration du citoyen et pour mieux prendre en charge les enjeux du développement local, notamment au Sud et dans les hauts plateaux, se fasse de manière graduelle. Pour ce faire, une élue a suggéré, dans un premier temps, la création de wilayas déléguées. D’autres intervenants ont souhaité connaître les délais fixés et les moyens retenus pour la mise en œuvre de ce découpage. S’agissant de la réhabilitation du secteur public et la lutte contre la bureaucratie, les députés, tout en se félicitant des mesures prises dans ce sens par le ministère de l’Intérieur, ont plaidé pour le renforcement des mesures actuelles. Il faut, dira une élue du FFS, réhabiliter les APC et renforcer les prérogatives de l’élu local pour qu’il puisse répondre aux besoins des citoyens. Un autre élu souhaitera à ce que les citoyens soient davantage impliqués dans la gestion des affaires des collectivités locales. Un député du FLN plaidera dans le cadre de la lutte contre la bureaucratie à ce que le gouvernement s’attaque à la bureaucratie des responsables. Un élu de la même formation soutiendra que les mesures proposées dans le plan d’action témoignent de la volonté et de la détermination de l’Etat à lutter contre la corruption. Les députés focaliseront également leur intérêt sur le secteur de l’agriculture. Il doit être la priorité du plan d’action, ont estimé de nombreux intervenants et ce pour assurer la sécurité alimentaire. Les députés ont plaidé pour que les moyens financiers de l’Etat débloqués dans le cadre de la politique de soutien aux agriculteurs soient destinés aux véritables producteurs et aux éleveurs. Il faut, de l’avis des élus du peuple, orienter les investissements vers l’agroalimentaire. Ils ont demandé l’augmentation des périmètres irrigués. Il sera cependant mis en garde contre l’utilisation des engrais chimiques qui nuisent à la santé public. L’amélioration du climat des affaires a été également demandée d’autant, estime-t-on, que la plan d’action a évoqué ce volet de manière sectorielle. Il sera suggéré l’élaboration d’une charte des investissements et des affaires qui engagerait tous les opérateurs économiques. Pour ce qui des secteurs de l’enseignement supérieur et de l’éducation, les députés ont plaidé pour la prise de mesures pour améliorer la qualité de l’enseignement dispensé par le premier cité et assurer la stabilité du second. Le représentant FLN de la communauté nationale en France s’est félicité pour sa part de la baisse des prix du transport aérien et maritime en faveur des émigrés et a souhaité à ce que les membres de cette communauté bénéficient d’autres mesures. Il citera la formule ANSEJ, la formation pour les enfants issus de l’émigration, la création d’une banque algérienne en France et le renforcement des capacités d’accueil des consulats. Pour ce qui de l’exploitation du gaz de schiste, les députés sont partagés, si d’aucuns estiment que cette exploitation est nécessaire pour assurer au pays de nouvelles ressources et assurer sa sécurité énergétique à long terme (d’ici 2030), d’autres estiment que les promoteurs de cette idée n’ont pas tenu compte de son impact négatif sur l’environnement. Il est à noter que le président de l’APN a rappelé à l’ordre un député FLN, le priant de limiter son intervention au seul plan d’action du gouvernement. « Vous n’êtes pas membre d’un jury pour juger les hommes », a déclaré M. Ould Khelifa. Le Premier ministre répondra aujourd’hui aux préoccupations et autres interrogations soulevés par les députés lors des débats entamés le 1er juin.
Nadia Kerraz

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Des députés déplorent l’absence de chiffres et de délais de réalisation des projetst
Plusieurs députés ont déploré mardi dernier le manque de mécanismes d’exécution des programmes de développement et de délais de réalisation des projets prévus dans le plan d’action du gouvernement présenté dimanche dernier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Lors du débat autour du plan d’action du gouvernement, le député de l’Alliance de l’Algérie Verte (AAV), Ahmed Lakhdar Saïdi a indiqué que ce plan d’action n’est pas différent du précédent, vu l’absence de chiffres réels et le manque d’évaluation objective des projets réalisés auparavant et de délais d’exécution des projets prévus. Le dossier de la corruption et les moyens de lutte contre la dilapidation de deniers publics n’ont pas été suffisamment traités, a estimé le député Nacer Hamadouche (AAV) qui a critiqué la décision du gouvernement d’exploiter le gaz de schiste qui aura, selon lui, de graves impacts sur l’environnement. Le même député a abordé également la question de criminalisation du colonialisme français et appelé à sa constitutionnalisation. La députée du Parti des travailleurs (PT), Nadia Boudrane, a quant à elle critiqué l’absence de chiffres et de statistiques sur les précédentes réalisations dans le plan d’action du gouvernement, estimant que « les mécanismes d’exécution des programmes de développement prévus ne sont pas bien définis ». Cependant, la députée a salué la décision du gouvernement relative à l’exploitation du gaz de schiste qui, a-t-elle dit, renferme des points positifs en ce qui concerne la création d’emploi et la satisfaction des besoins nationaux en énergie. Elle a, d’autre part, appelé à revoir la question d’adhésion à l’OMC, estimant que l’Algérie n’est pas prête sur le plan économique à concurrencer les produits étrangers. Pour sa part, le député Ramdane Taazibt (PT), a appelé à la constitutionnalisation de la langue amazigh pour barrer la route à ceux qui veulent utiliser la question pour servir des intérêts politiques et personnels, ajoutant que la situation actuelle du pays exige davantage d’efforts.  Concernant le nouveau découpage administratif, la députée de Tajamou Amal Al Jazaïr (TAJ) Fatma Boudjemline a proposé la création de wilayas déléguées, afin d’éviter la création de nouvelles wilayas sans prérogatives.

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Appel à la préservation des acquis de sécurité et de stabilité
Les députés de l’Assemblée populaire nationale ont appelé mardi dernier lors du débat autour du plan d’action du gouvernement à la préservation des acquis de sécurité et stabilité et à la concrétisation du nouveau projet de découpage administratif pour alléger la pression sur certaines wilayas. Lors d’une séance plénière consacrée au débat autour du plan d’action du gouvernement, la députée indépendante, Fatiha Benmokhtar, a appelé à accélérer l’application des mesures visant la préservation des acquis de sécurité et de stabilité contenues dans le plan d’action sous la direction du Président Bouteflika. Pour sa part, la députée indépendante, Rahima Nmar, a salué les mesures du plan d’action du gouvernement visant la promotion de la paix et de la réconciliation nationale et le renforcement des mesures de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent. Elle a également salué le nouveau projet de découpage administratif qui permettra le désenclavement de plusieurs régions du pays qui pourront bénéficier de programmes de développement dans le cadre de la politique de développement initiée par le Président Bouteflika. La députée indépendante, Chahrazed Bentouri, a de son côté salué les réformes politiques et législatives décidées par le Président Bouteflika et sa détermination à poursuivre le processus de réconciliation nationale qui a permis à l’Algérie de recouvrer sa sécurité après la décennie sanglante des années 1990.» Dans le même contexte, la députée FLN, Soria Ghomrani, a salué l’engagement du Président de la République à poursuivre les réformes politiques et à « éviter » à l’Algérie les crises que traversent certains pays à travers le renforcement de l’unité nationale et la promotion de l’identité nationale. Elle a appelé en outre à intensifier la lutte contre la contrebande au niveau des frontières en vue de protéger l’économie nationale. Le député Hocine Bourabie du FLN a souligné dans ce cadre la nécessité de « mobiliser » toutes les franges du peuple algérien pour renforcer l’unité nationale en s’attachant à la ligne novembriste appelant à l’accélération du processus de réconciliation nationale et à la promotion du dialogue national. Pour sa part, le député Fayçal Hachemi, du groupe parlementaire Alliance de l’Algérie verte, a appelé le gouvernement à accélérer le « règlement de certains dossiers de la tragédie nationale en suspens, dont ceux des disparus et des travailleurs licenciés lors de la décennie noire. Le député Abdelhamid Abbès du FFS a appelé au renforcement du contrôle de dépense de l’argent public notamment dans les grands projets de développement et à la nécessité de faciliter l’accès à de larges catégories de la société aux nouvelles technologies. Le plan d’action du gouvernement a été présenté dimanche dernier à l’Assemblée populaire nationale (APN) par le Premier ministre. Le débat se poursuivra jusqu’à aujourd’hui par les réponses de M. Sellal aux interventions des députés et présidents des groupes parlementaires.

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Les investissements doivent être orientés vers l’agroalimentaire
Les députés de l’Assemblée populaire nationale ont relevé hier la nécessité d’orienter les investissements vers l’agriculture afin de réduire les importations des produits alimentaires. « Il faut orienter l’investissement vers certains domaines comme l’agroalimentaire afin d’assurer la sécurité alimentaire et réduire les importations », a préconisé le député Mohamed Si Fodhil (FLN) lors des débats autour du plan d’action du gouvernement présenté dimanche dernier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Il a souligné, à ce titre, l’importance d’accorder « un plus grand intérêt aux agriculteurs et à la construction de silos pour stocker les céréales à travers les wilayas productrices.» Mettant en exergue la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire du pays, le député Tahar Kacem (FLN), a plaidé pour l’octroi de contrats de concession au profit des agriculteurs afin de les sécuriser et de leur permettre d’investir dans ce domaine qualifié de stratégique. Le député Djilali Kniber (RND), a mis l’accent sur la question de la livraison des aliments de bétail aux éleveurs dans certaines régions qui connaissent la sécheresse, regrettant que certains agriculteurs accaparent des terres agricoles et bénéficient de l’appui financier de l’Etat mais sans consentir d’investissement. Il a appelé aussi à la protection des terres archs et à la promotion du foncier agricole pour encourager les agriculteurs à investir dans ce domaine et parvenir à la sécurité alimentaire. D’autres députés ont souligné la nécessité d’augmenter les périmètres irrigués dans l’agriculture pour augmenter la production, préconisant l’utilisation des barrages pour l’irrigation des terres agricoles afin de participer au plan de sécurité alimentaire qui fait partie des priorités du gouvernement telle que stipulé dans son plan d’action. Le député Yahia Boukelal (FFS), a plaidé pour l’évaluation des politiques instaurées par l’Etat à travers les dispositifs de l’ANSEJ, la CNAC et l’ANEM « sans quoi, on ne peut pas parler d’économie émergente ».
Divergences sur le gaz de schiste. Si les députés sont d’accord sur la nécessité de promouvoir l’agriculture, ces derniers divergent sur la question de l’exploitation du gaz de schiste. Ainsi, si le député Mohamed Si Fodhil (FLN) pense qu’il faut exploiter le gaz de schiste, Salim Lebatcha (PT), souligne que la loi qui donne la possibilité d’exploitation du gaz de schiste n’a pas pris en compte les effets nocifs sur les ressources hydriques. Le député Yahia Boukelal (FFS), a affirmé que l’exploitation du gaz de schiste aura « des conséquences désastreuses » et a recommandé la révision des dispositions de la loi. La réforme du système financier a été soulignée lors des débats, notamment par le député Abdelhamid Aïssaoui (indépendant) qui a estimé que le système bancaire doit participer au développement de l’économie sans omettre de revendiquer un plan de modernisation des finances publiques tout en appelant à un contrôle du budget public et à la révision de l’assiette fiscale.
 

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