dimanche 23 septembre 2018 23:58:29

Consultations autour du Projet de révision de la Constitution : Renforcement des institutions et affirmation des constantes de la nation

Saïd Bouchaïr, ancien président du Conseil constitutionnel : « Affirmer l’indépendance de la Cour des comptes »

PUBLIE LE : 04-06-2014 | 0:00
D.R

Saïd Bouchaïr, ancien président du Conseil constitutionnel :
« Affirmer l’indépendance de la Cour des comptes »

Tahar Zbiri, sénateur du tiers présidentiel et chef de la Wilaya I historique :
« Préserver les valeurs de la Révolution algérienne »

Belkacem Sahli, secrétaire général de l’ANR :
« Séparation des pouvoirs et indépendance de la justice »

Abdelkrim Derridj, président de la CNEC :
« Pour une limitation des mandats présidentiels »

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Le ministre d’État, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, a rencontré, hier, dans le cadre de la troisième journée de consultations autour du projet de révision de la Constitution, successivement, Saïd Bouchaïr, ancien président du Conseil constitutionnel, Tahar Zbiri, sénateur du tiers présidentiel et chef de la Wilaya I historique, et le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine, Belkacem Sahli.

L’ancien président du Conseil constitutionnel, Saïd Bouchaïr, a plaidé  pour l’indépendance de la Cour des comptes, lors de sa rencontre avec le ministre d’État, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia.  Dans une déclaration à la presse, à l’issue de son entretien avec M. Ouyahia dans le cadre des consultations sur le projet de révision de la Constitution, M. Bouchaïr a indiqué avoir abordé, avec M. Ouyahia, plusieurs questions concernant tous les chapitres de la Constitution et avoir fait des propositions, dont l’indépendance de la Cour des comptes. Il a ajouté avoir proposé, également, de changer l’appellation du Conseil constitutionnel, qui devrait être «Cour constitutionnelle suprême». M. Bouchaïr a indiqué, en outre, que les consultations ont porté sur les questions liées aux droits et libertés, la séparation entre les pouvoirs, le contrôle des institutions constitutionnelles et l’indépendance de la justice. Il a estimé primordial que le juge ne soit soumis qu’à la loi et d’appliquer le principe de l’égalité entre les citoyens.
Le chef de la Wilaya I historique, Tahar Zbiri, a, lui, mis l’accent sur la préservation des valeurs de la Révolution algérienne, lors d’un entretien avec le ministre d’État, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, dans le cadre des consultations sur le projet de révision de la Constitution. Dans une déclaration à la presse, à l’issue de sa rencontre avec M. Ouyahia, Tahar Zbiri, sénateur du tiers présidentiel, a précisé avoir mis l’accent, lors  de l’entrevue, sur les valeurs de la Révolution algérienne qui doivent être «ancrées» dans la Constitution, ajoutant que sa participation aux consultations n’est qu’un «devoir national».   
  Le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine, Belkacem Sahli, a indiqué avoir fait une série de propositions relatives au projet de révision de la Constitution portant, notamment, sur la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice et les constantes  de la nation. Il s’agit, notamment de la réécriture du préambule de la Constitution pour y inscrire, les défis et les réalisations de l’Algérie depuis son indépendance,  la séparation entre les pouvoirs, l’indépendance de la justice, les constantes de la nation, dont la préservation de l’intégrité territoriale du pays et l’unité du peuple, a précisé M. Sahli dans une déclaration à la presse, à l’issue de sa rencontre avec Ahmed Ouyahia, chargé de mener ces consultations.  
Les propositions de l’ANR ont été axées également sur la promotion du rôle du Parlement, notamment le Conseil de la nation, avec l’élargissement de ses prérogatives,  la constitutionnalisation des instances de contrôle et de consultation pour jouer un rôle plus important, a-t-il ajouté, indiquant, en outre, que son parti a fait des propositions  concernant la politique étrangère du pays, la promotion des libertés, la promotion du rôle de la femme et des jeunes dans l’exercice politique et celui de la société civile, ainsi que les questions liées au travail parlementaire, en particulier en ce qui concerne le nomadisme politique et l’immunité parlementaire.
Il a ajouté que le volet économique a été également abordé, lors de ses consultations avec M. Ouyahia, appelant à la création d’un climat favorable offrant aux entreprises publiques et privées de contribuer au développement du pays. Le responsable de l’ANR a indiqué, par ailleurs, que son parti a approuvé 30 propositions d’amendement, donné son accord de principe sur 15 qui doivent être enrichies, a-t-il dit, et fait des réserves sur deux. Il a en outre estimé nécessaire de tirer profit des précédentes consultations politiques et des réformes qui ont donné des résultats positifs. Il a appelé, à cet égard, à l’élargissement du dialogue aux citoyens, à travers des rencontres, et la création d’un mécanisme leur permettant d’avoir  accès aux résultats des actuelles consultations.
Le 15 mai dernier, la présidence de la République avait adressé des invitations à 150 partenaires constitués, notamment de partis politiques, organisations et associations nationales et représentants de diverses corporations, en vertu de la décision du Président Bouteflika, prise le 7 mai dernier, en Conseil des ministres. Les invitations ont été acceptées par 30 personnalités sur 36 destinataires, 52 partis politiques sur 64 invités, toutes les 37 organisations et associations nationales destinataires d’une invitation et les 12 professeurs d’université sollicités.
De son côté, le président de la Coordination nationale des enfants de chouhada (CNEC), Abdelkrim Derridj, s’est déclaré favorable à l’article 74 de la Constitution limitant à deux seulement, les mandats présidentiels. Intervenant à l’issue de sa rencontre avec le ministre d’État, directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, M. Derridj a indiqué que la CNEC était favorable à cet article qui limite les mandats présidentiels à deux, ce qui consacre, a-t-il dit, la réelle alternance au pouvoir. Il a, également, fait part de soutien à l’amendement de l’article  21 de la Constitution relatif à la lutte contre toutes les formes de corruption et de dilapidation des deniers publics.
Il a appelé à la réintroduction de l’alinéa 7 de l’article 73 du projet de la Constitution portant sur la non-implication des parents de  tout candidat à la présidentielle né après juillet 1942 dans des actes hostiles à la Révolution de Novembre 1954.      
Synthèse de M. Bouraib

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