jeudi 19 octobre 2017 17:26:38

Financement de l'économie et rôle des institutionnels : Nécessité de séparer entre société de gestion et fonds de capital

Le Cercle d'Action et de Réflexion autour de l'Entreprise (CARE) avec le soutien de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, a organisé, hier, une rencontre sur le thème : «Financement de l'économie et rôle des institutionnels».

PUBLIE LE : 04-06-2014 | 0:00
D.R

Le Cercle d'Action et de Réflexion autour de l'Entreprise (CARE) avec le soutien de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, a organisé, hier,  une rencontre sur le thème : «Financement de l'économie et rôle des institutionnels».
Cette rencontre débat s’est déroulées à l’hôtel Hilton (Alger ), en présence des cadres et spécialistes des finances. S’exprimant à cette occasion, Yazid Taalba, directeur de Maghreb-Invest Algerie et partenaire au sein du groupe Afric-Invest, a souligné que «la réforme du marché financier algérien a permis des avancées importantes en matière de réglementation et d'organisation du marché, mais il est nécessaire, pour que cette réforme soit définitivement efficace, de drainer suffisamment de capitaux». Il  souligne que «le problème majeur de la réglementation en Algérie est lié à la non-séparation entre la société de gestion et le fonds de capital investissement». «Celle-ci, a-t-il dit, est venue pour apporter une certaine incitation fiscale.»
L’expert trouve qu’il est nécessaire de séparer entre la société de gestion qui regroupe les professionnels du métier détenteurs de la compétence, et le fonds de capital investissement qui est le véhicule financier regroupant les fonds investis par les bailleurs de fonds». S’agissant de la transférabilité, il a indiqué qu’«il n’y a pas de problème fondamental de transfert des revenus», mais, a-t-il précisé, «il y a le problème en matière des procedures et en matière des délais». «Les investissements réalisés par les fonds accompagnés par Afric-Invest sont des investissements directs, donc ce sont des prix de  participation directe des entreprises qui se sont faite par des injections du fond en devises convertibles en dinars, selon la réglementation locale», a-t-il indiqué. Dans ce sens, il ajoute qu’«Afrique-Invest n’est pas un fonds d’investissement, mais une société de gestion dans un groupe qui gère les fonds capital d’investissements». Il fait savoir également qu’«on serait  bien  ravi de pouvoir accompagner  la constitution d’un fonds local en Algérie », mais, a-t-il ensuite dit, «il faut des clarifications concernant certains aspects de la réglementation algérienne en la matière. Aujourd’hui, on n’a pas les moyens de le faire comme société de gestion ayant cette confusion entre société de véhicule et le gestionnaire, et aussi il n’y a pas suffisamment d’assurance par rapport au fait qu’un acteur étranger puisse investir dans une société de capital investissements local».
Il a insisté qu’«aujourd’hui, c’est très intéressant d’ouvrir davantage le dispositif qui régit le métier qui est évidemment un dispositif qui s’adresse aux Algériens et aux investisseurs résidants». S’agissant du partage de capital, il a indiqué qu’«il s’agit de débattre sur l’apport et la valeur ajoutée qu’auraient le sponsor et le promoteur ouvrant son capital à un investisseur institutionnel». Si l’on arrive tous ensemble, a-t-il indiqué, «à s’accorder sur le fait que cette ouverture de capital permettrait à l’accroissement de richesses et des valeurs plus importantes,  je pense que les promoteurs et les investisseurs seraient sensibles et seraient intéressés d’avoir un partenaire dans le capital de la société qui permettrait de multiplier la richesse créée dans l’entreprise». Donc, a-t-il expliqué, «sa devient un partage effectivement dans une richesse  qui sera créée par l’ensemble des actionnaires». «La vitalité d'une économie, a souligné Yazid Taalba, se mesure à la capacité de croissance de ses entreprises, au dynamisme de ses entrepreneurs, au développement de son  tissu économique et aux mesures prises par les pouvoirs publics pour l'amélioration de cet écosystème.» Il dit, dans ce sens, que «le secteur financier joue un rôle clé dans cette équation, et son appui aux entreprises est vital». Par contre, la diversification des modes de financement, a-t-il ensuite ajouté, «permet d'apporter une solution appropriée à une plus large frange d'opérateurs».
Makhlouf Ait Ziane

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