FCE/Atelier sur les mécanismes d’introduction en bourse : Encore du chemin à faire

«Mécanismes et avantages liés à une introduction en Bourse.» C’est l’intitulé d’un atelier qui sera organisé, aujourd’hui, par le Forum des chefs d’entreprise au niveau de son siège.
PUBLIE LE : 04-06-2014 | 0:00

«Mécanismes et avantages liés à une introduction en Bourse.» C’est l’intitulé d’un atelier qui sera  organisé, aujourd’hui, par le Forum des chefs d’entreprise au niveau de son siège.

Des responsables de la société de gestion de la bourse des valeurs «SGBV» aborderont les préalables à la cotation en Bourse, ainsi que les avantages, pour les PME notamment, induites en matière d’accès à d’autres sources de financement alternatives hormis les banques. Cet avantage permet à  l’entreprise d’augmenter ou d’améliorer ses capacités de production, et, par la même occasion, réduire ses dettes. En effet, l’introduction en Bourse donne à l’entreprise la possibilité de diversifier ses sources, grâce à la variété de la gamme de produits proposés à l’épargnant, en sus de l’avantage qui consiste en la protection de «l’actionnariat d’origine de l’entreprise». Dès son introduction en Bourse, l’entreprise peut se procurer, sur le marché, les fonds propres et les capitaux d’emprunt dont elle a besoin. L’autre avantage réside dans la pérennisation et la sauvegarde du contrôle des entreprises, «en particulier dans le cas des entreprises familiales, car elle évite tout éclatement ou dissolution suite au départ ou au décès de l’un des actionnaires majoritaires». Aussi, l’introduction en Bourse garantit «la sauvegarde du contrôle de l’entreprise, grâce à une diffusion d’une part du capital ou par le recours à des produits financiers adéquats», précise la réglementation. En toute évidence, une introduction en Bourse implique, irréversiblement, «un minimum de fiabilité, de transparence des comptes de l’entreprise et, plus largement, un effort de communication financière dirigée vers des investisseurs externes actuels ou potentiels».
Un élément qui constitue d’ailleurs un facteur de réticence pour plus d’un. Au titre de l’introduction en Bourse, l’entreprise doit désigner un IOB (intermédiaire en opérations de Bourse), chef de file pour l’assister, l’accompagner et la conseiller tout au long du processus. La petite et moyenne entreprise (PME) est appelée, pour une période de cinq ans, de désigner un conseiller accompagnateur dénommé promoteur en Bourse, pour l’assister lors de l’émission de ses titres, dans la préparation de l’opération d’admission et de veiller au respect, par cette dernière, à ses obligations en matière d’information légales et réglementaires. Il y a lieu de rappeler la décision de cotation des titres de PME sur la place financière  a été  prise par la tripartite de mai 2011, et a été soumise à un texte de loi spécifique issu d’une modification du règlement général de la Bourse de valeurs mobilières. Est-il utile de souligner que la loi de finances 2014 a prévu d’autres mesures incitatives au profit des entreprises en ce sens qu’elle a prévu, dans son article 66, de faire bénéficier les sociétés dont les actions ordinaires sont cotées en Bourse, d’une réduction de l’IBS égale au taux d’ouverture de leur capital pour une durée de 5 ans à compter du 1er janvier 2014. Dans le même sillage, le nouveau règlement général de la Bourse des valeurs mobilières portant le n°12-01 du 12 janvier 2012 modifiant et complétant le règlement n°97-03 du 16 novembre 1997 a permis une adaptation des besoins nouveaux de financement des PME et de l’économie par le biais du marché financier.
Des dispositions destinées à permettre aux PME de disposer de financements sur le long terme sur l’épargne nationale et sur l’investissement institutionnel, grâce aux opérations de capital investissement aujourd‘hui disponible sur le marché. Le règlement en question aura permis l’ouverture d’un compartiment dédié aux PME au niveau de la Bourse d’Alger et d’un marché de Bloc aux OAT (obligations assimilables du Trésor). Il aura également contribué à actualiser les conditions d’accès au compartiment principal destiné pour les grandes entreprises et au compartiment des titres de créances.  Dans un entretien accordé à l’APS sur les raisons du désintérêt des entreprises privées algérienne pour la Bourse d’Alger, le président du FCE, Réda Hamiani, avait précisé  que «ces entreprises, dans leur majorité, sont de petites entreprises dont la taille ne les prédispose pas à solliciter un financement à partir du marché boursier». En outre, «la conjoncture financière actuelle ne plaide pas pour un rapprochement entre les entrepreneurs et la Bourse», devait-il expliquer. La raison, «il n’y a pas, en ce moment, suffisamment de projets d’investissement», ce qui signifie que «la demande de financement reste contenue», selon lui. Aussi, l’excédent bancaire explique le rôle marginal de la Bourse dans  le financement des investissements en Algérie, car «on ne recourt pas au marché financier quand le marché monétaire est aussi actif et aussi présent», avait-il ajouté. Actuellement, quatre sociétés sont cotées sur le marché principal, à savoir, le groupe SAIDAL, El-Aurassi, Alliance Assurances et NCA-Rouiba. Deux titres sont cotés sur le marché obligataire, à savoir le Groupe Sonelgaz, dont l’échéance du titre est prévue pour le 2014, et le groupe DAHLI, dont l’échéance du titre est prévue pour le 2016.
Le marché réservé aux OAT compte actuellement 26 lignes cotées pour plus de 303 milliards de dinar. D’autre part, Mobils, le CPA, Cosider Carrières, ainsi que le Groupement industriel des ciments  d’Algérie (cimenteries de Chlef, Tébessa  et Aïn Kebira à Sétif) et Hydro Aménagement sont en phase d’évaluation avant d’introduire un dossier pour obtenir le visa de la COSOB pour leur introduction en Bourse.
D. Akila


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