mercredi 18 octobre 2017 11:59:13

Forum sur « les menaces transnationales en Afrique du Nord » : Faire face à la montée en puissance des réseaux terroristes

Les facteurs politiques et économiques, des menaces transnationales et leur convergence en Afrique du Nord ont constitué l’ordre du jour du forum stratégique intitulé «Les menaces transnationales en Afrique du Nord», dont les travaux se sont tenus, à huis clos, hier, à l’hôtel Sheraton à Alger.

PUBLIE LE : 04-06-2014 | 0:00
Ph. A. Hammadi

Les facteurs politiques et économiques, des menaces transnationales et leur convergence en Afrique du Nord ont constitué l’ordre du jour du forum stratégique intitulé «Les menaces transnationales en Afrique du Nord», dont les travaux se sont tenus, à huis clos, hier, à l’hôtel Sheraton à Alger.

En cette occasion, et lors de son allocution d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a qualifié ce thème traité «d’actualité brûlante», en raison du fait que les menaces terroristes sont devenues «plus complexes et transnationales, notamment en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, avec tous ses enchevêtrements liés au crime organisé».
En effet, «aujourd’hui, le nouveau front d’instabilité lié à la situation libyenne a eu des répercussions régionales qui étaient prévisibles et contre lesquelles l’Algérie avait mis en garde», précise M. Lamamra, dans une allocution lue en son nom par le directeur général du département «Amériques» au ministère des Affaires  étrangères, Ahcene Boukhelfa, à l’ouverture du forum stratégique du NESA Center.
Il souligne que «la zone d’insécurité s’est élargie à l’ensemble de l’Afrique du Nord, du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, où prospèrent des activités criminelles et terroristes». Situation qui a fait que «les conséquences directes de la guerre en Libye se sont manifestées, notamment par le flux de tous types d’armes en grand nombre en Afrique du Nord comme au Sahel», a-t-il tenu à préciser.
«Devant l’absence d’alternatives économiques, notamment pour les jeunes, l’Afrique subsaharienne est devenue des zones de non-droit où tous les trafics ont droit de cité», a expliqué le haut fonctionnaire des affaires étrangères, en ajoutant que «dans un contexte économique désastreux, les défis sociaux énormes auxquels font face les États subsahariens ne peuvent être relevés sans le soutien conséquent de la communauté internationale».
 Sur ce fait, M. Lamamra a fait savoir, dans son message adressé aux participants, qu’«aujourd’hui et plus que jamais, la conjugaison des efforts de tous les partenaires pour faire face à la montée en puissance des réseaux terroristes devient une nécessité impérieuse». Des efforts dont les principales actions devraient se concrétiser à travers «la coordination des actions et l’échange d’informations. Deux paramètres incontournables qui devraient caractériser l’action quotidienne de tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux», affirme-t-il en précisant que ce qui est appelé communément «le printemps arabe» a permis aux groupes terroristes locaux «d’accroître leur influence idéologique et leur force matérielle, aggravant l’ampleur des défis à relever».

Coordonner l’action et l’échange d’informations
Le chef de la diplomatie algérienne a indiqué, à ce propos, que «l’Algérie encourage toutes les parties concernées, qu’il s’agisse du Mali, de la Libye ou tout autre pays, à favoriser le dialogue inclusif qui rejette la terreur, notamment  pour s’inscrire dans l’objectif d’une transition politique sereine devant aboutir à la prise en charge réelle et efficace des problèmes politico-sécuritaires et économiques des pays concernés et des besoins sociaux et éducatifs de leurs populations les plus défavorisées», a-t-il noté, en ajoutant que «la relocalisation des réseaux d’El-Qaïda en Afrique et l’extension des activités de Boko Haram jusqu’en Afrique centrale, nous interpellent à propos de la vulnérabilité des États subsahariens, d’où l’urgence de l’évaluation réelle de la menace et d’une prise en charge effective et soutenue des besoins des  États et des populations de la région», souligne M. Lamamra. Il a, entres autres, fait savoir que «la guerre contre le terrorisme et ses crimes connexes  doit être permanente et coordonnée, car les groupes terroristes disposent de relais qui leur permettent de s’adapter à toute évolution de la situation».      
Concernant le forum sur les menaces transnationales dans la région de l’Afrique du Nord, il a indiqué que ce cadre de concertation permettra aux participants de se pencher durant trois jours sur une série de questions «très sensibles en relation avec les menaces terroristes».    
Pour sa part, et lors de son intervention d’ouverture, le directeur du NESA, David Lamm, a indiqué que ce forum, qui regroupe des experts et d’éminents professeurs venant des pays participants, est le 4ee du genre après ceux de Bangkok, Amman et  Rome dédiés aux thèmes spécifiques à chacune des régions concernées.      Ce forum, organisé par le Centre américain des études stratégiques pour le Proche-Orient et la région de l’Asie du Sud (Near East South Asia Center for Strategic Studies, NESA), en collaboration avec le ministère des Affaires  étrangères, regroupe une soixantaine d’experts et d’éminents professeurs algériens, américains, tunisiens, marocains, libyens mauritaniens et égyptiens, est consacré à l’analyse des menaces sécuritaires dans la région de l’Afrique du Nord et leurs causes politiques, économiques et sociales, les causes politiques et économiques et la familiarisation avec le secteur de la sécurité, l’impact du «printemps arabe» et de l’intervention militaire en Libye.
Enfin, il y a lieu de signaler que les experts comptent également se pencher sur les autres facteurs économiques et politiques, sur la situation sécuritaire dans la région, le rôle des réseaux illicites et le phénomène de la radicalisation de certains mouvements dans la dégradation de la situation en Afrique du Nord  et l’étude des facteurs positifs ou négatifs que le développement économique et l’inclusivité politique. Dans ce contexte, les efforts coordonnés des pays concernés sont les facteurs qui pourraient donner de la stabilité de cette région, notamment également à travers le rôle de la coopération régionale et  internationale dans la sécurité des frontières et la lutte contre les réseaux illicites.   
Kafia Ait Allouache

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