lundi 23 octobre 2017 07:15:17

Poursuite à l’APN de l’examen du plan d’action du gouvernement : L’éducation fait débat

Le plan d’action du gouvernement est global mais manque de mécanismes d’application et de suivi sur le terrain *

PUBLIE LE : 03-06-2014 | 0:00
D.R

Les députés ont poursuivi, hier, l’examen du plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République. Les débats menés par le président de l’APN, M. Ould Khélifa, se sont poursuivis en présence du Premier ministre et des membres de son staff qui ne manquaient de prendre des notes dès que le secteur dont ils ont la charge était cité par un intervenant.

La veille M. Sellal a, dans son intervention, assuré les députés de son « attention » et de son « écoute ». Au deuxième jour des débats, les intervenants ont axé leurs propos sur les secteurs de l’éducation, l’enseignement supérieur, l’agriculture et finances. La réconciliation nationale, la révision de la Constitution et le projet du nouveau découpage territorial ont également été évoqués. S’agissant de la politique de réconciliation nationale un député de l’Alliance de l’Algérie Verte s’est interrogé sur les limites que l’Etat s’est fixées dans le cadre de ce processus. Il estimera également nécessaire de revoir tous les textes d’application relatifs à ce dossier. Pour ce qui est du projet de la révision de la Constitution, un député du FLN a souhaité l’élaboration d’un projet qui assure la pérennité de l’Etat et consacre la démocratie. De son côté, un député RND a appelé à ce que cette révision renforce le processus démocratique en Algérie. Pour ce qui du nouveau découpage territorial le député FLN de Constantine a souhaité la création de nouvelles villes dans le Sud et les hauts plateaux pour soulager les villes du Nord. Il a demandé à ce que ce projet ne réponde pas uniquement à des considérations politiques, mais tient compte de la recherche d’un développement local harmonieux. De son côté, un député de l’Alliance de l’Algérie Verte (AAV) a demandé à ce que le nouveau découpage territorial ne se fasse pas dans l’improvisation. Le secteur de l’éducation nationale est celui qui focalise le plus grand intérêt des intervenants. Qu’ils soient issus du FFS du FLN, du RND, les députés convergent dans leurs remarques. Ainsi tous appellent à la prise de mesures urgentes pour réhabiliter le système éducatif. Ainsi la révision des programmes pédagogiques, celle du rythme scolaire, du système de recrutement des enseignants et des formateurs, la réouverture des ITE et la généralisation du préscolaire sont autant de points sur lesquels ont porté les interventions en vue de garantir une meilleure qualité de l’enseignement. Des députés ont regretté que le plan d’action du gouvernement, critiqué pour son absence de chiffres et de mécanismes d’évaluation des programmes qu’il s’engage à réaliser d’ici 2019, n’accorde pas une grande importance au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’agriculture n’a pas été omise par les députés ayant intervenu hier. D’aucuns proposent à ce que les subventions accordées aux agriculteurs dans le cadre de la politique de soutien aillent aux véritables agriculteurs. Pour ce qui du système financier et bancaire nombreux sont ceux qui ont appelé à mettre fin aux hésitations et à réformer ce secteur en vue d’un plus grand encouragement de l’investissement productif. La relance du projet de la banque postale a été également suggérée. De même que les députés ont souhaité à ce que la lutte contre la corruption soit intensifiée. Pour ce qui du soutien de l’Etat à l’énergie, un député FLN fera remarquer qu’il ne profite pas aux pauvres, mais aux nantis et prive l’Etat de revenus. C’est pourquoi il estime qu’il est de temps de réviser cette politique. Tout comme il qualifiera d’insuffisants les mécanismes mis en place pour résorber le chômage.
La relance du secteur du tourisme auquel une attention particulière doit être accordée, estime-t-on, a été demandée. Le député RND de Mostaganem dira compter en cela sur la ministre en charge de ce secteur qui occupait avant sa nomination le poste de wali. Les débats se poursuivront aujourd’hui et demain. Jeudi, le Premier ministre doit apporter ses réponses aux « préoccupations » soulevées par les députés dont certaines n’ont pas de relation directe avec le contenu du plan d’action.
Nadia Kerraz

Le plan d’action du gouvernement est global  mais manque de mécanismes d’application et de suivi sur le terrain *
Des députés de l’Assemblée populaire nationale ont exprimé dimanche à Alger leurs préoccupations quant à l’application du plan d’action du gouvernement qu’ils ont jugé “global”, mais “manquant” de mécanismes  d’application et de suivi sur le terrain. Lors de la première séance de l’examen du plan d’action du gouvernement présenté dimanche par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, les députés ont estimé que ce programme touchait à tous les secteurs, mais “manquait” de  mécanismes d’application et de suivi. Une élue du Rassemblement national démocratique (RND) a estimé que la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement nécessite la mobilisation de cadres compétents pour assurer son suivi. Une représentante du parti du Front de libération nationale (FLN) a  souligné l’importance que le plan du gouvernement réponde aux besoins des   citoyens, estimant nécessaire la mobilisation de tous pour sa mise en œuvre sur le terrain”.         
 Selon des députés, “les plans d’action des pays développés reposent sur les réalisations accomplies sur le terrain et non sur des propositions et des lois qui ne sont pas appliquées par le gouvernement pour manque d’efficacité”.   Ils ont par ailleurs souligné la nécessité d’accorder un intérêt particulier à la formation des ressources humaines, en tant que facteur essentiel dans le développement de tout Etat.  Par ailleurs, les députés ont critiqué certains secteurs qui nécessitent  une réforme à l’instar du secteur de la santé. Selon un député du parti du FLN, l’économie nationale “n’a pas atteint  l’objectif escompté”, appelant à accélérer le processus d’adhésion de l’Algérie à l’OMC en vue d’acquérir la technologie”. Les députés se sont interrogés par ailleurs sur l’importance de ce projet, alors que le Premier ministre n’a pas présenté la déclaration de politique générale du gouvernement précédent, conformément à l’article 84 de la Constitution.  Ils ont également déploré l’absence de chiffres dans ce même projet. La déclaration de politique générale devrait aider, ont-ils précisé, a connaître le taux d’avancement de certains projets programmés. Ils ont à ce propos, demandé au Premier ministre des explications concernant l’absence de  dates pour la réalisation des projets.          
Un député du Front pour la Justice et de développement (FJD) a estimé  que le “plan d’action du gouvernement devrait contenir des mesures définies,  déplorant que le financement de ce projet repose essentiellement sur les   hydrocarbures”.
APS    

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