mercredi 30 septembre 2020 00:11:08

XIIe congres maghrébin d’allergologie et d’immunologie cliniques : Un programme national de prise en charge de l’asthme et des maladies allergiques

« La mise en place d’un programme national de prise en charge de l’asthme et des maladies allergique est une nécessité », c’est ce qu’a déclaré, hier à Alger, le professeur Habib Douagui, chef de service pneumo-thoracique au CHU de Béni Messous, en marge de la clôture du XIIe congrès maghrébin d’allergologie et d’immunologie cliniques et du 4e Atelier africain de formation continue en allergologie.

PUBLIE LE : 02-06-2014 | 23:00
D.R

« La mise en place d’un programme national de prise en charge de l’asthme et des maladies allergique est une nécessité », c’est ce qu’a déclaré, hier à Alger, le professeur Habib Douagui, chef de service pneumo-thoracique au CHU de Béni Messous, en marge de la clôture du XIIe congrès maghrébin d’allergologie et d’immunologie cliniques et du 4e Atelier africain de formation continue en allergologie.

Le Pr Douagui a indiqué que « durant la tenue de ces journées, plusieurs recommandations ont été prises, notamment, le programme de prise en charge des maladies allergiques qui comporte plusieurs volets.»  Selon lui « le premier consiste en l’amélioration  des conditions de diagnostic et du traitement de ces maladies. C’est-à-dire la disponibilité du plateau technique et de la disponibilité des allergènes sans aucune pénurie. »
Le deuxième volet est la formation continue des médecins généralistes qui ont un rôle essentiel dans la prise en charge et le diagnostic précoce de ses maladies. « Un médecin généraliste bien formé c’est un malade pris en charge à temps », a estimé le Pr Douagui.
Le troisième aspect est la répartition des médecins spécialistes à travers le territoire national. L’Algérie a formé beaucoup de médecins mais il y a aujourd’hui un problème de couverture d’un certain nombre de localités éloignées de notre immense territoire, notamment, les régions du Sud et des hauts plateaux.
La quatrième recommandation est la création d’au moins un centre régional d’allergologie dans chaque région sanitaire. « Aujourd’hui, il y a un seul centre national de prise en charge d’allergologie pointue, ce qui est bien sûr, très insuffisant. Par ailleurs, on insiste pour que les médicaments soient disponibles de façon régulière de manière à ne pas interrompre le traitement », a-t-il souligné.                 
Le Pr Douagui a tenu à réitérer son appel aux autorités concernées afin de prendre en charge les citoyens qui ne travaillent pas et qui ont des difficultés à acheter des médicaments. « C’est un acte de solidarité afin d’accorder tous les moyens aux personnes démunies. C’est le rôle des collectivités locales qui doivent prendre en charge cette frange de la société », a-t-il estimé.
Il faut dire que cette pathologie touche de plus en plus de monde. En effet, avec la modernité qui inclut une pollution de plus en plus présente, l’allergie est une réaction anormale et excessive du système immunitaire générée par un contact avec une substance généralement étrangère à l’organisme. Une substance déclenchant une réponse immunitaire est appelée antigène, mais l’on parle aussi d’allergène dans le cas de l’allergie. L’allergène est bien toléré par la plupart de la population, toutefois les personnes allergiques déclenchent une réaction inadaptée, excessive et pathologique : c’est l’allergie, qui est l’une des formes de l’hypersensibilité. La branche de la médecine qui étudie les allergies est l’allergologie. Les médecins spécialistes de cette maladie sont les allergologues.
Une substance inoffensive pour certains peut provoquer une réaction allergique chez une personne dite sensibilisée. Les traitements consistant à rendre l’organisme tolérant à la substance sont dits de « désensibilisation ». La prédisposition familiale, appelée aussi terrain « atopique » est un facteur aggravant. Les réactions allergiques les plus communes incluent eczéma, urticaire, rhinite allergique, attaques d’asthme, allergies alimentaires et réactions aux venins après une piqûre d’insecte tels que les guêpes et les abeilles.
Il y a lieu de noter que l’Algérie compte plus d’un million d’asthmatiques et de rhinite allergique. Cette dernière est l’une des maladies les plus fréquentes et concerne 20% de la population. C’est un problème de santé publique. 3 à 4% de la population souffre d’asthme bronchique, et 8% des enfants ont un asthme bronchique et allergique. D’ailleurs l’Organisation mondiale de la santé, situe l’asthme bronchique et les allergies au 4e rang des préoccupations de santé publique dans le monde.
Wassila Benhamed
 

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