samedi 21 octobre 2017 14:45:01

Colloque à oran : Plaidoyer pour la création d’un observatoire africain sur le Sahara

La création d’un observatoire de dimension africaine dédié à la recherche scientifique pluridisciplinaire autour du Sahara, figure parmi les recommandations majeures résultant, lundi à Oran, des trois journées du colloque international «Carrefours sahariens».

PUBLIE LE : 03-06-2014 | 0:00

La création d’un observatoire de dimension africaine dédié à la recherche scientifique pluridisciplinaire autour du Sahara, figure parmi les recommandations majeures résultant, lundi à Oran, des trois journées du colloque international «Carrefours sahariens». Cette proposition a pour objectif de «consolider les réseaux académiques déjà existants entre les scientifiques du continent Africain en général et des pays riverains du Sahara en particulier», a indiqué Sidi Mohammed Trache, membre du comité d’organisation du colloque tenu au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC).
La mise sur pied d’un Observatoire permettra de promouvoir la recherche et la formation des jeunes doctorants autour des différents domaines d’intérêt commun, notamment l’histoire, la culture, l’économie et la sociologie, a souligné ce chercheur associé au CRASC et enseignant au Département de géographie de l’Université d’Oran. Résumant les recommandations émises par les participants à ce colloque, le même universitaire a également fait valoir la nécessité de «donner une approche  nouvelle et spécifiquement Africaine aux études sur le Sahara». «Des structures extérieures (au continent) se sont penchées depuis longtemps sur cet espace, et il est temps de se donner l’occasion, pour nous Africains, de livrer notre vision commune grâce au renforcement des canaux d’échanges déjà existants», a-t-il souligné. Les chercheurs des pays riverains du Sahara constituent à ce titre les «vecteurs majeurs» de cette coopération associant aussi bien les historiens et les archéologues que les géographes et hommes de lettres, a encore estimé le même orateur. De son côté, Karim Ouaras, directeur-adjoint du Centre d’études maghrébines en Algérie (CEMA) a mis en avant la nécessité de «retracer tous les réseaux de circulation et de diffusion du savoir ayant ont caractérisé le Sahara». «Nombre de lectures réductrices ont affecté cet espace (Sahara) pourtant très riche en enseignements pour avoir réuni des civilisations, des cultures, des langues, des manières de faire, de voir et de vivre, en témoignent les manuscrits, les foggaras et les gravures rupestres», a-t-il observé. Le colloque a été également mis à profit par les organisateurs pour l’animation d’un atelier doctoral au profit de jeunes universitaires algériens qui ont bénéficié d’orientations spécifiques aux thèmes de leurs recherches consacrées, entre autres, à l’urbanisme, aux énergies renouvelables et au développement durable des villes sahariennes.  Plus de 40 conférenciers algériens et étrangers ont pris part au colloque  «Carrefours sahariens» tenu sous le thème «Vues des rives du Sahara» et faisant suite aux éditions de Tanger (Maroc) en 2009 et de Niamey (Niger) en 2011. La manifestation scientifique a été organisée par le CRASC en partenariat avec l’Université de Ghardaïa, l’Institut américain d’études maghrébines (AIMS) et l’Association de recherche sur l’Afrique de l’Ouest (WARA, Université de Boston, USA).

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