vendredi 15 dcembre 2017 07:23:17

Mariage des mineures au Maroc : Forte hausse en 2013

Le mariage des mineures a connu une hausse significative au Maroc passant de 18.341 cas en 2004, année de l’entrée en vigueur du nouveau code de la famille, à 35.152 cas en 2013 selon des chiffres officiels.

PUBLIE LE : 03-06-2014 | 0:00

Le mariage des mineures a connu une hausse significative au Maroc passant de 18.341 cas en 2004, année de l’entrée en vigueur du nouveau code de la famille, à 35.152 cas en 2013 selon des chiffres officiels.  «Le taux de mariage des mineures (à) est passé de 7,75 % en 2004 à 11,47% en 2013 et l’année 2011 a connu la plus grande proportion de ce type de mariage  avec un taux de 11,99 % du total des actes de mariages conclus au cours de cette  année», a déclaré le ministre marocain de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid lors d’un séminaire tenu mercredi à Rabat sous le thème «Dix ans après l’application du Code de la famille: bilan et perspectives».  Au Maroc, la Moudawana (code de la famille) porte à 18 ans au lieu de  15 ans l’âge légal du mariage des femmes sauf dans des cas exceptionnels soumis à l’appréciation du juge. Selon Anaruz, un réseau de centres d’écoute des femmes victimes de violence, certains hommes n’hésitent pas à épouser des filles à l’âge mineur et attendent que leurs épouses atteignent l’âge légal (18 ans) pour déclarer leur mariage dans les tribunaux.
La question du mariage des filles mineures au Maroc figurent parmi les principaux combats de la société civile et des associations féministes, à travers l’organisation de manifestations, de sit-in et de signature de pétitions. Dans l’une de ses déclarations à la presse, la présidente de la Ligue démocratique pour les droits de la femme (LDDF), Mme Fouzia Assouli avait estimé que «les mariages de mineures constituent une violation des droits de l’enfant».
Par ailleurs, le ministre a relevé qu’une hausse significative des cas de répudiation a été enregistrée passant de 7.213 de jugements en 2004 à 40.850 jugements en 2013, notant que la répudiation pour raison de chikaka (discorde) s’accaparait la part du lion de ces jugements avec 97 % durant les trois dernières années. S’agissant du divorce, il a indiqué que son taux a stagné durant la dernière décennie, allant de 29.668 cas en 2005 à 22.452 cas en 2010, notant que le taux  du divorce révocable a régressé avec 1.877 cas, soit 7,44 % du total des actes de divorce, contre une augmentation du divorce par consentement (14.992, soit 59,46 %).
Concernant la polygamie, M. Ramid a fait savoir qu’elle s’est stabilisée durant les dernières dix années, soulignant que le taux le plus élevé a été enregistré en 2004 et 2011 avec 0,34 % du total des actes de mariage conclus, alors que le taux le plus faible (0,26 %) a été enregistré au cours des années  2012 et 2013.

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