mercredi 19 septembre 2018 22:41:39

Plan quinquennal 2014/2019 : L’investissement moteur de la diversification

Démocratie, multipartisme, solidité des institutions, reconnaissance des droits politiques et sociaux, liberté d’expression : l’Algérie a bel et bien fait du chemin. La stabilité du pays est citée en exemple dans le monde entier.

PUBLIE LE : 02-06-2014 | 0:00

Démocratie, multipartisme, solidité des institutions, reconnaissance des droits politiques et sociaux, liberté d’expression : l’Algérie a bel et bien fait du chemin. La stabilité du pays est citée en exemple dans le monde entier. Acteur influent dans la région, l’Algérie est également signataire des conventions internationales sur la protection de l’environnement, les droits de l’homme, le commerce, les droits d’auteur, le droit du travail, etc. A vrai dire jamais notre pays n’avait réuni autant d’atouts ni présenté un potentiel aussi important dans tous les domaines. Le pays s’est engagé au cours de ces dernières années dans un vaste programme de diversification. Des investisseurs de notoriété internationale sont aujourd’hui présents dans les secteurs stratégiques comme les télécommunications, l’énergie, le tourisme, les transports. Ses réformes économiques ont conduit dans certains domaines à la mise sur pied d’organes de régulation chargés d’assurer une concurrence saine entre acteurs économiques. En fait, depuis 2000, l’Algérie s’est résolument orientée dans une dynamique de mise à niveau de ses infrastructures structurantes. En relation avec sa forte volonté de promouvoir les investissements privés nationaux et internationaux, le choix a porté, dans le cadre de cette nouvelle politique, sur la réalisation des projets d’infrastructures suivant des schémas de partenariat public-privé. Situé à 2h de l’Europe, l’Algérie est aussi un pays d’ouverture. Sa stabilité politique, conjuguée aux différentes réformes structurelles entreprises par les autorités publiques, lui ont permis de se faire une place de choix sur le marché international.
L’économie de l’Algérie est solide et a enregistré de bons résultats au cours des dernières années. Sa performance économique a été saluée dans un contexte d’incertitude au niveau mondial. En Algérie, l’investissement est soutenu par une politique incitative et attractive qui s’appuie sur des dispositifs légaux, fiscaux et douaniers régulièrement actualisés.
Dans un contexte où les flux d’IDE au niveau mondial ont progressé de 10,9% en 2013, en particulier en Europe (+25,2%) et en Amérique latine (+17,5%), leur part destinée aux pays en voie de développement aura atteint un nouveau sommet de 759 milliards d’USD. Les IDE vers le continent africain ont augmenté de 6,8% en 2013. La politique algérienne à l’égard des IDE durant les années passées est très volontariste, ce qui lui valu d’être bénéficiaire au cours des années 2000 d’un boom des IDE, mais les effets de la crise financière ont entraîné une baisse et l’économie algérienne reste grandement dépendante des hydrocarbures. Mais très vite, les autorités du pays au plus haut niveau se sont rendu compte que si les matières premières représentent une source non négligeable de revenus, l’incertitude entourant les marchés et partant, les cours, doit inciter à plus de prudence et de vision. S’en tenir à la seule exploitation des matières premières est un danger réel. Le pays garde quand même un potentiel assez important d’IDE qui pourrait être poussés par de grands projets en faveur du prochain plan quinquennal de développement économique, dont la priorité est accordée à la diversification soutenue par une relance irréversible de l’industrie. La diversification de son économie est donc vitale pour l’Algérie. Même si le pays a plutôt bien résisté à la crise financière, il continue à exposer sa dépendance à l’égard de ses exportations des hydrocarbures. Cette hyper dépendance à l’égard de quelques produits de base a donc rappelé ainsi la nécessité d’une plus grande diversification de l’économie. Une plus grande diversité économique permettrait de multiplier les secteurs d’activités dont dépend l’économie, réduisant ainsi la vulnérabilité aux chocs extérieurs. Une plus vaste coopération internationale permettrait aux partenaires, émergents et de longue date, de développer les marchés d’exportation des produits locaux par le biais d’accords commerciaux favorables et d’investissements dans l’infrastructure économique. C’est au regard de cela que l’Algérie a adopté un plan d’orientation industrielle pour favoriser la croissance de secteurs d’activité comme l’agro-alimentaire, les matières plastiques, les produits chimiques et pharmaceutiques, les textiles, la pêche ou encore le tourisme… C’est ainsi, espère-t-on, que l’Algérie pourra mieux changer de cap et asseoir son développement et sa croissance sur des bases plus diversifiées.
Farid B.

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