dimanche 22 octobre 2017 10:49:32

Débats autour du projet de plan d’action : Les députés souhaitent la poursuite des réformes

Mohamed Larbi OUld Khelifa : «L’intelligence et la science, nouveaux défis pour l’Algérie»

PUBLIE LE : 02-06-2014 | 0:00
D.R

Sitôt le Premier ministre a achevé la présentation de son projet de plan d’action, le président de l’Assemblé populaire nationale, M. Ould Khelifa, a donné le feu vert pour l’entame des débats. «Plus de 325 intervenants se sont inscrits jusqu’à hier, et la liste est encore ouverte», nous dit un membre de la cellule de communication de l’Assemblée. Les premiers à intervenir sont des députés issus du FLN et du RND. Ces premiers intervenants ont affirmé, au nom de leurs partis respectifs, que leurs formations apportent leur soutien au plan d’action présenté par le Premier ministre. «Mais ce soutien, relève un député du FLN en direction de M. Sellal, ne vous épargnera pas de la critique.» Pourtant, la dizaine d’intervenants qui se sont succédé avant la levée de la séance matinale n’ont pas été trop durs. En fait, leurs interventions ont notamment été axées sur des généralités et sur des problèmes de développement que rencontrent les wilayas dont ils sont issus. Ainsi, le député RND de Tamanrasset entamera son intervention en déclarant : «On espère que le gouvernement sera à la hauteur des aspirations des Algériens.» Avant de poursuivre en se focalisant sur les problèmes de la population dans cette wilaya, et notamment les jeunes. Il fera des propositions qu’il jugera à même d’améliorer le quotidien des cette population. L’emploi, le découpage territorial annoncé, la réhabilitation du service public et les entraves bancaires seront évoquées. Le secteur de l’enseignement supérieur sera de son côté évoqué dans une autre intervention. Son auteur, député FLN de Laghouat, fera relever qu’il ne faut pas se contenter d’évaluer ce secteur du seul point de vue du nombre d’étudiants formés, mais de s’arrêter sur la qualité de l’enseignement dispensé. Un collègue à lui insistera sur l’indispensable séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. Il fera remarquer qu’il est urgent de lever toutes les entraves pour encourager l’investissement national et étranger. Pour ce qui est du secteur de l’éducation, il estime que le seuil au bac est une mesure qui porte préjudice à la crédibilité de cet examen, et estime que cette mesure devrait être exceptionnelle et non plus reconduite d’une année scolaire à l’autre. Une députée du même parti estime qu’il y a lieu de réviser le prix de cession des biens de l’OPGI, avant qu’un autre député de la même formation ne propose, dans son intervention, de revoir la loi sur la concession des terres agricoles, car, selon lui, c’est un échec. Un député RND a proposé d’inclure Yennayer sur la liste des fêtes nationales. Les débats se sont poursuivis dans l’après-midi et reprendront aujourd’hui.
N. K.      

Mohamed Larbi Ould Khelifa :
«L’intelligence et la science, nouveaux défis pour l’Algérie»
Le premier défi de l’Algérie, après la sécurité et  la stabilité, est l’intelligence, la science et l’expérience, a indiqué, hier à Alger, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, à l’occasion de la présentation du plan d’action du gouvernement par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
Évoquant les examens du baccalauréat en cours à travers le pays, il  a précisé que l’État a déployé tous les moyens nécessaires pour leur déroulement dans des conditions normales. Il  a par ailleurs relevé le «nouveau souffle insufflé» par l’Algérie au Mouvement des Non-Alignés et au groupe des 77, dont les réunions  ministérielles ont eu lieu récemment à Alger.  
Il a noté que ces deux réunions «auront des résultats positifs sur les pays du Sud, notamment dans la création d’une nouvelle vision des relations  internationales». Revenant sur l’élection présidentielle du 17 avril dernier, M. Ould  Khelifa a considéré que la «réélection d’Abdelaziz Bouteflika en tant que Président de la République, avec un taux élevé, a eu lieu dans la sécurité et la stabilité», afin de réaliser les engagements pris dans son programme.
Ce programme permet de «parachever le développement dans divers secteurs de l’économie nationale et l’élargissement de la base d’une démocratie consensuelle à laquelle participeront tous ceux qui en exprimeront le vœu  parmi les acteurs politiques et la société civile», a-t-il affirmé. Il permet également «l’ouverture d’un large débat autour de la Constitution et les attributions des institutions de l’État algérien», a-t-il ajouté.

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