lundi 16 dcembre 2019 01:54:15

3e promotion de gendarmerie nationale de médiation sociale : A l’écoute des mineurs

Pour lutter contre la délinquance juvénile, il est nécessaire d'accorder la priorité à l'action préventive par la prise en charge des jeunes exposés aux risques et dangers favorisant la déviance et ce, par des actions conjuguées de la famille, l'école, la société civile et enfin des services de sécurité.

PUBLIE LE : 02-06-2014 | 0:00
D.R

Pour lutter contre la délinquance juvénile, il est nécessaire d'accorder la priorité à l'action préventive par la prise en charge des jeunes exposés aux risques et dangers favorisant la déviance et ce, par des actions conjuguées de la famille, l'école, la société civile et enfin des services de sécurité. Ces derniers doivent agir conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Pour une meilleure prise en charge de cette catégorie et pouvoir exercer ses missions avec efficacité, le commandement de la gendarmerie nationale a mis en place 8 brigades spécialisées constituées d'éléments qui ont suivi une formation spécifique leur permettant d’effectuer des enquêtes et des investigations relatives aux affaires dans lesquelles sont impliqués des mineurs.
Aussi, les activités de cette brigade en tant que structure de proximité devront être orientées sur les quartiers populaires où le risque de déviance juvénile est plus important.  
Dans ce contexte, 31 éléments de la police judiciaire de la gendarmerie nationale composent la 3e promotion de gendarmerie nationale de médiation sociale qui est sortie, hier, de l’Ecole de police judiciaire de gendarmerie nationale de Zéralda. Une cérémonie de circonstance qui s’est déroulée en présence notamment du colonel Mustapha Lalmas, directeur de la prévention et de la sécurité publique ainsi que du directeur de la formation de la police judiciaire.  La brigade de protection des mineurs de la gendarmerie nationale est une unité spécialisée, placée auprès du commandement de groupement territorial de la gendarmerie nationale et dont la compétence s’exerce sur toute l’étendue de la wilaya.  Ces brigades spécialisées sont composées d'éléments spécialement formés pour s'occuper des jeunes délinquants lors des investigations en tenant compte des spécificités de la personnalité des mineurs qui exige un traitement différent de celui réservé aux adultes. Pour le lieutenant-colonel Abdelhamid Keroud, responsable de la communication du commandement de la gendarmerie nationale « la sélection de ces éléments doit se faire parmi les gendarmes compétents, ayant des prédispositions et une tendance affective montrant leur sociabilité et leur volonté d'exercer leurs activités en direction de cette frange sensible de la société ». « Avec ces nouveaux éléments le nombre de gendarmes composant les brigades est 90 membres, choisis parmi les gendarmes les plus qualifiés, ayant également un esprit ouvert et vif et jouissant d'un caractère sociable.
Ces derniers ont suivi une formation dans le domaine de la médiation sociale et les méthodes d'approche correspondant à cette catégorie de personnes », a expliqué l’officier supérieur lors d’un discours prononcé à cette occasion.
Il y a lieu de signaler que cette formation a été programmée conjointement avec des cadres de la gendarmerie nationale et des cadres formateurs du CNFPS (Centre national des personnels spécialisés de Birkhadem), et s'est déroulée sous forme de cours théoriques consolidés par des sorties sur terrain. Les stagiaires ont suivi des modules spécialisés adaptés au contexte traditionnel et culturel des mineurs algérien. Les 31 stagiaires qui ont reçu une formation de 70 jours, ont effectué des visites aux établissements de sauvegarde des mineurs au niveau d'Alger pour avoir une idée concrète  sur les modalités de travail avec cette catégorie.
Ladite brigade qui est une entité d’écoute et de proximité est chargée d’assurer une surveillance des milieux fréquentés par les mineurs afin de prévenir tout danger moral ou physique auquel ils peuvent être exposés, de sensibiliser les mineurs sur les risques de déviance et les conséquences qu’ils encourent du fait de leur comportement ainsi que sur toute incivilité commise par autrui a leur égard, de rechercher et de constater toute infraction aux lois et règlements régissant le domaine de protection des mineurs et de procéder aux enquêtes dans lesquelles des mineurs sont impliqués en qualité d’auteurs ou victimes, en coordination avec les magistrats spécialisés. Pour la première fois, la gendarmerie nationale a intégré des modules ayant trait aux techniques d'audition et la langue des signes afin d'assurer une meilleure prise en charge des catégories de mal entendants.
Par ailleurs, selon le colonel Lalmas, les gendarmes ont constaté durant les quatre premiers mois de l’année 2014, que pas moins de 980 mineurs qui ont été mis en cause dans des affaires de crimes et délits alors que 870 autres ont en été victimes.   
Mohamed Mendaci
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions