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Hygiène hospitalière : Les gestes simples sont les plus efficaces

L'EPH de Bologhine Ibn-Ziri a organisé sa 7e journée nationale sur l'hygiène hospitalière et la lutte contre les infections associées aux soins.

PUBLIE LE : 02-06-2014 | 0:00
D.R

L'EPH de Bologhine Ibn-Ziri a organisé sa 7e journée nationale sur l'hygiène hospitalière et la lutte contre les infections associées aux soins.

Une journée qui a regroupé de nombreux professeurs en médecine, des spécialistes en épidémiologie et en médecine préventive, de même que des responsables du secteur de la santé. Les communications se sont focalisées sur le bio-nettoyage, dont le plus récurrent demeure le lavage des mains et l'utilisation de solutions hydro-alcooliques. On estime que nombre de chirurgiens ne se conformeraient pas au protocole d'hygiène des mains. Les intervenants ont également insisté sur l’utilisation des antiseptiques et désinfectants, ils ont aussi mis en avant le nombre important des infections sur cathéters.
Il faut savoir que de  plus en plus, en milieu hospitalier, que ce soit à l'hôpital ou en clinique d'ailleurs, l'utilisation des techniques de surveillance des patients comme les cathéters urinaires, la mesure de la pression veineuse centrale, l'implantation de prothèses, les perfusions, etc. sont des techniques favorisant l'apparition d'infections hospitalières.
Il en est de même de certains traitements utilisés par voie intraveineuse, surtout quand ceux-ci sont de longue durée. Plus de la moitié de ces infections pourraient être évitées si les soignants se lavaient correctement les mains à certains moments essentiels des soins. Les infections associées aux soins de santé surviennent en général après un contact entre le soignant et les patients, par transmission des germes présents sur les mains. Les plus courantes sont les infections des voies urinaires et des sites des interventions chirurgicales, les pneumonies et les septicémies.
Les spécialistes de la santé appellent à l’application des mesures d’hygiène hospitalière  onusiennes, prévues dans les textes ratifiés par l’Algérie, pour la diminution de la prévalence des infections associées aux soins.
Ils appellent par ailleurs à l’installation de comités nationaux d’hygiène dans chaque hôpital tel que le prévoit la loi sanitaire.
Ce comité doit signaler tout acte contraire à la déontologie médicale et soumettre des rapports annuels sur l’état des services au ministère de la Santé, mais aussi alerter de la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques qui pourraient entraîner de graves conséquences médicales. Sur le plan de la prise en charge, les spécialistes estiment que son  coût est «très élevé». L'Algérie consacrerait «le plus gros budget à l'hygiène sanitaire dans la région du Maghreb».  
Malgré les actions entreprises par les pouvoirs publics pour lutter contre les infections contractées en milieu hospitalier, leur incidence demeure importante en Algérie ; ce constat a été fait par les conférenciers lors de cette 7e journée. Ils préconisent de réduire les durées d’hospitalisation des malades par une plus grande performance dans l’exploration qui doit se faire dans de brefs délais. Ils ont, par ailleurs,  vivement recommandé le développement des systèmes de soins à domicile pour réduire les coûts d’hospitalisation et le taux des infections nosocomiales.
Les infections associées aux soins touchent des centaines de millions de patients dans le monde, ont indiqué les experts qui ont estimé que ces infections sont à l’origine de pathologie graves, de prolongements de la durée du séjour en établissement de soins, d’invalidité à long terme, de coûts personnels importants pour les patients et leurs familles, de charges financières supplémentaires élevées pour les systèmes de santé et même jusqu’à la perte d’une vie. «Le taux de prévalence national des infections nosocomiales varie entre 15 et 20%», estiment les intervenants qui  ont  souligné que «les infections des sites opératoires arrivent en tête, suivies respectivement par les infections pulmonaires et les infections urinaires».
La  formation et le contrôle médical périodique du personnel de l’hôpital sont plus que nécessaires, concluent les conférenciers  qui ont déploré à la fin l’inefficacité des conseils nationaux de lutte contre les infections nosocomiales.    
Farida Larbi                     

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