jeudi 19 octobre 2017 11:50:12

APN : Le Premier ministre présente le Plan d’action du gouvernement

Plus de 250 interventions inscrites au débat général

PUBLIE LE : 01-06-2014 | 0:00
D.R

L’examen du plan d’action de mise en œuvre du programme présidentiel débute, ce matin, à l’issue de la présentation des grands axes et objectifs des actions préconisées par le gouvernement devant les parlementaires de l’Assemblée populaire nationale, lors d’une séance plénière présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, en présence des membres du gouvernement. Les travaux d’examen du projet de plan, qui enregistrent déjà 250 députés sur une liste encore ouverte, se poursuivront jusqu’à jeudi.

L’Assemblée, qui reprend les activités législatives depuis l’ouverture de la session de printemps en mars dernier, à la suite du processus électoral pour l’élection présidentielle du 17 avril dernier, présente, décidément, un calendrier chargé avec la programmation, à son ordre du jour, de débats sur le plan d’action de mise en œuvre du programme quinquennal du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Le plan d’action de mise en application du programme national, présenté dès ce matin au débat général par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour enrichissement et examen de ses huit grands chapitres de travail, porte sur des objectifs visant la poursuite de l’œuvre de renouveau national, l’approfondissement des réformes politiques en concrétisation des attentes nationales en termes de sécurité et de stabilité nationales, de réponses aux aspirations et attentes légitimes des citoyens pour davantage de progrès et de prospérité, tablant sur la relance de la dynamisation des différentes secteurs des activités économiques et industrielles de production. Le plan d’action du gouvernement, qui est donc soumis au débat général devant les  parlementaires, retient d’ores et déjà l’attention des 462 élus à l’Assemblée, puisque l’on enregistre plus de 250 inscrits à son examen. L’Assemblée contient une quarantaine de formations politiques réparties sur sept groupes parlementaires, et composée de trois tendances politiques et un groupe d’indépendants avec une majorité de députés ayant fait campagne autour du programme électoral du Président réélu, issus des partis FLN, RND, MPA, TAJ, ainsi que plus d’une centaine de députés indépendants.
Dans sa communication, le Premier ministre ne fera certainement pas dans les chiffres en soumettant son plan d’action devant l’Assemblée, mettant surtout l’accent sur les questions récurrentes en relation directe avec le quotidien des Algériens et des aspirations exprimées dans les engagements du Président de la République. Il s’agira, pour le nouveau gouvernement composé de 35 ministres, dont sept femmes, de présenter les mécanismes et les moyens législatifs de donner plus de performance aux actions des institutions de la République en termes de règles de la bonne gouvernance, de la réhabilitation du service public, de la relance des activités de l’économie nationale, pour éradiquer les fléaux sociaux et moraliser la vie publique.

Relance des activités économiques et industrielles pour accroître la rentabilité
Le Premier ministre expliquera, dans son exposé, les motifs du plan d’action, les méthodes de travail pour relancer les activités économiques et industrielles de l’outil de production en diversifiant les ressources d’exploitation des potentialités nationales, en agissant sur les environnements pour donner une nouvelle dynamique au développement national durable dans des volets qui demeurent encore fragiles et peu performants, comme la santé, l’éducation, la justice et le développement local. Des sujets qui vont focaliser les débats du plan d’action durant les cinq jours de son examen.
L’urgence d’instaurer les règles de l’État de droit, l’indépendance de la justice, la bonne gestion des collectivités locales, notamment au niveau de l’Administration et des services publics, avec plus d’engagement, pour la prise en charge des préoccupations quotidiennes des citoyens qui figurent en priorité dans les grands axes de travail de Sellal, notamment les aspirations des jeunes à l’emploi et la réduction du chômage. Le dialogue national et les consultations sur la révision constitutionnelle, dont les contacts débuteront ce matin, feront partie des débats du plan d’action.     
Une fois la présentation du plan d’action de mise en œuvre des grands axes du plan quinquennal faite, les travaux de l’APN se poursuivront par la lecture du rapport préliminaire de la commission nationale des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification, avant l’ouverture de la séance d’examen. Le plan d’action qui accorde un grand intérêt, dans sa réalisation, à la sécurité et à la stabilité nationale, part de la problématique de la réconciliation nationale, comme vertu à cultiver pour cimenter la cohésion nationale, poursuit la démarche de mise en œuvre de la charte nationale en agissant avec la fermeté et la rigueur de la loi dans sa lutte contre le terrorisme.

Révision législative  et réaménagement de l’espace pour plus d’impacts et de progrès
Parmi les d’autres priorités, le gouvernement inscrit l’approfondissement de la démocratie participative, doublée de l’indépendance de la justice, l’éradication de la bureaucratie, la lutte contre la corruption et les crimes économiques, avec, pour but, de bâtir le développement économique et social en agissant sur la diversification des activités économiques et sur la rentabilité de la production nationale pour réduire la dépendance de financement du développement des seules ressources des hydrocarbures. Il s’agit de renforcer les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des services et du tourisme.
En termes chiffrés, le plan d’action, qui table sur un taux annuel de croissance de 7%, une réduction du chômage conséquente, une vigilance dans la préservation des équilibres financiers, accorde un grand intérêt au développement des wilayas équilibré et équitable, pour éviter les disparités régionales. Au plan législatif, le plan d’action met en avant la promotion de l’investissement productif, en misant sur la révision de la loi sur l’investissement dans le but de consacrer  la liberté d’investissement et de facilitation pour la création d’entreprises. La modernisation du secteur financier devra toucher les assurances, l’administration fiscale, les finances  publiques, les domaines, les douanes et le mode de financement de l’investissement économique, en donnant plus de moyens aux capacités nationales en termes de prévision et de prospective. C’est dans ce contexte que va évoluer le nouveau programme quinquennal de croissance 2015-2019 tablant sur des objectifs définis en relation avec la diversification des activités de l’économie nationale, la réforme du système bancaire et financier afin de drainer les ressources financières nécessaires à son exécution, notamment celles relatives aux programmes de développement des wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, et celles frontalières qui seront opérées à la faveur du prochain découpage administratif.
Cette dimension stratégique entreprise dans le cadre du réaménagement du territoire, contenue dans le nouveau plan d’action du gouvernement, décidée à l’initiative du Chef de l’État, en réponse aux doléances des citoyens pour plus de proximité des services de l’administration locale, plus de développement et d’équilibre entre les wilayas devant mettre fin aux disparités régionales, vise à désenclaver les localités éloignées, à créer les conditions de relance des activités rentables et créatrices de valeur ajoutée au développement équilibré et interactif entre les diverses communes et localités du pays. La création d’emploi, la lutte contre les inégalités et la marginalisation que connaissent certaines régions montagneuses ou rurales constituent des facteurs importants que le plan d’action à tenu à leur accorder de l’intérêt dans son programme. Ces préalables législatifs, économiques et financiers, ayant donné un coup de fouet à la bureaucratie que le gouvernement a inscrits dans son plan d’action pour construire les fondements d’une économie émergente et diversifiée, mettant à l’abri le pays d’éventuelles secousses ou chocs suite à des crises économiques ou financières d’ampleur internationale, visent à matérialiser la modernisation du dispositif national dans tous les domaines, et dont de grandes étapes ont été franchies, avec l’installation de l’ancien département ministériel de la Réforme du service public.
Houria A.  

 

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