lundi 24 septembre 2018 21:26:34

Formation en justice juvenile : L’apprentissage du « travailler ensemble »

Revue «Vouloir» : 26 fauteuils roulants et 100 équipements semi-médicaux distribués

PUBLIE LE : 01-06-2014 | 0:00

Une cérémonie de clôture de la formation en justice juvénile a eu lieu au niveau de l’Ecole supérieure de la magistrature (ESM). Cette initiative entre dans le cadre d’un cycle de formation destiné aux droits des enfants, que l'Institut international des droits de l'enfant (IDE) destine aux professionnels impliqués dans la prise en charge des enfants en danger et en conflit avec la loi, en Algérie.  Cette formation qui a été co-organisée avec l’Unicef et l’Institut international des droits de l’enfant de Suisse, a été assurée par M. Michel Lachat, vice président de l’IDE et M. Benoit Van Keirsbilck, président de la Défense des Enfants International.  L’objectif principal est de compléter la formation par une approche interdisciplinaire, l’apprentissage du « travailler ensemble » et la confrontation théorie/pratique et à apporter des éléments méthodologiques utiles pour que les participants puissent à leur tour former leurs pairs. Il s'adresse à tous les intervenants de la chaîne pénale (procureurs, juges, avocats, psychologues, policiers, travailleurs sociaux et agents pénitenciers) et ce, dans la perspective d'obtenir un réflexe interdisciplinaire et d'améliorer la coordination des acteurs et la collaboration entre les différentes professions engagées dans la justice juvénile.  Il s’agit des corps de métier retenus sont les suivants, 3 commissaires de police, 5 capitaines et lieutenants de la gendarmerie, 3 juges des mineurs et 3 procureurs, 3 travailleurs sociaux dont une formatrice, un éducateur et une assistante sociale au près du ministère de la solidarité, 2 agents pénitentiaires et 3 psychologues de la police et la gendarmerie.
Le premier module aura lieu du 25 au 29 mai 2014. Les participants à cette formation, viennent 3 wilayas du pays, soit Alger, Constantine et Oran. Les matières enseignées « portent sur les grands standards internationaux en matière de justice juvénile et sur la législation et la pratique algérienne », a rappelé M. Lachat, précisant qu’entre ces modules, « les participants ont accompli un certain nombre de tâches, notamment des lectures, un stage d'au moins 3 jours dans une autre profession que celle qu'ils exercent, ainsi que des travaux personnels ». Dans cette optique, il a expliqué que « l’IDE, dans toutes ses formations, attache une importance cruciale à cette dimension », « actuellement la coordination fait défaut et chacun travaille dans son précarré », a-t-il ajouté. Dans une déclaration à El Moudjahid, M. Hakim Kabour, consultant innovation à l’Unicef, a expliqué qu’« au terme de la formation proposée, les différents acteurs se connaissent et apprennent à travailler ensemble », mais, dit-t-il, « ils connaissent l'environnement de travail de leurs collègues ». « Au vu de la définition large de la Justice Juvénile qui dépasse – et de loin – le cadre pénal, il s’agit d’apprendre aux professionnels provenant de professions différentes à se connaître et à travailler dans un système de prise en charge coordonné », a précisé M. Kabour. Dans le même ordre d’idée, il a expliqué que « cela ne s’apprend pas tout seul et nécessite de la pratique ». « Ceci se fait par des exercices pratiques sur des cas réels examinés par toutes les professions, des jeux de rôle et  par des visites ou des stages "sur le terrain des autres" notamment dans des centres de détention, centres d'accueil ou encore commissariats ». Selon le consultant de l’Unicef, « l’objectif d’améliorer sensiblement la situation existante et de mettre en place une véritable spécialisation à plus ou moins long terme ».  Par ailleurs, la détermination de former les formateurs vise l’effet durable ; l'obligation des « formés » de devenir formateurs est claire dès le début. Cela implique la nécessité d’un processus de sélection pointu.                   
  Sihem Oubraham

Revue «Vouloir»
26 fauteuils roulants et 100 équipements semi-médicaux distribués
La revue "vouloir" a organisé, hier, un après-midi de sensibilisation au profit des enfants handicapés.  Baptisée « nous sommes tous vulnérables à l’handicap », le directeur de la revue, M. Abdelkader Azouz a saisi cette occasion pour fêter l’événement avec les enfants handicapés et a distribué pas moins de 26 fauteuils roulants  et des équipements semi-médicaux ainsi que des médicaments au profit de 100 enfants. « L’opération se déroule dans de bonnes conditions. En effet, nous sommes rodés puisque nous avons effectué plus des dizaines d’initiatives de ce genre », a déclaré, M. Azouz à El Moudjahid, rappelant le fait que « nous en sommes à notre 252ème opérations depuis 2004 ».  Dans cette optique il a souhaité que les personnes aux besoins spécifiques doivent faire l’objet d’une meilleure prise en charge, partant du constat que la société ne se sent pas très concernée par cette frange particulière de la population. « Il est plus que nécessaire qu’il y ait des structures et des organes de prise en charge qui prévoient une somme d’actions complémentaires comme les anneaux indissociables d’une chaîne, parce que c’est un tout, et tout un chacun devrait s’investir, notamment par le biais du bénévolat ».
S. O.

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