jeudi 19 octobre 2017 11:51:17

Projet de révision de la constitution : Les consultations débutent aujourd’hui

Un agenda scrupuleusement respecté

PUBLIE LE : 01-06-2014 | 0:00
D.R

Les rencontres inscrites dans le cadre des consultations sur le projet de révision de la Constitution entre personnalités, partis politiques, organisations, associations et autres conpétences, avec le ministre d’Etat, directeur de cabinet à la Présidence de la République, M. Ahmed Ouyahia débutent, aujourd’hui, au siège de la Présidence de la République.

Amar SaIdani à propos du la mise en œuvre du programme du gouvernement :
 « Le FLN est disposé à travailler avec tous les partis »
L’objectif de ce programme est d’«améliorer la prestation des institutions et la construction d’un Etat de droit, de démocratie dans lequel l’opposition aura son mot à dire», a affirmé le SG du parti.
Le premier responsable du Front de libération nationale, a relevé, hier au siège de son parti, l’«importance» de l’activité des députés dans la mise en œuvre du plan d’action du programme du gouvernement, en particulier la révision de la loi fondamentale. Aux élus de son parti, Amar Saïdani demande d’être un «meilleur rempart» contre les tentatives de «semer la peur, le désarroi et cultiver le désespoir» dans la scène politique. Pour constituer une valeur-ajoutée à cette feuille de route de l’Exécutif, le conférencier recommande la conjugaison des efforts. Le FLN, souligne-t-il, devant un parterre de journalistes, est «disposé à travailler en étroite collaboration avec tous les partis». L’objectif est de s’éloigner du discours «creux et de confrontation.» Dans ce contexte, il indique que boycotter les consultations inhérentes à la Constitution est «inconcevable» et appelle les formations concernées à adhérer au programme du gouvernement dont le principe est d’«améliorer la prestation des institutions et la construction d’un Etat de droit, de démocratie dans lequel l’opposition aura son mot à dire». Aussi, M. Saïdani a formulé une «mise au point» à l’égard de certains politiciens qui s’expriment au nom du Président de la République, affirmant qu’ils ont rencontré à maintes reprises le Président. «Bouteflika est le Président de tous  les Algériens, je ne vois pas pourquoi certains se targuent de le rencontrer en tête à tête », clame-t-il sous des applaudissements rythmés provenant des quatre coins d’une salle qui s’est avérée trop exiguë pour contenir l’assistance nombreuse venue assister à cette conférence. A cet effet, le SG du FLN juge que le respect de la pratique politique s’impose, et «prie» les concernés à s’«exprimer au nom de leurs partis» Et de poursuivre : «cette tentative d’induire en erreur l’opinion publique, est à bannir».   Saisissant cette opportunité, le conférencier affirme que ceux qui croient que les députés du FLN ne sont pas politisés, «se trompent». Au sein de son parti, le mot d’ordre est de «préserver les institutions de l’Etat.»  Réaffirmant l’attachement et le soutien du FLN à la démarche gouvernementale, M. Saïdani répond, également, à certaines assertions selon lesquelles la «dissolution» de l’APN ne serait pas sans conséquences, soulignant que cette frange «nage elle-même dans le flou le plus total.» Quant à son parti, le leader du FLN dira qu’il «accompagnera» le projet du président et qui est celui de veiller à répondre à toutes les doléances des citoyens. D’autre part, M. Saïdani dira que le FLN, parti que préside à titre honorifique M. Abdelaziz Bouteflika, a gagné lors des présidentielles précédentes. « Il est temps que notre parti gouverne, sinon les élections n’auraient aucun sens. On ne parle pas de personnes, mais d’un système en usage à travers le monde», relève l’orateur.  De son côté, Larbi Ould Khelifa, président de l’Assemblée populaire nationale (APN) a, dans sa brève intervention, souligné que le FLN représente la «colonne vertébrale et la force de frappe de la classe politique. Pour garder son statut, le parti doit rester attaché aux principes de la Déclaration du 1er Novembre». a-t-il dit, tout en se félicitant, dans un autre registre, du statut de l’Algérie qu’il considère comme un «havre de paix dans un monde de turbulences ». Les «opposants» au FLN, explique-t-il, «ne le sont pas dans les principes mais dans la manière à transmettre ce message du 1er novembre. »
Fouad Irnatene

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Taj
Pour une Constitution consensuelle
S’exprimant au cours d’une conférence de presse qu’il a animée à l’issue de la tenue du conseil national du parti, Amar Ghoul, a souligné que son parti était engagé pour que le projet de la révision de la Constitution soit consensuel, car dira-t-il, il s’agit d’une «Constitution prospective pour le futur qui répond aux exigences économiques et politiques du pays et qui prendra en considération les mutations que connaît la société algérienne et toute la région de manière générale». M. Ghoul a  précisé que le Conseil national du parti qui poursuit l’examen des propositions de la commission d’experts installée par cette instance pour débattre du projet de Constitution, a mis l’accent sur plusieurs axes qui devraient être inclus dans la prochaine Constitution. En effet, «la prochaine Constitution doit contenir des articles clairs forts et profonds, susceptibles de donner une place particulière à la jeunesse algérienne et élargir leur champ de présence et dans tous les domaines». Il s’agit aussi de «donner aux compétences nationales tout l’espace et la considération pour pouvoir s’épanouir au niveau de leur pays ou à l’étranger». Il est également question d’élargir le champ de participation de la femme pour qu’elle soit un vrai partenaire dans tous les domaines, notamment politique et économique, selon le leader de TAJ. Aussi parmi les grandes orientations de la nouvelle Constitution le président de Taj, citera le principe de séparation des pouvoirs, l’alternance au pouvoir à tous les niveaux que ce soit au niveau local, national ou la présidence de la république, et cela à travers des élections libres et démocratiques. M. Ghoul dira aussi que son parti soutient le processus de la réconciliation nationale qui permettra de consolider les droits de l’homme à tous les niveaux. Le parti soutient également la nouvelle vision de la constitution qui a pour objectif de consolider et de préserver les acquis de l’Algérie. « Nous avons pris en compte dans le cadre de nos orientations, de prendre en charge non seulement  du volet politique et social mais il faudrait aussi marquer cette Constitution par une réorientation de la vision économique de l’Algérie hors hydrocarbure », a-t-il ajouté.  Par ailleurs le leader du parti Taj a faut savoir que la décision finale des recommandations émises par le conseil national, seront connues le 6 et 7 juin 2014 et soumises à la Présidence de la République via les consultations qui seront entamées à partir d’aujourd’hui, sous l’égide du directeur de cabinet de la présidence, M. Ahmed Ouyahia .    
Salima Ettouahria

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El Karama
Promouvoir la réconciliation nationale en amnistie générale  
Le président du parti El-Karama, Mohamed Benhamou, a affirmé hieer à Annaba, que son parti proposera, dans le cadre des consultations  devant débuter dimanche autour du projet de révision de la Constitution de "promouvoir  la réconciliation nationale en amnistie générale". Intervenant au cours d’une conférence des militants de sa formation  politique activant dans la région Est, tenue à El Hadjar, M. Benhamou a souligné que le parti El-Karama, qui accorde un "grand intérêt" à la question de la  réconciliation, considère que l’amnistie générale fera passer l’Algérie vers "une nouvelle étape dans laquelle toutes les plaies se refermeront et qui fera que "chacun se consacrera à l’édification du pays dans la sécurité et de la  stabilité". M. Benhamou a également plaidé pour "la consécration de la liberté d’expression" et pour que "l’immunité du travail journalistique en tant qu’acquis inaliénable soit garantie par la prochaine Constitution". Le parti El-Karama est "en faveur d’un système de gouvernance semi présidentiel garantissant la séparation des pouvoirs et l’autonomie du pouvoir judiciaire", a encore souligné M. Benhamou, invitant la "majorité silencieuse" à s’impliquer  dans la vie politique, avant de réitérer sa proposition de "soumettre la prochaine  Constitution à un référendum populaire". Il a inscrit ce regroupement dans le cadre d’une "série de rencontres prévues également à l’Ouest, au Centre et au Sud du pays, ainsi qu’avec la communauté nationale établie à l’étranger, dans le cadre de la consultation nationale sur le projet de révision constitutionnelle.

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RCD
La  révision  devrait être la « dernière étape » d'un processus de « transition »
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie  (RCD) considère que la révision de la Constitution devrait être la "dernière  étape" du processus de "transition" auquel il n'a cessé d'appeler, refusant  par conséquent de "s'impliquer" dans le débat actuel, a indiqué le président  de ce parti, Mohcine Belabbas. "Le RCD estime que la révision de la Constitution devrait être la dernière étape du processus de transition auquel nous avons appelé depuis déjà un moment", a souligné Mohcine Belabbas dans une déclaration à l'APS, à la veille du début  de consultations de personnalités, partis, organisations, associations et autres  compétences, avec le ministre d'Etat, directeur de cabinet à la présidence de  la République, Ahmed Ouyahia. Le président du RCD a précisé que sa formation politique refusait même  de "s'impliquer dans le débat concernant la teneur du document", notamment les points ayant trait à la nature du régime ou le nombre des mandats présidentiels  car ayant décliné l'invitation d'Ahmed Ouyahia pour participer aux consultations autour de ce projet.  "Pour nous, il s'agit d'une logique. Nous boycottons les consultations. Donc nous refusons d'apporter notre contribution aux discussions", a-t-il précisé. Selon lui, cette "logique" s'inscrit dans la démarche initiée par sa  formation depuis plus d'une année où il avait engagé une réflexion au niveau de la base sur les grandes questions qui concernent le pays dont la révision  de la loi fondamentale du pays. La démarche avait abouti à l'élaboration d'une mouture de projet de  Constitution qui était l'émanation des militants du parti, laquelle reste "toujours  d'actualité", selon le président du RCD. Le RCD avait critiqué le projet soumis à consultation par la présidence de la République estimant que "la refonte institutionnelle, l'officialisation  de la langue amazighe et l'équilibre des pouvoirs ont été occultés". Une feuille de route consensuelle définissant les mécanismes à même d'assurer le libre choix des Algériens, un dialogue national ouvert à tous les  acteurs politiques et sociaux et la revalorisation de l'Etat et ses principes  organes sont autant de points pour lesquels milite le RCD.

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Historiens, juristes et économistes en atelier de travail à Constantine
Un atelier de travail sur la révision de la constitution, réunissant historiens, juristes, avocats et économistes a été organisé samedi à Constantine, à l’initiative de la faculté de charia et d’économie de l’université des sciences islamiques Emir Abdelkader, a-t-on constaté. Les deux séances de travail tenues durant cette journée seront clôturées par l’élaboration d’une synthèse des travaux qui sera communiquée aux plus hautes autorités du pays et, notamment, à la commission d’experts chargé de la révision de la Constitution. L’atelier ouvert par M.M. Abdallah Boukhelkhal, recteur de l’université Emir-Abdelkader de Constantine et Kamel Ladraa, doyen de la faculté de charia et d’économie, devait débattre durant la séance de la matinée de propositions concernant le préambule, les principes généraux, le peuple, l’Etat, les droits, les libertés et les devoirs. La séance de l’après-midi est consacrée au débat sur l’organisation des pouvoirs, la séparation des pouvoirs, la fonction de contrôle et le conseil constitutionnel. Au cours d’un débat préliminaire, les participants à cet atelier ont souligné que leurs contributions devront porter sur les "préoccupations générales des universitaires", leur formulation devant être laissée aux soins des législateurs spécialisés et des constitutionnalistes. Il ressort des premières discussions des participants, issus des différentes universités de Constantine, que leurs préoccupations portent sur la nécessité d’aboutir à une constitution appelée à durer et reflétant la maturité acquise par le peuple algérien, après plus d’un demi-siècle d’indépendance. Pour ce faire, ont-ils souligné, toutes les propositions doivent "traduire une vision historique approfondie des constantes nationales et des valeurs ancestrales du peuple algérien". Ils ont notamment évoqué, dans ce contexte, le souci de mettre en exergue l’idée que la réconciliation nationale fut "l’aboutissement logique du combat de la Nation algérienne, pour sa liberté, pour son unité et sa souveraineté et pour un Etat de droit, conforme à sa personnalité, sa culture et ses valeurs spirituelles". L’attachement du peuple algérien à la démocratie et ses aspirations à construire une société moderne, ont été soulignés par les participants qui ont mis l’accent sur les principes républicains qui avaient animé les initiateurs de la Révolution du 1er Novembre 1954, ainsi que sur les traditions pluralistes du mouvement national qui avait préparé et porté à maturité, durant la première moitié du XXe siècle, la lutte pour l’indépendance nationale.
Les participants à cet atelier de réflexion et de propositions sur le projet de révision constitutionnelle, ont également insisté sur la nécessité de renforcer les dispositions relatives à la séparation des pouvoirs, à la défense des libertés individuelles et collectives et à la liberté d’entreprendre.

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Un agenda scrupuleusement respecté
Jusqu’à présent, l’agenda est scrupuleusement respecté. Promise et annoncée par le Président de la République à différentes occasions, réaffirmée lors de son discours d’investiture, la révision de la Constitution dont une mouture a été adressée à 150 destinataires, le 15 mai aux partis politiques agrées (même ceux qui ne sont pas représenté au Parlement), à des personnalités nationales, aux organisations et associations nationales représentant les Droits de l'Homme, à différentes corporations, notamment des magistrats, des avocats, des journalistes, des représentants du secteur économique, de la jeunesse, des étudiants ainsi qu’une douzaine de professeurs d'université sollicités pour leurs compétences est entrée ce 1er juin dans une étape qualitativement supérieure. En effet, le ministre d'Etat, Directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, recevra les forces politiques, sociales et leader d’opinion sollicités pour cette consultation.
Une nouvelle étape qui s’ouvre pour donner corps à l’ensemble des remarques au texte soumis à débat et aux propositions qui seront formulées lors de ces consultations. Un débat ouvert qui ne souffre d’aucune restriction ou interdit sauf ceux gravés sur l’identité essentielle de la nation et que la mémoire collective a érigée au statut des valeurs constitutives de l’ethos national : les constantes, les valeurs et les principes fondateurs de la société.
Les 150 invitations adressées ont été acceptées par "30 personnalités sur 36 destinatrices d'une invitation, 52 partis politiques sur 64 invités, toutes les 37 organisations et associations nationales destinatrices d'une invitation et les 12 professeurs d'université sollicités" ; c’est dire, le large éventail de la société civile et politique, conscient de l’importance de l’enjeu, qui a répondu à cette démarche qualifiée, à juste titre, d’historique par un président d’un parti politique. La loi fondamentale du pays, on ne le répétera jamais assez, est écrite pour survivre aux hommes (même ceux qui font l’histoire). Elle n’est dictée ni par les forces au pouvoir ni imposée par l’opposition. Elle traduit au-delà des contingences et des aléas de l’instant, en dispositions juridiques, les rêves et les valeurs de tout un pays, de toute une nation, dont les habitants du plus humble au plus fort sont porteurs. Qui peut aujourd’hui, vis-à-vis de l’histoire, affirmer qu’il ne se reconnaît pas dans un texte, supérieur au reste de tous les autres textes normatifs et juridiques alors que chacun de ses termes, chacun des ses paragraphes traduit et donne à lire et a respecter aux vivants comme aux générations à venir, ce qu’il y a de plus beaux, de plus juste et de plus noble en nous ? On construit sa vie sur ce que l’on donne a dit, un jour,  un des plus grands hommes politique du siècle passé qui a eu ses paroles ô combien d’actualité : «Agir comme s’il était impossible d’échouer» … même si on n’a ,à offrir (pour paraphraser cet homme hors du commun) que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur pour ce pays qui est le nôtre. Si le peuple le décide, la prochaine loi inscrira la réconciliation nationale comme constante nationale. Depuis l’indépendance, jamais l’Algérie n’a vécu une épreuve aussi terrible que celle qui à mis face à face ses propres enfants dans une confrontation tragique qui a failli emporter tout le pays ; institutions et société. Choisir la paix, c’est refuser la guerre et son lot de violence. Ceux qui ont été du combat libérateur le savent mieux que quiconque. Ceux qui portent sur leur chair les cicatrices des années quatre-vingt-dix savent mieux que quiconque l’importance de la paix. Ce texte fondamental doit être la somme de tous nos commandements sur la paix, la liberté, le respect d’autrui et la tolérance vis-à-vis de la différence.
 M. Koursi
 

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