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Dans la lucarne : L’argent s’invite dans les coulisses des Verts

Autres temps, autres mœurs, c’est un peu l’adage qui sied parfaitement bien à la situation actuelle de notre sport.

PUBLIE LE : 01-06-2014 | 0:00
D.R

Autres temps, autres mœurs, c’est un peu l’adage qui sied parfaitement bien  à la situation actuelle de notre sport. En effet, par le passé, les journalistes qui n’étaient pas aussi nombreux qu’ils ne le sont aujourd’hui faisaient leur travail comme sur des roulettes. On peut mettre cela sur le dos du développement des sciences sociales, mais aussi du journalisme. Néanmoins, les spécialistes de la presse sportive n’avaient pas l’habitude d’entendre des informations où pour faire son travail journalistique, il faudra « casquer ». C’est ahurissant ! On faisait le « boulot », comme l’on dit, avec une plus grande liberté ou presque sans qu’on soit obligé de payer quoi que ce soit.  Bien au contraire, ce sont les journalistes qui étaient sollicités avec insistance pour un entretien, un portrait ou autre. Le bénéficiaire serait aux anges lorsqu’on accepte de faire le travail demandé. Aujourd‘hui, on est en train de constater que tout cela fait déjà partie du « has been ». En effet, il y a quelques jours lors de la conférence de presse du sélectionneur national, Vahid Halilodzic, très choqué et même tout simplement retourné, nous a fait une confidence sur une demande pour le moins étrange d’un journaliste, apparemment appartenant à une boîte « friquée », lui offrant 2500 euros s’il acceptait de lui accorder une interview exclusive. Surpris par cette curieuse sollicitation qui ne répond à aucune morale de surcroît en Algérie, Halilhodzic a tout simplement refusé avec vigueur et désapprobation. Il faut dire que tous les présents à cette conférence de presse relative à la préparation des Verts pour le mondial brésilien. Au-delà de l’auteur de cette curieuse demande frisant la « corruption ». A peine cette information plus ou moins oubliée, voilà qu’on entend presque normalement que trois chaînes TV entre publique et privées ont eu l’idée d’acheter les « coulisses » de l’équipe nationale pour la bagatelle, selon des chiffres publiés par la presse sportive nationale, de 15 milliards de centimes, soit cinq milliards par chaîne. Il est vrai qu’on ne laisse rien pour les autres. On a remarqué cela lors de l’arrivée de l’EN en Suisse. Ni les fans de l’équipe nationale qui ont fait le pied de grue depuis plusieurs heures, ni les journalistes envoyés sur place pour la couverture du match amical Algérie-Arménie n’ont pu approcher les Verts ou leur staff technique. A cette allure, les journalistes, sur place, ne peuvent faire que les à-côtés ou seulement les points de presse en présence du coach national, d’un ou deux joueurs. Sans les recommandations de la FIFA, même la présence  de l’entraîneur ou des joueurs serait du domaine presque de l’impossible. A vrai dire, on relève de nos jours les difficultés de la presse sportive nationale, surtout qu’elle ne peut concurrencer ceux qui détiennent la « planche à billets ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que la quête de l’information sportive ne sera pas facile, surtout qu’on ouvre les portes qu’à ceux qui ont les « poches pleines » et qui ne sont pas trop regardants sur les dépenses.
Hamid Gharbi

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