dimanche 22 octobre 2017 10:59:01

Population active en Afrique : Un milliard de personnes à l’horizon 2040

La population active en Afrique atteindra un (1) milliard de personnes d’ici à 2040, soit plus que le nombre des personnes en âge de travailler de la Chine et de l’Inde réunies, a indiqué, jeudi, la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde.

PUBLIE LE : 31-05-2014 | 0:00

La population active en Afrique atteindra un (1) milliard de personnes d’ici à 2040, soit plus que le nombre des personnes en âge de travailler de la Chine et de l’Inde réunies, a indiqué, jeudi, la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde. Intervenant à la conférence sur l’Afrique, organisée par le FMI et le Mozambique, les 29 et 30 mai à Maputo, Mme Lagarde a avancé que les défis à plus long terme qui pourraient influer de façon considérable sur les perspectives de l’Afrique sont les défis démographiques, technologiques et environnementaux. Selon la patronne du FMI, les priorités pour que ces défis de l’Afrique deviennent des opportunités reposeraient sur les infrastructures, les institutions et le peuple. À ce sujet, elle a considéré que l’énergie, les routes et les réseaux technologiques sont les fondations de tout édifice solide et durable, et qu’il convient de combler le déficit des infrastructures de l’Afrique. Au cours des trente dernières années, la production d’électricité par habitant en Afrique subsaharienne a pratiquement stagné, tandis que 16% seulement des routes sont pavées, contre 58% en Asie du Sud, alors que ces déficits représentent des coûts énormes pour les entreprises et pour la population.
Quant au défi des institutions, il s’agit ici de gouvernance, de transparence et de cadres économiques sains, a-t-elle expliqué. À ce propos, elle a observé que l’Afrique dispose d’un potentiel extraordinaire qui représente plus de 30% des réserves minières du monde. «Si ces richesses sont bien gérées, elles offrent des opportunités exceptionnelles de croissance et de développement économiques», a-t-elle poursuivi en déplorant que dans de nombreux pays africains, «les rentes des industries extractives profitent à une minorité». Selon elle, «il serait bon de renforcer les institutions et la gouvernance dans le secteur des ressources naturelles», ajoutant que la transparence peut accroître la responsabilisation et faire en sorte que ces ressources profitent à tous. Quant aux préoccupations immédiates du continent, elle a prévenu que les perspectives de la région pourraient être assombries par trois grands facteurs. Il s’agit d’un ralentissement de la croissance dans les pays avancés et, en particulier, dans les pays émergents qui sont les principaux partenaires commerciaux de l’Afrique, d’une baisse des prix de certains produits de base et d’un resserrement des conditions financières extérieures, et un risque de volatilité accrue des marchés pendant la normalisation des politiques monétaires.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions