jeudi 20 septembre 2018 10:51:33

ESS : L’Entente au bord de l’implosion

L’Entente de Sétif est au bord de l’implosion.

PUBLIE LE : 29-05-2014 | 0:00
D.R

L’Entente de Sétif est au bord de l’implosion. La situation semble aller de mal en pis pour l’Aigle noir qui fait face, nolens volens, à une crise financière sans précédent. Il faut dire que la dernière grève des joueurs ayant précédé ESS-USMH et les «vérités» des joueurs qui ont dénoncé, devant le représentant de la wilaya, les contre-vérités des dirigeants sur l’état des salaires — certains joueurs n’ont pas été payés depuis huit mois —, ont tordu le cou au peu de confiance qui existait entre les deux parties. Au point que Hassan Hammar a annoncé sa démission pour l’après ESS-Ahly Benghazi. Le président semble décidé cette fois-ci à jeter l’éponge, car se sentant incapable de faire face seul à cette crise sans précédent. Le directeur administratif, Arab, a fait savoir lui aussi qu’il se retirera après ledit match. Les deux hommes forts de l’Entente devraient emporter d’autres dirigeants dans leur sillage. Il faut dire que l’ESS a besoin de pas moins de dix-sept milliards de centimes pour payer les joueurs et préparer la nouvelle saison. Dix milliards rien que pour le payement des arriérés des joueurs. Comme on l’écrivait ci-dessus, il y a des joueurs n’a n’ont pas été payés depuis neuf mois. Lorsqu’on sait que Hassan Hammar a eu du mal à réunir un milliard deux cent millions avant le match face à l’USMH pour mettre fin à la grève, le président a toutes les raisons d’avouer son impuissance, aujourd’hui. Certaines parties s’activent, du coup, dans les coulisses, pour reconstituer l’ancien bureau. Ceux qu’on appelle les «huit» à Sétif ont multiplié les rencontres sous la direction de Larbaoui et prépareraient le terrain pour un retour au devant de la scène. Ces anciens dirigeants, bannis par Hammar, voudraient faire revenir Abdelhakim Serrar. Ils n’attendraient que l’officialisation de la démission de Hammar pour entrer en scène. Larbaoui a même lancé un ultimatum de quinze jours au président démissionnaire pour déposer son bilan et quitter les lieux pour qu’ils puissent reprendre en main le club. Larbaoui dit pouvoir compter sur les mécènes qui se sont embrouillés avec Hammar pour mettre les fonds de roulement nécessaires. Mais ils exigent que Hammar entérine sa démission dans les plus brefs délais. Car, passée la date du 15 juin, ils refuseraient de revenir. D’où le flou qui plane au-dessus de la maison ESS. Hammar pourrait toujours faire machine arrière rien que pour barrer la route à ses rivaux. Mais, pour ce faire, il devra commencer par payer les joueurs et regagner leur confiance. Puis, tenter de recruter. Comme l’ESS risque de perdre tous ses cadres, un recrutement de choix s’impose. Tout ça au moment où les émigrés menaceraient de ne pas reprendre les entraînements. La préparation du match face au Ahly Benghazi, comptant pour la troisième journée des poules de la Ligue des champions d’Afrique, est plus que jamais compromise.
A. Bentalah  

 

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