mardi 25 septembre 2018 20:59:50

Chronique omnisports : hommages

«Si nous venons à mourir, défendez notre mémoire», ainsi parlait Mourad Didouche.

PUBLIE LE : 29-05-2014 | 0:00
D.R

C’est justement dans le quartier qui porte son nom, El-Mouradia, que naît l’idée de rendre hommage aux sportifs disparus, et en l’occurrence les anciens basketteurs du RAMA. Il y a une dizaine d’années déjà, était organisée une rencontre à la mémoire d’un ancien président de ce club qui a marqué de son empreinte la balle au panier dans notre pays.
L’association Ouled El-Houma, présidée par Abderrahmane Bergui, en fait autant depuis plusieurs années. Sa plus récente commémoration a eu lieu le 17 mai dernier au stade du 5-Juillet, et l’on y a honoré, en présence du ministre des Sports et du président du COA, deux footballeurs aujourd’hui disparus. Il s’agit d’Ahmed Lagoun, ancien dirigeant et joueur du MC Alger, avec lequel il marqua en 1963 le premier but du derby «très classique» MCA-USMA, et d’Abdelkader Benahmed, ancien joueur de l’USMH et du NAHD.
Le handball, à l’initiative d’Aziz Derouaz, ancien ministre des Sports et l’un des plus grands entraîneurs du jeu à sept, n’est pas demeuré à la traîne. Plusieurs grands noms de cette discipline ont été honorés pour services rendus, mais sans oublier les «chers disparus» par une association qui active sereinement en faisant des émules.
Et voilà que l’athlétisme s’y met aussi. Cette semaine, M. Baghdadi Si Mohamed, le mentor de la réforme du sport en Algérie dans les années 1970, vient de publier un vibrant hommage à la mémoire d’un de ses amis, Belkacem Bensahraoui.
Si Mohamed avait représenté notre pays en 1963 aux jeux de l’Amitié de Dakar, avec les Bensahraoui, Ammi Tayeb, Ameur, Brakchi et autre Beddiaf. L’athlétisme à l’instigation d’Abdelmadjid Rezkane est en train de s’organiser, et une association des anciens athlètes va bientôt prendre forme.
Un peu partout, on se souvient de ces hommes et de ces femmes qui ont contribué à bâtir le sport algérien. Cela réconforte de voir que du positif peut naître à côté des sombres histoires de magouilles qui marquent certaines fédérations.
Le Comité olympique algérien gagnerait à s’associer à de telles démarches, lui qui vient de fêter son cinquantenaire.
Le futur musée de l’Olympisme y contribuera grandement. Les chaînes de télé privées devraient penser à ces sportifs disparus. Dans El Moudjahid, c’était le regretté Rabah Saâdallah qui se chargeait de faire revivre les boxeurs du passé.
Le flambeau dont parlait Mourad Didouche, c’est aussi d’honorer la mémoire de ceux qui ont servi le sport sans s’en servir !
    Abdennour Nouiri

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