samedi 17 novembre 2018 23:21:16

Forum d’affaires algéro-espagnol : Appel à la création d’une chambre mixte de commerce et d’industrie

L’ambassadeur espagnol, M. Polanco a El Moudjahid : « 15% des 100.000 visas demandés annuellement émanent d’hommes d’affaires »

PUBLIE LE : 28-05-2014 | 0:00
D.R

Oran abritera le 2e séminaire algéro-espagnol sur l’eau, le 26 juin prochain.

«L’Algérie et l’Espagne veulent construire une relation économique plus forte et mutuellement bénéfique », a déclaré, hier, Tahar Khelil, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), lors de la tenue du Forum algéro-espagnol. Compte tenu des enjeux internationaux, l’orateur souligne que les deux pays « ont un rôle à jouer dans la construction d’un partenariat euro-méditerranéen.» Pour M. Khelil, il est grand temps de « revaloriser cette avancée en multipliant les opportunités d’information, de rencontres, de connaissances de l’environnement des entreprises des deux pays. Les relations bilatérales sont appelées à connaître un nouvel essor. Pour l’Algérie, l’objectif consiste à faire du tissu existant des PME algériennes une « force économique pour être au rendez-vous de l’après-pétrole.» En termes de chiffres, le premier responsable de la CACI indique que « 270 entreprises espagnoles sont déjà présentes en Algérie.»
Les domaines d’investissement sont, entre autres, la sidérurgie, l’agro-alimentaire, les travaux publics, l’habitat, les transports, les ressources en eau, les médicaments et le textile. Afin d’impulser une nouvelle dynamique à cette relation, M. Khelil préconise la « création d’une chambre mixte.» Cette dernière constituera un moyen efficace pour « développer la performance des PME/PMI.» C’est, d’ailleurs, dans ce contexte qu’un mémorandum pour la convention d’impulsion économique entre les deux chambres, a été signé. S’agissant du volume des échanges commerciaux effectués entre les deux pays en 2013, il est passé de 8,5 milliards de dollars en 2010 à 15,5 milliards de dollars en 2013. L’année dernière, l’Espagne était le principal acheteur avec 7,47 milliards de dollars, soit 15% des ventes algériennes. Durant le premier trimestre de 2014, les importations espagnoles sont à 2,5 milliards de dollars.  Plus que jamais, poursuit M. Khelil, les deux pays, « ont besoin l’un de l’autre pour maintenir une croissance saine et durable.» Les sociétés espagnoles, elles, sont appelées à renforcer leur présence sur le marché algérien en prenant des initiatives d’investissement direct dans le cadre de partenariat.»

Le marché algérien offre des conditions « attrayantes »
Dans son allocution, le président de la CACI rappelle le processus « très ambitieux » de renouveau économique entamé par notre pays, ainsi que ses résultats « livrés sur plusieurs plans » et la restauration de la « stabilité macroéconomique.» A pas sûrs, l’Algérie, se félicite M. Khelil, a pris plusieurs mesures « juridiques et organisationnelles visant à éliminer la situation de monopole », dans le cadre de sa nouvelle politique économique qui « implique une redéfinition du rôle et de l’intervention de l’Etat.» A propos des acquis, l’orateur relève également l’adhésion de l’Algérie à l’OMC qui « interviendra prochainement » ainsi que l’accord d’association avec l’UE, « déjà en vigueur et qui débouchera dans une dizaine d’années, à l’établissement d’une zone de libre-échange.»
De son côté, Miquel Valls, président de la Chambre espagnole de commerce, d’industrie et de navigation a relevé, de prime abord, la nécessité de « consolider » les liens économiques. Dans sa brève intervention, le responsable espagnol reconnaît l’existence des « conditions attrayantes » dans le marché algérien, dont la « stabilité économique.» Lui emboîtant le pas, Alejandro Polanco Mata, ambassadeur espagnol en Algérie, souligne que la présence des entreprises de son pays est inscrite dans le double cadre commercial et d’investissement. Le diplomate reconnaît que la crise économique mondiale a « obligé l’Espagne de s’ouvrir sur l’étranger.» D’autre part, M. Polanco se félicite de l’« engagement sincère des hommes d’affaires des deux pays.»
L’autre satisfaction est inhérente à la « volonté de l’Algérie à diversifier son économie.» Mettant en relief, lui aussi, la nécessité de la chambre mixte, il souligne que le « secteur privé a un avenir brillant en Algérie.» Et annonce, d’autre part, la tenue du 2e séminaire algéro-espagnol sur l’eau, le 26 juin prochain à Oran. Ce rendez-vous, qui s’inscrit dans le cadre des 5+5 a un « aspect entrepreneurial assez important.»  
F. I.    

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L’ambassadeur espagnol, M. Polanco a El Moudjahid :
« 15% des 100.000 visas demandés annuellement émanent d’hommes d’affaires »
En marge de cette rencontre, l’ambassadeur espagnol en Algérie a affirmé qu’il y a « grand espoir» de voir la coopération bilatérale « aboutir à des résultats probants.» A une question d’El Moudjahid sur la possibilité d’accorder plus de visas aux investisseurs algériens, M. Polanco a souligné que les services consulaires de son pays enregistrent une demande « importante.» Ils sont, précise-t-il, 100.000 Algériens, dont 15% d’hommes d’affaires, à demander chaque année des visas. Dans ce contexte, le diplomate affirme que des efforts sont consentis afin d’« améliorer le climat des entreprises et permettre aux entrepreneurs algériens de se rendre facilement en Espagne.»      
F. I.
 

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