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XIIe congres maghrébin d’allergologie et d’immunologie clinique du 31 Mai au 2 juin : L’asthme bronchique et les allergies, un problème de santé publique

L’Algérie compte plus d’un million d’asthmatiques et de rhinites allergiques. Cette dernière est l’une des maladies les plus fréquentes et concerne 20% de la population.

PUBLIE LE : 27-05-2014 | 23:00

L’Algérie compte plus d’un million d’asthmatiques et de rhinites allergiques. Cette dernière est l’une des maladies les plus fréquentes et concerne 20% de la population.
C’est un problème de santé publique. C’est ce qu’a déclaré hier à Alger, le professeur Habib Douagui, chef de service pneumo-thoracique au CHU de Béni Messous, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la tenue du XIIe congrès maghrébin d’allergologie et d’immunologie clinique.
Le Pr. Douagui a expliqué que « ces statistiques découlent de deux importantes enquêtes internationales sur lesquelles l’Algérie a participé. Il s’agit de l’enquête Isaac pour les enfants et l’enquête européenne pour les allergies qui rejoignent ce qui a été fait en Algérie.»
Selon les deux enquêtes, 3 à 4% de la population souffre d’asthme bronchique, 8% des enfants ont un asthme bronchique et allergique, ce qui dénote de la nécessité de la prise en charge. « D’ailleurs l’organisation mondiale de la santé, situe l’asthme bronchique et les allergies au 4e rang des préoccupations de santé publique dans le monde », a-indiqué Pr. Douagui.
Abordant la prise en charge des malades, chef de service pneumo-thoracique au CHU de Béni Messous, a indiqué que « souvent les maladies allergiques sont sous-diagnostiquées car la couverture des médecins à travers le territoire national n’est pas suffisante.» Et d’ajouter : « Il y a un manque de médecins spécialistes au niveau des hauts plateaux et les régions du sud. Aussi, il y a un effort à faire afin d’améliorer le diagnostique précoce.»  Dans ce sens, le Pr. Douagui a déploré « la non prise en charge » des citoyens qui ne travaillent pas, qui souffrent de ce genre de pathologies et qui ont des difficultés à acheter des médicaments.
« Je lance un appel aux autorités concernées afin d’accorder tous les moyens aux personnes démunies. C’est le rôle des collectivités locales qui doivent prendre en charge cette frange de la société », a-t-il estimé.  D’autre part, le spécialiste a souligné que « la première des recommandations qui sera issue de ce congrès est de mettre en évidence l’absence d’un programme national de prise en charge de l’asthme et des allergies en Algérie.»    
D’autre part, le spécialiste a appelé à l'instauration d'un programme national de lutte contre le tabac permanent et impliquant tous les acteurs de la société.
 Il a indiqué que « la lutte contre le tabac devait être continue et non ponctuelle », précisant qu'elle devait être axée sur « la sensibilisation, la communication et la prévention ».
Selon lui, la sensibilisation doit être dirigée principalement en direction des jeunes, frange de la société de plus en plus touchée par ce fléau. S'agissant des taxes liées au tabac, le Pr. Douagui a estimé que c'était un point positif et très efficace, étant donné que cette mesure avait permis de réduire de 10%  la consommation du tabac à l'étranger.
Wassila Benhamed
 

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