dimanche 22 octobre 2017 14:51:40

Environnement, Gestion des déchets ménagers : Au-delà des lois, l’affaire de tous

En ce début du XXIe siècle, la célérité de la modernité et des avancées technologiques au niveau mondial prend inévitablement l’humanité de court. Entre autres revers, la gestion, souvent inextricable du rebut. La face de la planète en est changée. Des milliards de tonnes de déchets jonchent terres et océans. Depuis déjà quelques années, les sociétés développées tentent de résoudre cette équation presque irréversible par des actions de grandes envergures. Tous les domaines sont concernés. La notion d’environnement prend forme et assise chaque jour à travers le monde. L’éco-construction, la réduction des émanations toxiques liées à l’industrie, le recyclage… et surtout, la gestion des déchets. L’alerte fut d’abord donnée par des mouvements écologiques (Verts), puis, devant l’ampleur de la pandémie, par pratiquement tous les pays du monde développés, émergents…

PUBLIE LE : 28-05-2014 | 0:00
D.R

En ce début du XXIe siècle, la célérité de la modernité et des avancées technologiques au niveau mondial prend inévitablement l’humanité de court. Entre autres revers, la gestion, souvent inextricable du rebut. La face de la planète en est changée. Des milliards de tonnes de déchets jonchent terres et océans.

Depuis déjà quelques années, les sociétés développées tentent de résoudre cette équation presque irréversible par des actions de grandes envergures. Tous les domaines sont concernés. La notion d’environnement prend forme et assise chaque jour à travers le monde. L’éco-construction, la réduction des émanations toxiques liées à l’industrie, le recyclage… et surtout, la gestion des déchets. L’alerte fut d’abord donnée par des mouvements écologiques  (Verts), puis, devant l’ampleur de la pandémie, par pratiquement tous les pays du monde développés, émergents…
De nombreuses techniques élaborées de recyclage, d’enfouissement et autres sont mises en œuvre tous les jours, le fléau résiste, plus grave encore il gangrène la face de la planète, mettant en réel danger les générations de demain. Une guerre contre les déchets se met en place contre le plastique qui occupe déjà tout un pan des océans, le CO2 émis par les différentes combustions et qui mène la planète vers un réchauffement catastrophique, le rejet nucléaire impérissable sur des siècles, et tant d’autres « dégâts collatéraux » engendrés par notre course effrénée et irréfléchie vers un futur inconnu.
En Algérie, la prise de conscience fut relativement assez précoce à l’action mondiale dans le domaine. Une politique de gestion intégrée et durable a été mise sur pied dès que la sonnette d’alarme fut actionnée par les organismes internationaux, tel le PNUD. Un programme national est en cours d’application, avec toutes les difficultés propres à une nouvelle orientation. La gestion des déchets concerne tout un chacun, de l’industriel au ménage en passant par le simple piéton qui laisse tomber un papier d’emballage dans le caniveau.
Avec près de 12 millions de tonnes de déchets ménagers et 3.000 décharges sauvages, l’Algérie a tout intérêt à prendre rapidement à bras le corps cette question qui, en parallèle, coûterait 0,19 % du PIB en impacts sur la santé et 0,13% du PIB en pertes économiques par manque de recyclage et valorisation. En 2005, on comptait un agent chargé de la collecte des déchets ménagers et du nettoiement des voies publiques pour 1.500 habitants, soit trois ou quatre fois moins que nécessaire.
L’exemple des 200.000 tonnes annuelles de déchets d’emballages, dont le plastique constitue 95% reste édifiant.
A l’heure actuelle, le branle bas de combat initié par le ministère de l’Environnement, soutenu par un chapelet d’agences et de centres d’études telle l’AND (Agence nationale des déchets), tente d’organiser à coup de lois et de décrets, et avec la plus grande rigueur, la collecte et le recyclage à travers toutes les wilayas du pays.
En effet, pas moins de 124 CET (centres d’enfouissement techniques), 149 décharges contrôlées, 44 Epic de gestion des CET, 101 décharges sauvages réhabilités, 29 centres de tri et 26 stations de transfert, dont plus de la moitié est fonctionnelle ou en cours de réalisation, constituent les premiers résultats du fameux Programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés (Progdem) initié depuis la promulgation de la première loi nationale en la matière, il y a plus d’une décennie.
Pour faire face aux exigences de la population en matière d’hygiène publique et de préservation du cadre de vie, les insuffisances de gestion des déchets doivent être impérativement comblées.  
Au-delà de la politique, la solution passera en très grande partie par la prise de conscience des collectivités locales et surtout du citoyen.
Kamel Morsli

Les administrations se mettent au tri sélectif
Depuis quelques mois déjà, un plan de récupération des déchets est mis en place pour les administrations. Très étoffée, cette action de première importance prévoit une série de dispositions qui faciliteront la mise en place et le suivi.
Le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a adopté le projet «l’Administration Contribue à la Récupération » dans ses murs même. Une série de dispositifs de tri a été installée dans des points adaptés au siège du ministère. Corbeilles, poubelles, bacs de couleurs différentes, surmontés de panneaux explicatifs.
En aval, l’Agence nationale des déchets (AND), mandatée à cet effet, se chargera de ventiler le produit de la collecte entre centres d’enfouissement et de recyclage.
La généralisation de tri sélectif devrait trouver écho dans toutes les administrations du pays.
 

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