mercredi 13 dcembre 2017 19:28:16

Alger : 119 marchés informels éliminés

''L'explosion démographique dans la capitale, le rétrécissement des opportunités d'emploi dans le secteur privé, le tour de vis dans les entreprises et les conditions draconiennes de recrutement dans la Fonction publique font que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail n'ont que le commerce informel pour vivre'', explique-t-on.

PUBLIE LE : 28-05-2014 | 0:00

 ''L'explosion démographique dans la capitale, le rétrécissement des opportunités d'emploi dans le secteur privé, le tour de vis dans les  entreprises et les conditions draconiennes de recrutement dans la Fonction publique font que les jeunes qui arrivent sur le marché du travail n'ont que le commerce informel pour vivre'', explique-t-on.        
C'est au mois d'août 2012 que la première grande campagne d'éradication du commerce informel a été lancée, avec des solutions alternatives consistant à offrir des locaux commerciaux aux jeunes versés dans ces activités. À la fin du mois d'octobre 2013, quelque 833 marchés informels à l'échelle  nationale ont été éradiqués sur les 1.368 existants, et 17.577 sur les 40.000 intervenants dans ces marchés ont été redéployés dans de nouveaux marchés de  proximité, selon les données du ministère du Commerce.  
La direction du commerce de la wilaya  d'Alger n'a pas communiqué sur le bilan de cette opération. Pour autant, les trottoirs et ruelles des marchés couverts des quartiers  d'Alger sont toujours occupés par les revendeurs occasionnels. Pis, certains quartiers du grand Alger sont devenus des marchés à ciel ouvert, drainant des centaines d'occasionnels du commerce de proximité. ''Les opérations coups-de-poing menées de temps en temps ne sont pas efficaces, car tant que des solutions concrètes ne sont pas mise en place pour mieux gérer le chômage des jeunes, et surtout mieux encadrer le sous emploi dans les grandes villes du pays, le commerce informel ne fera que prospérer'', explique encore Hamid K.   
Un constat amer à Alger : les 30 marchés de proximité qui devaient être réalisés durant le 1er semestre 2013, dont celui de Boumaâti, ne sont toujours pas livrés une année après pour lutter contre la prolifération des marchés informels.  
En 2013, l'ex-ministre du Commerce, Mustapha Benbada, avait indiqué que l'État avait consacré 10 milliards de DA pour la réalisation de marchés et d'espaces commerciaux légaux et adaptés. La dernière réunion gouvernement-walis de mai 2013 avait également consacré de larges débats à ce phénomène.

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