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Elections européennes : Large percée de l’extrême-droite

Législatives en Belgique : Les nationalistes flamands en position de force

PUBLIE LE : 26-05-2014 | 23:00
D.R

Séisme politique. Au lendemain du vote des quelque 400 millions de citoyens de l’Union européenne appelés pour élire les 751 eurodéputés qui vont siéger pendant cinq ans au Parlement européen, 140 députés élus se revendiquent de l'euroscepticisme.

Certes, le Parlement reste dominé par les libéraux, les conservateurs et les socialistes, mais les partis d'extrême-droite, notoirement xénophobe, islamophobe à l'exemple du Front National en France ou néo-nazis comme Aube dorée en Grèce réalisent une poussée fulgurante. Un électeur sur quatre a choisi, en France, de voter pour le FN. Pour la première fois de son histoire ce parti qui va envoyer entre 20 et 25 députés au Parlement européen surclasse les deux formations politiques traditionnelles, le PS et l’UMP. Le Parlement européen qui ne comptait que 3 députés FN en 2009 place donc plus de 20 députés dans cette enceinte. Contrôle aux frontières, immigration, élites politiques usées par des scandales à répétition, affaiblies par des querelles intestines, incapacité à faire passer des programmes d'austérité à une population excédée... les classes populaires qui ont revigoré l'extrême droite ont réagi au premier degré à la fuite en avant des partis traditionnels qui ont fouillé dans les passions et les peurs primales leurs arguments électoraux.
Au Royaume-Uni, Danemark, Autriche, Hongrie, Allemagne, avec des fortunes diverses, l'extrême droite a également, marqué ces élections. Plus de 15% des voix exprimées dans ces pays l'ont été au profit de cette lame de fond nationaliste qui ne veut plus de l'Europe.
En Allemagne, Angela Merkel sauve les meubles. Les conservateurs CDU-CSU gardent la main mais siègeront, vraisemblablement, aux côtés du parti anti euro Alternative et du parti néo-nazi NPD. En fait, dans cette Europe, le bleu, le vert ou le rose ne sont plus les trois couleurs exclusives.
Le gris s'est durablement installé y compris en Grèce où Syriza, le parti de la gauche radicale, arrive premier, talonné par le centre-droit de Nea Dimokratia (Nouvelle Démocratie) suivi du parti d’inspiration néo-nazie Aube Dorée.
Le parti d’extrême-droite FPÖ en Autriche arrive troisième. Au Danemark, le parti d’extrême-droite “Danish People Party” est en tête.
En Hollande, le parti eurosceptique d’extrême-droite mené par Geert Wilders arrive, en 4e place. Il obtient 3 sièges au Parlement. En Hongrie, un parti antisémite bombe le torse. le parti Fidesz de Vikto capte plus de la moitié des voix exprimées...
Un séisme qui illustre, encore une fois, ce profond malaise d'une société européenne qui n'arrive pas à trouver le juste équilibre entre le poids de la finance et de l'efficience économique et les aspirations d'une couche populaire qui se sent flouée par ses politiques qu'ils soient de gauche ou de droite. Cette balkanisation des deux grandes tendances politiques européennes annonce-t-elle le retour aux frontières d'avant la monnaie unique ou juste une crispation contre l'arrivée de nouveaux membres dans l'Union tel la Turquie ?
M. Koursi

Législatives en Belgique
Les nationalistes flamands en position de force
Les nationalistes flamands sont sortis victorieux dimanche des élections législatives en Belgique, mais sans être assurés de pouvoir former une nouvelle majorité pour gouverner le royaume. La Nouvelle alliance flamande (N-VA) du maire d'Anvers, Bart De Wever, a réussi son pari de dépasser la barre des 30% des suffrages en Flandre, où vivent environ 60% des Belges. Elle remporterait 32% des voix, loin devant les chrétiens-démocrates du CD&V (environ 20%), selon des projections basées sur des résultats toujours partiels en fin de soirée.

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