mercredi 21 novembre 2018 14:02:49

Atelier sur la sécurité des frontières dans les pays de la région sahélo-saharienne (Alger 25-29 mai)

Coopérer avec l'UFL pour approfondir les connaissances avec les experts dans le domaine opérationnel

PUBLIE LE : 26-05-2014 | 0:00
D.R

"L'opportunité de coopérer avec l'Unité de fusion et de liaison (UFL) permet non seulement à la Gardia Civil (corps de sécurité de l'État espagnol) d'échanger, avec les huit pays de la région, des expériences, mais aussi d'approfondir ses connaissances avec les experts dans le domaine opérationnel", a indiqué, hier à Alger, l'ambassadeur d'Espagne en Algérie, Alejandro Polanco, à l'ouverture d'un atelier sur la sécurité des frontières dans les pays de la région sahélo-saharienne.

L'atelier a été organisé par l'UFL, en partenariat avec la Guardia Civil, au profit d'une vingtaine d'officiers des pays membres de l'UFL (Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Tchad), ainsi que des experts et analystes issus de plusieurs mécanismes sécuritaires régionaux. L'atelier a pour objectif de débattre d'une approche sur les questions de sécurité transfrontalière, et de convenir des mesures "concrètes visant à accroître la sécurité des frontières pour résoudre, à l'avenir, les problèmes liés à la porosité de ces dernières".
Des experts des pays membres de l'UFL ont participé à cet atelier, ainsi que des représentants du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), et la mission de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel). Des représentants de l'Union européenne et des Etats-Unis d'Amérique, notamment, ont également pris part à cet atelier.
Pour M. Polanco, l'objectif de cet atelier est d'améliorer la sécurité des frontières des pays du Sahel dans le cadre des conclusions du processus de Nouakchott. "Les réseaux criminels actifs dans la région opèrent non seulement à l'échelle internationale, mais sont aussi impliqués dans différentes activités criminelles régionales, telles que le trafic de la traite des être humains, le trafic de drogue, ainsi que le terrorisme", a-t-il souligné.  
Il a également soutenu que la "porosité" des frontières favorisait les dépassements "irréguliers" dans les pays voisins, ajoutant que le développement des situations "d'instabilités politiques" et de conflits dans la région avaient favorisé l'apparition de groupes terroristes, qui ont profité de cette situation pour développer leurs activités.
 "Nous voyons le Sahel et l'Afrique de l'Ouest comme une partie intégrante de notre grand voisinage", a-t-il dit, ajoutant que "le challenge est important et touche des aspects de sécurité et de migration, de développement d'investissement économique et d'approvisionnement énergétique". "La sécurité de l'Espagne et de l'Europe commence ici", a-t-il dit.

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La porosité des frontières favorise le terrorisme et le trafic d'armes et de drogue
La "porosité" des frontières est l'un des facteurs favorisant le terrorisme, la dissémination "importante" des armes de guerre, les trafics de drogue et des êtres humains dans les pays de la région du Sahel, a indiqué, hier à Alger, le représentant de l'Unité de fusion et de liaison (UFL), Sidikou Soumana. "À l'heure où notre région est en lutte contre l'insécurité, entretenue par des groupes terroristes et autre criminels, l'atelier sur la sécurité des frontières est assurément le bienvenue, car l'un des facteurs favorisant le terrorisme, la dissémination importante des armes de guerre, les trafics de drogue et des être humains dans notre région est sans doute la porosité des frontières", a souligné M. Soumana, à l'ouverture d'un atelier sur la sécurité des frontières dans les pays de la région sahélo-saharienne. L'atelier a pour objectif de débattre d'une approche sur les questions de sécurité transfrontalière et de convenir des mesures "concrètes visant à accroître la sécurité des frontières pour résoudre à l'avenir les problèmes liés à la porosité de ces dernières".
Pour M. Soumana, la tenue de cet atelier se tient dans un contexte régional "marqué par une crise sécuritaire et humanitaire complexe, en témoigne, entre autres, le regain de tension dans le nord du Mali et en Libye, ainsi que la prise en otage de plus de cent jeunes filles au Nigeria", soulignant qu'une telle situation "ne laisse personne indifférent et nous interpelle". Il a relevé que l'atelier avait pour objectif de "renforcer" les capacités nationales et régionales, en matière sécuritaire, pour "mieux prévenir et lutter efficacement contre le terrorisme et le crime transnational organisé". La rencontre de cinq jours devrait permettre, selon M. Soumana, de "mieux" cerner "la problématique et défis spécifique sous-jacent", pour "mieux" gérer les question de la sécurité frontalière dans les pays de la région sahaélo-saharienne. M. Soumana a salué, en outre, le "gouvernement algérien et son peuple tout entier" pour les efforts "inestimables" qu'ils ne cessent de consentir à l'UFL, "somme nécessaire pour accomplir efficacement", les missions qui lui sont assignées, "au grand bénéfice de la région toute entière". Cet atelier s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'action de l'UFL, exercice 2014, et de la coopération particulièrement dynamique entre le Guardia Civil (corps de sécurité de l'État espagnol) et l'UFL, ainsi qu'en application des recommandations issues des réunions du processus de Nouakchott, lancé depuis plus d'une année. L'atelier a été organisé par l'UFL en partenariat avec la Guardia Civil, au profit d'une vingtaine d'officiers des pays membres de l'UFL (Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Tchad), ainsi que des experts et analystes issus de plusieurs mécanismes sécuritaires régionaux. Des experts des pays membres de l'UFL ont participé à cet atelier, ainsi que des représentants du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), et la mission de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel). Des représentants de l'Union européenne et des États-Unis d'Amérique, notamment, ont également pris part à cet atelier.
La rencontre devrait, entre autres, produire des recommandations ayant trait à l'évaluation des risques, l'identification des insuffisances dans le contrôle aux frontière aux points de passage et la formulation des suggestion concernant les mesures à appliquer pour lutter contre les activités criminelles dans la région, ainsi que l'identification des "insuffisances" dans la législation et les pratiques pour élaborer des stratégies d'application des lois frontières. Par ailleurs, l'atelier a été organisé dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'action de l'UFL, adopté par la 6e réunion ordinaire des chefs des services de renseignement et de sécurité des pays membres de l'UFL tenue à Alger, les 23 et 24 février 2014, notamment dans le domaine du renforcement des capacités de ses services membres.

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La mutualisation des efforts contribuera au traitement de la criminalité au Sahel
La mutualisation des efforts contribuera "réellement" au traitement des fléaux qui sévissent dans les pays du Sahel, notamment la criminalité et le terrorisme, ont indiqué, hier à Alger, des représentants de pays du Sahel. "En mutualisant nos efforts, on peut réellement contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des populations des pays du Sahel, ce qui aura forcément un impact positif sur le traitement de la criminalité qui constitue un réel fléau dans le Sahel", a indiqué à l'APS, le représentant du Mali, Cheikh Tidiane Sow, en marge de la tenue d'un atelier sur la sécurité des frontières dans les pays de la région sahélo-saharienne.          
Pour lui, une telle rencontre des pays membres de l'Unité fusion et de liaison (UFL) (Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Tchad) contribuera à l'amélioration de la sécurité des frontières, notamment les pays "en proie" à la criminalité transfrontalière, comme le Mali, le Niger et la Mauritanie. De son côté, le représentant de la Mauritanie auprès de l'UFL, Mohamed Ouled Chaibat, a appelé à la conjugaison des efforts et à la coordination des actions, en raison des dangers qui guettent les frontières de ces pays. "Il nous revient à nous, pays du Sahel, de prendre sérieusement en considération la dangerosité de la situation pour prendre des mesures opérationnelles dans  le cadre des mécanismes de coopération communs", a-t-il dit, soulignant qu'"en dépit d'énormes efforts" qui ont été fournis, il restait beaucoup de choses  à accomplir.
Il a relevé que l'association avec l'Espagne pour le renforcement de la sécurité des frontières en collaboration avec la Guardia Civil (corps de sécurité de l'État espagnol) reflétait l'éveil "grandissant" des Européens dans le rôle qu'il leur revenait d'accomplir.  L'atelier sur la sécurité des frontières dans les pays de la région  sahélo-saharienne, qui s'étale sur cinq jours, a pour objectif de débattre d'une approche sur les questions de sécurité transfrontalière et de convenir des mesures "concrètes visant à accroître la sécurité des frontières pour résoudre à l'avenir, les problèmes liés à la porosité de ces dernières". L'atelier a été organisé par l'UFL, en partenariat avec la Guardia Civil, au profit d'une vingtaine d'officiers des pays membres de l'UFL, ainsi que des experts et analystes issus de plusieurs mécanismes sécuritaires régionaux.  Des experts des pays membres de l'UFL ont participé à cet atelier, ainsi que des représentants du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT) et la mission de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel). Des représentants de l'Union européenne et des États-Unis d'Amérique, notamment, ont également pris part à cet atelier. La rencontre devrait, entre autres, produire des recommandations ayant trait à l'évaluation des risques, l'identification des insuffisances dans le contrôle aux frontière aux points de passage et la formulation des suggestions concernant les mesures à appliquer pour lutter contre les activités criminelles dans la région, ainsi que l'identification des "insuffisances" dans la législation  et les pratiques pour élaborer des stratégies d'application des lois frontières.

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