lundi 29 mai 2017 16:15:33

17e conférence ministérielle des pays non-alignés : Solidarité agissante pour faire face à l'hégémonie unipolaire

Mme Taos Ferroukhi, DG des affaires politiques au ministère des A.E : «Les objectifs du mouvement sont pertinents »

PUBLIE LE : 26-05-2014 | 0:00
D.R

Auréolé d’un passé glorieux, hérité de l’époque de la confrontation des deux blocs Est-Ouest, le Mouvement des non-alignés suscite maintes interrogations sur sa capacité à s’adapter à l’évolution du monde et à relever les défis communs auxquels il est confronté.

Dans un contexte international marqué par l'exacerbation des crises et par des changements structurels qui s'opèrent sous l'effet de la logique unilatéraliste, certains observateurs ne manquent pas de s’interroger sur la pérennité du mouvement en tant que force de proposition politique sur la scène internationale. Les nombreux dysfonctionnements qui caractérisent le système actuel des relations internationales, interpellent, de fait, plus que jamais, le Mouvement à se redéfinir et à œuvrer pour mettre en place une stratégie d’action visant à défendre les droits et intérêts fondamentaux de ses pays membres. Les réflexions formulées par le Chef de l’Etat lors d’une interview accordée à l’APS à l’issue du sommet des pays non-alignés, qui s'est déroulé les 15 et 16 septembre 2006 à La Havane (Cuba) demeurent toujours d’actualité. Dans cet entretien, le Président Bouteflika rappelait que le MNA avait connu une évolution en trois phases. D'abord, une phase marquée par le doute et l'incertitude dus, à la fois, à l’essoufflement du Mouvement et à la perte de ses repères suite à l'effondrement du bloc soviétique et la chute du mur de Berlin qui ont mis fin à l'antagonisme Est-Ouest. Ensuite, une phase de ressaisissement caractérisée par le début de prise de conscience de certains de ses pays membres quant à la réaffirmation de sa présence sur la scène internationale, ainsi que l'exigence de rechercher de nouveaux axes de redéploiement, susceptibles de mobiliser ses membres et de lui permettre un repositionnement dans le cadre de la nouvelle configuration des relations internationales. Enfin, la phase actuelle de consolidation des assises du Mouvement et la volonté de plus en plus affirmée des pays membres de redonner un sens et un contenu à l'action du Mouvement qui reste, du fait de sa composante nombreuse et diversifiée, un cadre de dialogue et de concertation multilatérale privilégié et irremplaçable qu'il faut préserver de toute tentative ou velléité de sabordage.

Transcender les divergences
Le Président soulignait à juste raison que "l'efficacité du Mouvement dépend largement de la capacité de ses membres de transcender leurs propres divergences et de dépasser leurs contradictions d'intérêts et d'approche et de mettre de l'ordre dans leurs revendications pour mieux redéployer leur action et prendre part de façon effective aux débats en cours dans les différentes enceintes internationales sur les questions stratégiques, politiques et économiques qui engagent leur propre destin". Il ajoutait que "sans renoncer aux principes qui fondent sa doctrine, son existence et son action, le Mouvement, comme beaucoup de ses membres, doit faire sa mue et consentir l'effort nécessaire à l'adaptation de la tonalité et du contenu de son discours aux réalités souvent adverses du terrain et faire face au péril de l'hégémonie unipolaire". Le Chef de l’Etat rappelait par ailleurs que "la solidarité à laquelle aspirent les membres du Mouvement ne devrait pas se limiter à la seule défense de ses positions politiques. Elle doit embrasser tous les champs d'action et tous les pôles d'intérêt, depuis les préoccupations humanitaires jusqu'aux questions économiques, culturelles, sociales et autres".
Cette solidarité constitue un axe essentiel "pour relever les défis que constituent le parachèvement de la décolonisation, le règlement pacifique des conflits, le terrorisme, le développement économique et social, le désarmement, le droit à l'accès sans entrave aux technologies à des fins pacifiques de développement, la dette, l’éradication de la pauvreté et les épidémies".

Une plus large participation à la gouvernance mondiale
Dans le même sens, la déclaration adoptée lors du sommet de Téhéran (30 et 31 août 2012) revendique une plus grande participation des pays non-alignés à la gouvernance mondiale. Relevant que le monde est confronté à des défis qui ont trait à sa sécurité, et d’autres qui sont d’ordre social et environnemental, le texte adopté à Téhéran déplore ainsi que "l’importance croissante des pays en développement n’ait pas été encore suffisamment prise en compte dans les structures de gouvernance des principaux organes de décision internationaux". Les pays non-alignés revendiquent une plus large présence au sein des instances internationales en soulignant que "les principales décisions concernant les questions de gouvernance mondiale ne peuvent plus être l’apanage d’un petit groupe de pays". La déclaration relève ainsi "qu’il est impératif que les pays en développement fassent plus amplement entendre leur voix et qu’ils participent plus largement aux travaux des grandes institutions qui tentent de coordonner les politiques au niveau international". La déclaration de Téhéran dresse par ailleurs "un constat d’échec à l’adresse des institutions financières internationales". Elle souligne à juste titre, que "les crises de ces dernières années ont mis en évidence les lacunes et les défaillances de ces dernières, qui nuisent à leur capacité à faire face aux crises et à assurer une bonne guerre mondiale, ces institutions ne parviennent pas à faire face aux actuels défis mondiaux et se révèlent ainsi contraires aux intérêts des pays en développement". Pour que les résolutions adoptées lors des réunions du MNA ne restent pas à l’état de vœux pieux, la déclaration de Téhéran met en exergue la nécessité de mettre en œuvre les décisions de ses dirigeants, soulignant que, "le MNA doit envisager la possibilité de créer les mécanismes nécessaires pour donner suite à ses décisions". Plus récemment, à la veille de réunion ministérielle d’Alger (26-29 mai 2014), le ministre des Affaires étrangères réaffirmait le dynamisme du Mouvement en affirmant que le groupe "activait toujours" et que dans toutes les conférences internationales, il se réunissait et faisait des propositions communes". Il a rappelé par ailleurs, que les centres d'intérêt du groupe sont la démocratie, le désarmement, le développement économique et social, ainsi que la paix.

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Mme Taos Ferroukhi, DG des affaires politiques au ministere des A.E
«Les objectifs du mouvement sont pertinents »
Quarante ans après la tenue du sommet du mouvement des pays non-alignés à Alger, notre pays abritera, à nouveau, les travaux de ce grand regroupement mondial. L’ouverture des travaux de la 17e conférence ministérielle des Etats membres de ce mouvement aura lieu aujourd’hui.
 Quel rôle pour ce mouvement qui se réunit, aujourd’hui, dans un contexte international marqué par des crises économiques et politiques ? A cette question, Mme Taous Ferroukhi, directrice  générale des Affaires politiques et de la Sécurité internationale au ministère  des Affaires étrangères, répondra que « les objectifs et les principes pour lesquels le mouvement a été créé sont pertinents, c'est-à-dire, qu’il continue, en tout cas, de mettre l’accent sur le respect de la souveraineté, la lutte contre les ingérences étrangères et l’immixtion dans les affaires intérieures, le respect de l’intégrité territoriale des Etats mais surtout la question de développement des peuples respectifs des pays adhérents au Mouvement des non-alignés.» S’exprimant sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio nationale, l'invitée de la rédaction mettra en relief, en particulier, le fait que l’action qui réunit le mouvement aujourd'hui « c'est la quête de développement et de bien-être des peuples et la recherche de moyens de changer les relations internationales pour faire en sorte que la quête des deux tiers de l'humanité soit prise en compte dans les relations internationales.» Mme Taous Ferroukhi  tient à souligner, dans ce cadre, que « le mouvement des pays non-alignés est une action tournée résolument vers l’avenir pour davantage d'équité et d'équilibre dans les relations internationales. » Poursuivant ses propos et tout en concédant que : « certes le mouvement n’a pas encore tous les leviers en sa position pour peser sur la prise de décision au niveau international, celui-ci s’inscrit, cependant, dans cette trajectoire. Le MNA se situe dans une logique qui est davantage d’équilibre, davantage d’équité dans les relations internationales. Voilà la quête fondamentale du mouvement », notera la DG des affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère  des Affaires étrangères     Aussi, Mme Ferroukhi mettra en avant que « le fait qu'il y ait encore aujourd'hui 120 Etats membres, qui représentent les deux tiers de l'humanité, signifie que le Mouvement des non-alignés n'a rien perdu de sa pertinence malgré les mutations profondes qu'on voit dans les  relations internationales qui sont en plein recomposition des équilibres géostratégiques". En somme, la DG des Affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère  des Affaires étrangères affirme que ce mouvement né lors du sommet de Belgrade en 1961, en pleine guerre, a connu une certaine pérennité qui s'est affirmée tout au long de ces années et qui aujourd'hui va « s'illustrer » par la tenue de la 17e Conférence ministérielle  à Alger. Faut-il le signaler, le MNA ne s'est jamais présenté comme un « bloc ». C’est plutôt l’idée d’un mouvement contre les blocs avec « une action tournée vers l'avenir, une dynamique, une interaction et une adaptation aux nouvelles réalités, en portant une quête de changement dans les relations internationales ».      
Donnant de plus amples informations sur l’agenda de cette rencontre, Mme Ferroukhi expliquera que « lors de la réunion d'Alger, les pays membres vont, en fait, se pencher sur toutes les questions internationales d'intérêt commun y compris les conflits ». Il  sera également question, précise l’invité de la rédaction, d'« examiner le projet de document final traitant de l'ensemble des dossiers soumis aux débats et devant être présentés au prochain sommet du mouvement ». Abordant, ensuite, le volet sécuritaire, Mme Ferroukhi mettra en exergue le fait que « le mouvement a pour principe que la sécurité est liée et indivisible. Elle n’est pas l’apanage d’un ou deux Etats. La sécurité est un tout. Lorsqu’il y a une région qui va mal, inévitablement, elle a un impact sur l’autre. La démarche du mouvement est de faire en sorte que ces impacts-là soient enrayés, que la sécurité soit maîtrisée, que les ingérences ne permettent pas d’aggraver encore davantage la situation ». Concernant la situation dans la région, en particulier en Libye et dans le Sahel, la DG des Affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères a relevé que c'est là « un sujet de préoccupation » pour l'Algérie. Partant du constat que « le terrorisme est un fléau à caractère transnational » et « l'Algérie,  grâce à son expérience, est un acteur incontournable en matière de lutte contre  le terrorisme. Notre pays va poursuivre ses efforts en coordination avec les pays voisins et les autres partenaires », a-t-elle souligné.
Il convient de rappeler, enfin, que la conférence ministérielle qu’abrite notre pays, à partir d’aujourd’hui, intervient entre deux sommets, le dernier qui s’est tenu à Téhéran, en août 2012 et le prochain prévu au Venezuela, en 2015. Les sommets, eux, se tiennent tous les trois ans.
Soraya Guemmouri

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Samir Amin (economiste egyptien) :
« Les Non-Alignés doivent s'unir face à une mondialisation injuste »
L’économiste égyptien, Samir Amin, a appelé les pays non-alignés à choisir "souverainement leur voie de développement", et à s'unir face à une mondialisation "injuste", dans une interview à l'APS à la veille de la tenue à Alger de la 17e conférence ministérielle du Mouvement des pays non-alignés (MNA). "Nous avons le droit de choisir notre propre voie de développement. Les puissances qui ont été et demeurent les bénéficiaires de l’ordre en place doivent, elles, accepter de s’ajuster aux exigences de notre développement", a souligné M. Amin dans cette interview par courriel. Il a constaté que "l’ajustement doit être mutuel, non pas unilatéral". "Ce n’est pas aux faibles de s’ajuster aux exigences des forts, c’est  l’inverse, c’est aux forts qu’on doit exiger qu’ils s’ajustent aux besoins des faibles. Le principe du droit est conçu pour cela, pour réparer les injustices, et non pas les perpétuer". Soulignant que le mouvement a le droit de mettre en œuvre ses propres projets souverains de développement, M. Amin a indiqué que "ces projets doivent être conçus pour permettre à nos nations et à nos Etats de s’industrialiser comme ils l’entendent, dans les structures juridiques et sociales de leur choix, celles qui nous permettent de capter puis de développer par nous-mêmes les technologies modernes". Pour lui, les projets des pays non-alignés doivent être conçus pour "garantir la souveraineté alimentaire", et "permettre à toutes les strates des peuples (de ces pays) d’être les bénéficiaires du développement, mettre un terme aux processus de paupérisation en cours". La mise en œuvre de ces projets souverains "exige que nous reconquérions notre souveraineté financière", a-t-il ajouté. "Ce n’est pas à nous de nous ajuster au pillage financier pour le plus grand profit des banques des puissances économiques dominantes. Le système financier mondial doit, lui, être contraint de s’ajuster à ce qu’implique notre souveraineté", a expliqué M. Amin, avant d’ajouter qu"'il nous appartient à nous de définir ensemble les voies et moyens de développement de notre coopération Sud-Sud qui peuvent faciliter le succès de nos projets souverains de développement". Revenant sur l’influence des non-alignés sur la scène internationale, M. Amin a déclaré que "le mouvement peut et doit agir au sein de l’ONU pour restaurer ses droits, bafoués par l’ordre de la globalisation injuste en place", précisant qu’‘‘à l’heure actuelle une soi-disant ‘‘Communauté Internationale’’ autoproclamée s’est substituée à l’ONU, alors qu’en regardant de plus près, on découvre que la ‘‘Communauté internationale’’ invoquée est constituée par les Etats-Unis, l’Union européenne et deux ou trois pays triés sur le volet". "Oui, nous portons la grande responsabilité dans l’enceinte de l’ONU, où nous constituons un groupe numérique majeur, d’exiger la restauration des droits de l’ONU, le seul cadre acceptable pour l’expression de la Communauté Internationale", a-t-il poursuivi. En réponse à une question sur l’existence du mouvement et sa raison d’être 60 ans après sa création, M. Amin a indiqué qu’après la reconquête des indépendances et la restauration des Etats qui forment le MNA, "les puissances de l’époque ont été contraintes à s’ajuster aux exigences de notre développement". "Même si le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de l’époque passée, le Mouvement des Non-alignés d’il y a 60 ans était déjà un ‘‘Mouvement des Non-Alignés sur la Globalisation’’, celle qu’on voulait nous imposer...", a-t-il dit. Il a souhaité qu'à la faveur de la réunion d'Alger (26-29 mai), les pays du Mouvement "fassent avancer nos positions dans la restauration du droit égal de tous les Etats à contribuer à la reconstruction d’une mondialisation juste".

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L'Algérie, un pays "incontournable" dans l'instauration de la paix au Sahel
L'Algérie est un pays "incontournable" dans le processus d'instauration de la paix dans la région du Sahel, a indiqué, hier à Alger, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.           "L'Algérie qui est « sahélienne » est un pays incontournable dans l'instauration  de la paix dans la région du Sahel", a indiqué M. Lamamra à l'occasion d'une  conférence de presse animée à la veille de 17e conférence ministérielle du Mouvement  des pays non-alignés qui se tient à Alger (26-29 mai).          
"L'Algérie a plus de 2.400 km de frontières avec les pays du Sahel. Elles est aussi un voisin direct des pays de la Communauté économique des Etats  de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)", a ajouté le ministre, soulignant que l'Algérie  et les pays de la région ont "des préoccupations et un destin communs".          
M. Lamamra a rappelé que l'Algérie a fourni et continue de fournir des  aides en tout genre aux pays voisins et à ceux du Sahel, soulignant qu'il y  a des "concertations dans divers domaines, notamment en ce qui concerne la  sécurité".          
"Les relations entre l'Algérie et les pays du Sahel sont organiques  et stratégiques. Elles sont bâties sur des intérêts communs", a encore asséné  le ministre. Enchaînant sur la situation au Mali, M. Lamamra a réitéré la position  de l'Algérie qui œuvre pour "un dialogue inter-malien inclusif, seul à même  de jeter les bases d'une réconciliation véritable entre tous les Maliens, d'une  paix et d'une sécurité durable au Nord du Mali et dans tous le pays". Il a ajouté qu'il y a un "soutien inconditionnel" à ce dialogue de  la part du président malien ainsi que du président mauritanien qui est aussi  président en exercice de l'Union africaine (UA) et du président du Burkina Faso. M. Lamamra a souligné en outre que la solution à la crise au Mali "n'est  pas militaire, mais politique".         
 A une question sur la Libye, le chef de la diplomatie algérienne a insisté sur le respect de la souveraineté du peuple libyen, regrettant que la situation se soit davantage détériorée du fait du terrorisme qui y sévit.          
Selon M. Lamamra une réunion informelle devrait se tenir à Alger, en  marge de la réunion ministérielle des non-alignées, et regroupera les pays voisins de la Libye, à savoir l'Algérie, la Tunisie, le Nigeria, le Tchad, le Soudan et l'Egypte.

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Algérie-MNA
Emission de deux timbres-poste commémoratifs
Deux timbres-poste seront émis mercredi par Algérie Poste (AP) à l'occasion de la 17e Conférence ministérielle du Mouvement des Non-Alignés, qui se tiendra du 26 au 29 mai en cours à Alger, a indiqué, hier,  un communiqué d'AP. La vente anticipée de ces deux timbres-poste avec une valeur faciale de 15 DA chacun aura lieu les mercredi 28 et jeudi 29 mai dans les 48 recettes principales des Postes situées aux chefs-lieux de wilaya et les recettes principales d'Alger 1er-Novembre, Hussein-Dey, Chéraga, Ben Aknoun et Rouiba, ajoute la même source.  
La vente générale de cette émission philatélique aura lieu samedi 31  mai dans tous les bureaux de poste. Une enveloppe 1er jour à 7 DA affranchie à 30 DA sera également mise en vente avec une oblitération 1er jour illustrée. Une cérémonie d'oblitération 1er jour sera organisé au Club des Pins d'Alger mercredi matin en présence de la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Zohra Derdouri, indique Algérie Poste. La 17e conférence ministérielle est placée sur le thème "Une solidarité renforcée pour la paix et la prospérité".

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