mercredi 19 septembre 2018 20:45:45

Les physiciens médicaux dans le plan anticancéreux : Une nécessité pour la prise en charge des malades

M. Boudiaf : « Les Assises nationales constituent une halte afin de faire le bilan du secteur »

PUBLIE LE : 25-05-2014 | 0:00
Ph : Nesrine

«Le plan anticancéreux nécessite la formation des physiciens médicaux afin de bien utiliser les accélérateurs de radiothérapie et éviter les accidents relatifs au surdosage radiologique.»

C’est ce qu’a tenu à rappele, hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, lors de la tenue d’un colloque sur «Les physiciens médicaux dans le plan anti-cancéreux».
Boudiaf a indiqué qu’«actuellement, le ministère est en train de préparer l’installation de la deuxième commission nationale de lutte et de prévention contre le cancer pour la période allant de 2015 à 2019».
Le ministre a tenu à rappeler que «l’État a mis beaucoup de moyens pour la prise en charge des malades cancéreux dans les meilleurs délais».
Dans ce sens, il a rappelé que «l'Algérie se dotera, d'ici à 2015, de 33 accélérateurs, repartis dans 12 centres anticancéreux, en cours de réalisation  dans les villes d’Annaba, Tizi Ouzou, Oran, El-Oued, Béchar, Sétif, Chlef, Béjaïa, Laghouat, Tiaret, Tlemcen et Adrar».          
De son côté, le directeur général de l'Agence nationale de gestion d'équipements  de santé (ANGRES), Lazhar Bounafaâ, a déclaré que «ce colloque, organisé par l’ANGRES avec l’entreprise GMP/Elekta, concourt à une convergence de vues sur la nécessité d’assurer une gestion efficiente des centres anticancéreux, et répond parfaitement à la problématique de la prise en charge des cancéreux».  
Il a indiqué que «l'Agence nationale de gestion d'équipements de santé s'engageait à assurer le fonctionnement des centres anticancéreux, par l'apport de physiciens formés.
Les physiciens recevront un enseignement académique et clinique continu, afin d’exercer, aussi bien en radiothérapie, médecine nucléaire qu’imagerie médicale».  
M. Bounafaâ a souligné que «le personnel qualifié est la clé de réussite de toute politique de santé ; la qualification doit reposer sur l’enseignement académique et sur la formation clinique continue. Cette dernière est bien souvent absente du dispositif d’ensemble, tout en sachant que certains aspects importants de la formation ne peuvent être traités dans le cadre universitaire». De son côté, le directeur de Generali Médical Provider (GMP), Amin Khodja Bach, fournisseur d'équipements radiologiques en Algérie, a mentionné que la  GMP  accompagnerait les centres anticancéreux en matière d'équipements, d'installation, de formation et de maintenance.  Il a rappelé que des contrats avaient été signés avec le  ministère de la Santé, en vue de la formation de radio-physiciens, précisant que l'enseignement se fera en quatre étapes.
Le Dr Mohamed Saleh Bali, physicien médical à la clinique Athéna de Constantine, a, quant à lui, indiqué que la formation pointilleuse des physiciens était nécessaire, afin d'aboutir à un traitement sécurisé des malades.  
Il a rappelé qu'une surexposition des malades aux rayons pouvait être fatale, soulignant que les physiciens devaient faire l'objet de recyclages permanents.
Il y a lieu de noter qu’un accord de partenariat a été signé récemment avec le ministère de la Santé consistant à équiper 7 centres de radiothérapie en accélérateurs Elekta.
Ce partenariat qui vise à minimiser les délais d’attente des radiothérapies des patients passe par l’installation de l’équipement, de la formation des équipes et surtout par l’entretien et le service après-vente sur place des accélérateurs. Le premier centre anticancéreux qui sera équipé par l’équipementier Elekta est celui d’Annaba.  
Wassila Benhamed

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M. Boudiaf : « Les Assises nationales constituent une halte afin de faire le bilan du secteur »
«Toutes les contraintes que rencontrent les médecines spécialistes, notamment dans les Hauts Plateaux et le Sud, sont levées, y compris l’accès au logement» a affirmé le ministre. M. Boudiaf a expliqué que «les walis sont avisés pour leur offrir des logements dès leur installation dans les hôpitaux». Selon le ministre, même la contrainte des salaires n’existe plus, qui trouve «injuste que le médecin attende des mois et des mois pour toucher son salaire».
M. Boudiaf a estimé que «les Assises nationales qui vont se dérouler incessamment constituent une halte afin de faire le bilan du secteur en termes de diagnostic afin d’améliorer davantage la prise en charge des malades en Algérie». «Les  recommandations vont surtout permettre, dit-il, l’élaboration d’une nouvelle loi régissant le secteur de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.»
W. B.
 

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