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Double secousse tellurique à Mostaganem : Légers dégâts matériels

Deux secousses telluriques ont frappé, jeudi dernier, la wilaya de Mostaganem, causant de légers dégâts matériels.

PUBLIE LE : 24-05-2014 | 0:00

Deux secousses telluriques ont frappé, jeudi dernier, la wilaya de Mostaganem, causant de légers dégâts matériels.
Les habitants de la wilaya de Mostaganem ont été secoués par deux tremblements de terre de différentes magnitudes qui ont fait, heureusement, plus de peur que de mal.
La première secousse d’une magnitude de 4,1 sur l’échelle de Richter, survenue à 3h57, a été suivie, quelques heures plus tard, par une deuxième plus intense qui a provoqué un mouvement de panique au sein de la population de cette région. En effet, la deuxième secousse, qui a fait trembler la terre dans la wilaya de Mostaganem, était d’une magnitude de 5,2, dont l’épicentre a été localisé à 17 km au sud-est de cette wilaya. Dans une déclaration à la presse, le chargé de communication à la direction de la Protection civile, le  lieutenant Abbès Mohamed, a souligné que seulement des fissurations ont été relevées  dans certaines vieilles bâtisses à Yellel et Sidi Saâda, à l’extrême-ouest de  la wilaya de Relizane, précisant qu’aucun blessé n’a été déploré. Selon le  lieutenant Abbès, les deux secousses telluriques ont provoqué des fissures aux murs de vieilles constructions à Yellel et aux douars Ouled Bekhada, Ouled Sidi Ouis et Douaida relevant de la commune de Sidi Saâda.
La Protection civile a mobilisé tous les moyens (camions, ambulances) en prévision d’interventions à tout moment, selon le responsable, qui a signalé que ses services ont effectué des tournées d’inspection à travers les villages limitrophes de la wilaya de Mostaganem. Les autorités de wilaya ont visité les zones endommagées, et quatre commissions relevant du Contrôle technique de construction (CTC) ont été constituées pour  évaluer les dégâts.
D’après les scientifiques, les secousses telluriques de faible et moyenne magnitude sont bénéfiques dans l’activité sismique qui marque une région donnée.
 C’est un moyen pour la terre de perdre petit à petit son énergie accumulée au lieu de la dégager en une seule fois et avec une plus grande intensité. L’Algérie, qui se trouve à la jonction des plaques africaine et euro-asiatique, est un pays sismiquement actif où 60 à 90 secousses telluriques sont enregistrées mensuellement au nord du pays. Dans ce contexte, tout le monde se souvient du séisme d’une magnitude 6,8 degrés sur l’échelle ouverte de Richter qui avait frappé, le 21 mai 2003, le nord du pays (Boumerdès), faisant quelque 2.300 morts et environ 10.000 blessés, sans compter une perte matérielle de plus de 5 milliards de dollars. Il faut noter que 5 bassins actifs depuis 8 millions d’années d’histoire géologique ont été recensés et localisés au niveau de la chaîne du nord du pays. Il s’agit de l’Oranie, du bassin de Chlef-Alger, de celui de la Soummam qui s’étend jusqu’à Bouira et du bassin Constantine-Guelma. Il faut savoir que l’ensemble de ces régions sont caractérisées par une activité sismique régulière, faible à modérée, ponctuée, ici et là, par d’autres assez fortes.
Kamélia H.

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