mardi 20 novembre 2018 09:43:05

Investissement : Préserver en priorité les intérêts économiques de l’Etat

Faire bénéficier l’appareil de production du savoir-faire et des technologies par le biais du partenariat, situer le processus de développement dans la perspective de diversification de l’économie nationale, stimuler le marché de l’emploi.

PUBLIE LE : 24-05-2014 | 0:00

Faire bénéficier l’appareil de production du savoir-faire et des technologies par le biais du partenariat, situer le processus de développement dans la perspective de diversification de l’économie nationale, stimuler le marché de l’emploi. Il s’agit des axes primordiaux sollicités à travers la démarche visant l’amélioration du climat des affaires. L’engagement du Président de la République de poursuivre les réformes économiques, serment qu’il fera d’ailleurs à l’occasion de la quatrième mandature, et, par conséquent, d’œuvrer à l’encouragement de l’investissement a ainsi été réitéré lors du Conseil des ministres, tenu mercredi. En effet, l’adoption, pour la circonstance, du projet de plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme présidentiel, est la traduction de la volonté du Chef de l’Etat d’honorer ses engagements formulés en direction du partenaire économique, mais aussi, des opérateurs étrangers désirant investir en Algérie. Une feuille de route qui met en évidence l’intérêt porté à la restructuration de notre modèle économique à la veille d’importantes échéances, pour le moins décisives pour le devenir du pays. « Le développement de la sphère productive, à travers la poursuite de la mise en place des dispositifs destinés à accroître les investissements », dans les secteurs stratégiques essentiellement, « pour intensifier la croissance, substituer la production nationale aux importations, créer des richesses, et multiplier l’offre d’emplois pérennes », tel est le fil de conduite de l’entreprise qui « sera appuyée par la poursuite de l’amélioration et de la modernisation des activités bancaires et financières qui constitueront l’un des principaux leviers pour concrétiser les objectifs de développement économique et social tracés ».
Des détails qui renseignent sur les actions multiples à entreprendre dans le sillage des réformes envisagées. Une dynamique qui devra adapter les projets de développement aux spécificités régionales en référence au plan d’aménagement du territoire, faciliter l’accès au foncier et aux crédits bancaires, assouplir davantage les procédures administratives, orienter les investissements directs étrangers selon les besoins sectoriels, et beaucoup plus, mettre en place des instruments qui garantissent les intérêts économiques du pays.
L’approche qui véhiculera la révision du dispositif régissant l’investissement devra impérativement inclure cet impératif qui relève d’une question de souveraineté. Cette nécessaire accélération des réformes économiques a d’ailleurs été soulignée avec insistance par le pacte de croissance qui évoque « une démarche stratégique claire » devant contribuer à « lutter contre la bureaucratie et la corruption »,  à instituer « la transparence dans la gestion publique », à « lutter contre la concurrence déloyale et l’économie informelle » au regard de leurs « conséquences et effets négatifs sur le développement de l’investissement ». Une vision qui suppose que l’Etat sera appelé à assumer son « rôle de facilitateur », mais tout « en intégrant la régulation publique comme outil privilégié de politique économique ». L'amendement du code de l'investissement, une première étape du processus, « vise plus d'opportunités à la croissance du secteur industriel » a souligné M. Abdeslam Bouchouareb, ministre en charge du secteur qui précisera que la règle 51/49 relative à l’investissement étranger en Algérie « sera maintenue », mais pourrait subir « une éventuelle modification pragmatique ».  
« La règle 51/49 nous a permis de maîtriser sensiblement la sortie de capitaux en devises et dans le cas où nous devons la démanteler, nous devrions organiser notre économie et toute la législation qui la régit pour que les bénéfices de sa suppression soient totalement en notre faveur », a indiqué le ministre. L'amendement  de la loi n°01-18 portant orientation de la PME, l’autre volet de cette démarche, vise à projeter ces entreprises dans les plans de développement économique du pays. Il s’agira  de réunir les conditions pour l'instauration d'un climat propice à la création de richesses et d’emplois.
La démarche annoncée s’inscrit, en fait, dans cet objectif qui consiste à adapter le rôle de ces entreprises aux exigences de la phase économique actuelle et, à permettre l’émergence de filières d’activité nouvelles dans le cadre de la stratégie visant à promouvoir la production hors hydrocarbures.
Aussi, la loi de finances pour 2014  a introduit une série de nouvelles dispositions en faveur de l’investissement productif et, créateur d’emplois.  Des mesures censées contribuer à consolider les règles en vigueur, mais qui introduisent d’autres avantages, notamment dans le domaine fiscal et parafiscal. La loi prévoit également l'encouragement des investissements étrangers sous réserve qu’ils contribuent au transfert du savoir-faire ou qui produisent des biens avec un taux d'intégration supérieur à 40 % dans le cadre du partenariat gagnant/gagnant. Ce sont là les principaux fondements appelés à accompagner le processus économique et social du pays dans le cadre du quinquennat 2015-2019 qui sera orienté vers un nouveau régime de croissance fondé sur la diversification de la structure de l’économie algérienne qui comptera désormais sur le développement industriel  comme levier de croissance incontournable.
D. Akila

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