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Athlétisme : Taoufik Makhloufi incertain pour les championnats d’Afrique

Le champion olympique du 1500 m à Londres, Taoufik Makhloufi est incertain pour les championnats d’Afrique d’athlétisme prévus du 10 au 14 août prochain à Marrakech au Maroc.

PUBLIE LE : 23-05-2014 | 23:00
D.R

Le champion olympique du 1500 m à Londres, Taoufik Makhloufi est incertain pour les championnats d’Afrique d’athlétisme prévus du 10 au 14 août prochain à Marrakech au Maroc. « A vrai dire, les championnats d’Afrique ne sont pas un objectif pour moi.  Mes seuls objectifs restent les championnats du monde de 2015 en Chine et les Jeux Olympiques de 2016 à Rio. Néanmoins je n’exclus pas ma présence à Marrakech on verra d’ici-là » a-t-il indiqué sur le site Internet de la Fédération Algérienne d’Athlétisme (FAA). « Je pense qu’il y a beaucoup de jeunes athlètes qui doivent avoir la chance d’y participer et comme nous on avait débuté avec les compétitions régionales, eux aussi, ils doivent passer par ce genre d’épreuves pour se forger » a-t-il dit pour justifier sa position. Après une longue absence des pistes d’athlétisme en raison d’une maladie, Makhloufi a signé ces derniers jours un retour prometteur ponctué par de très bons chronos de 3 :30.40 sur le 1500 m à Doha et de 1 :44.73 sur le 800 m à Shanghai. Il a expliqué ce retour remarquable par la santé qu’il a retrouvée et surtout une bonne préparation entamée depuis janvier au Kenya avec son sparring-partner, Nacerddine Hallali, un athlète qui réalise 3 :36 au 1500 m.

Bonne préparation au Kenya  
« Ma maladie a nécessité un long traitement et aussi une longue convalescence qui m’ont éloigné de la compétition. Une situation que j’ai mal vécue au fond de moi, car je voulais quelque part confirmer ma médaille olympique aux championnats du monde. Mais le plus important reste mon retour à l’entraînement et à la compétition » a-t-il ajouté, précisant qu’il a entamé sa préparation depuis le 28 janvier dernier au Kenya, dans la localité d’Iten, située en altitude, d’où sont sortis les grands champions du monde des courses de fond et de demi-fond. Makhloufi a explique qu’il a effectué cette préparation sans entraîneur après la séparation à l’amiable avec son coach Jama avec qui il garde toujours des contacts. Assurant qu’il avait envie d’un changement, il a indiqué qu’après mûre réflexion, il a décidé de retourner sous la coupe de son premier entraîneur Ali, celui qui l’avait découvert, en l’an 2000. Le champion argumente ce choix par les compétences de ce technicien qui n’a rien à envier aux autres, précisant aussi que Redjimi a été toujours à ces côtés dans les moments difficiles et c’est à lui qu’il demandait conseil. Estimant que le coach n’est qu’un moyen de propulser un athlète vers le haut, il a fait savoir que le plus important reste  sa « volonté de revenir à mon niveau ».

Au 800 m de Shanghai :
Une bonne leçon dans un petit cours
Revenant sur ses deux sorties, le champion dit qu’à Doha « il était question de tester mes capacités et je ne voulais pas prendre de risque, et un retour sur piste après une longue absence est toujours difficile ».  Evoquant sa bourde sur le 800 m de Shanghai où il avait raté la victoire comme un débutant, il a indiqué qu’il s’est un peu oublié et qu’il n’avait pas vu son concurrent revenir. Prenant les choses en sagesse il dira qu’il était  content de son chrono et que « le plus important c’est d’avoir appris une  grande leçon dans un petit cours et que cela ne m’est pas arrivé aux jeux Olympiques ou aux championnats ». Avec l’engagement avec Ali Redjimi, le médaillé olympique espère que tout est rentré dans l’ordre et qu’il va entamer une seconde phase de préparation dans de meilleures conditions. Il a dit qu’il allait en stage de longue durée en Suisse dans un centre où des athlètes de très haut niveau avaient l’habitude de se préparer. Cette période sera aussi celle des compétitions et des meetings de l’IAAF et Makhloufi dit participer sur le mile d’Eugène aux Etats-Unis pour honorer son contrat avec son sponsor, à Rome le 5 juin avant d’entrer en stage bloqué durant un bon moment pour revenir en piste le 18 juillet au meeting de Monaco et le 21 août à Stockholm.

Il y a des jeunes talents qui manquent de moyens
Enfin l’enfant de Souk-Ahras qui dit avoir peiné pour arriver à ce niveau a lancé un appel aux pouvoirs publics pour venir en aide aux jeunes talents en mettant à leur disposition des moyens adéquats de préparation. « Je dois dire que nous avons un très bon potentiel de jeunes athlètes mais qui sont ‘’perdus’’ ils manquent de moyens. Ils n’ont pas de piste, pas de bons équipements comme une salle de musculation, de sauna, et autres outils comme les perches » a-t-il dit, ajoutant qu’ « il nous  faut de très bons centres de regroupement, notamment pour les jeunes catégories qui ont besoin de s’affirmer ».  « C’est déplorable qu’une ville comme Alger ne dispose par d’un stade d’athlétisme au sens propre du terme. Le stade ‘’sato’’ n’a rien d’un stade et ses équipements sont vétustes et dépassés et constituent même un danger pour les athlètes », a-t-il regretté en souhaitant voir d’autres jeunes bénéficier de moyens et décrocher des titres mondiaux.
    M. Ghyles

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