lundi 19 novembre 2018 11:18:28

Partenariat Algéro-Français : Début effectif de concrétisation de projets

Echanges industriels franco-algériens : Un colloque prochainement à l’Assemblée française

PUBLIE LE : 24-05-2014 | 0:00
D.R

Le haut responsable de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet, s’est félicité, jeudi passé, à Paris d’un début "effectif" de concrétisation de projets de partenariat signés  récemment entre l’Algérie et la France.    

A l’origine de ces premiers résultats "provisoires", M. Levet a cité, lors d’un point de presse auquel ont également pris part différents intervenants dans la relation économique Algérie-France, une "bonne compréhension" des besoins et des attentes de ses interlocuteurs algériens, mettant l’accent sur l’instauration d’un climat de confiance "authentique" avec eux, climat sans lequel, a-t-il  soutenu, aucune avancée sérieuse dans la durée n’est possible. Tout en relevant une "dynamique qui s’amplifie", il a signalé l’identification,  dans cette relation de partenariat "gagnant-gagnant", d’opérateurs français de "premier rang" et leur mobilisation "effective" par sa mission. Pour lui, la réalisation de projets d’exemplarité, fiables et évaluables, inscrits dans la durée entre opérateurs français et algériens, peuvent contribuer  à construire un "partenariat d’exception" entre les deux pays. M. Levet s’est réjoui, à cet effet, de la nomination, en mars dernier,  par le ministère algérien du Développement industriel et de la Promotion des investissements des chefs de projet correspondant aux protocoles d’accord signés  à Alger dans le cadre de la 1re conférence intergouvernementale de haut niveau  pour la mise en œuvre "effective" de ces projets. Il a rappelé, à cette occasion, les trois axes de travail de sa mission, à savoir une formation professionnelle de qualité au service du développement  industriel de l’Algérie, des infrastructures technologiques, techniques et d’innovation  sociale en lien avec les activités industrielles et des partenariats productifs  entre les entreprises des deux pays. Evoquant les "résultats provisoires" de cette relance du partenariat économique algéro-français, notamment à la lumière de la visite du président Hollande en Algérie en décembre 2012 et des accords signés, une année plus tard,  entre les deux pays lors de la 1re conférence intergouvernementale de haut niveau, il a cité notamment la création, en cours, d’une Ecole algérienne supérieure  des métiers de l’industrie, d’un Institut national de logistique et d’une Ecole  d’économie industrielle.                                      

Des perspectives "enthousiasmantes"            
Le responsable français a également évoqué la signature, en avril dernier,  d’un protocole d’accord entre la Société de gestion des participations de l’Etat  industrie manufacturière (SGP-IM) et le Conservatoire français des arts et métiers  (CNAM) relatif à la création d’un Etablissement supérieur de formation dans  l’industrie manufacturière (ingénieurs, cadres, techniciens intermédiairesàetc).  Selon le responsable des relations internationales au Cnam, Laurent  Perez, cette opération pour laquelle son établissement est pour la première  fois sollicité, sera concrétisée au 3e trimestre 2014. Autres projets phare de cette relation, la création "très prochainement" du Centre algérien de calcul intensif et de simulation numérique, en collaboration avec le groupe Bull, l’Institut français de recherche en informatique et en automatique et le ministère algérien de la recherche et de l’enseignement supérieur,  ainsi que le lancement, en mars dernier, du 1er site internet dédié aux entreprises engagées dans le développement durable et la responsabilité sociétale des entreprises  (RSE) en Algérie. Prenant acte des perspectives "enthousiasmantes" de la coopération algéro-française, M. Levet a relevé qu’au croisement des besoins de la société algérienne et des  savoir-faire français, cinq domaines structurants pour l’avenir des deux pays sont des sources potentielles "considérables" de partenariats technologiques et productifs, à savoir l’agriculture, agroalimentaire-ville durable, environnement, santé et numérique-énergie. Il a fait part, à cette occasion, de nouveaux acteurs français intéressés  par cette relation algéro-française, dont la Fédération des industries mécaniques  et l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits  et techniques agroalimentaires (ADEPTA). Basée à la délégation interministérielle à la Méditerranée (DiMed),  la mission de M.Levet a pour objet de préparer et de mettre en £uvre une coopération  pour "un partenariat industriel et productif" entre la France et l’Algérie fondé sur un "modèle de coopération qui sera appelé à devenir un moteur pour la Méditerranée  de demain".  Rattachée au service du Premier ministre, la DiMed est en charge de l’animation et de la coordination des actions entreprises dans le cadre de la politique de la France en direction de la rive sud de la Méditerranée. Elle  est présentée comme l’instrument souhaité par le président Hollande pour promouvoir  la "Méditerranée de projets".

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Echanges industriels franco-algériens
Un colloque prochainement à l’Assemblée française
Un colloque sur les échanges industriels franco-algériens  se tiendra le 18 octobre prochain à l’Assemblée nationale française, a-t-on appris, jeudi passé, lors d’une rencontre à Paris sur le partenariat économique entre les deux pays.          
"Il s’agira notamment de traiter de l’intérêt que nous avons, les uns et les autres dans la mondialisation et la montée en puissance de la relation sino-américaine, à faire valoir nos atouts et de voir comment nous placer face à ces défis", a annoncé le secrétaire général de l’Association France-Algérie  (AFA), Jean-Yves Autexier.
Pour le principal organisateur du colloque, les participants parmi les acteurs économiques et institutionnels de la relation France-Algérie auront à dresser le tableau des échanges actuels entre les deux pays et de savoir quels  sont les enjeux pour la France dans ce partenariat.          
"Il ne s’agit plus seulement de commercer, mais d’investir sur place. Pour les Algériens, il s’agit aussi d’investir dans la durée pour diversifier leur production", a-t-il expliqué, lors d’un point de presse co-animé par le Haut responsable de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet.          
M. Autexier a signalé que les deux pays ont des stratégies de développement  industriel avec des points de convergence. « La France, face à une stagnation  économique européenne, a tout intérêt à s’ouvrir vers une monde de la croissance  dont l’Algérie est emblématique », a-t-il affirmé.          
Pour lui, ce colloque économique permettra aux participants de réfléchir à ce qu’Algériens et Français puissent ensemble "conquérir le grand marché africain". Commentant l’initiative de l’AFA, M. Levet a relevé qu’elle s’inscrit  fondamentalement dans le cadre de sa mission qui a adopté une démarche "opératoire".  "Il est important que, régulièrement, nous puissions organiser des rencontres sur les relations industrielles" entre deux pays où les complémentarités sont "évidentes"  dans ce domaine, a-t-il soutenu. Fondée en 1963, l’AFA a pour objet de concourir au développement de relations amicales et au progrès de la coopération entre Français et Algériens. Présidée par l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, elle affirme combattre, en relation avec cet objet, le racisme, la xénophobie et toute discrimination fondée sur l’appartenance ou non à une ethnie, une nation, une race ou une religion.

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