lundi 18 dcembre 2017 10:10:57

Entreprises familiales : Quel mode de gouvernance ?

La problématique de l’entreprise familiale n’est pas spécifique à l’Algérie. Elle relève d’une préoccupation universelle tant elle contribue, en bonne partie, au produit de la croissance.

PUBLIE LE : 22-05-2014 | 0:00

La problématique de l’entreprise familiale n’est pas spécifique à l’Algérie. Elle relève d’une préoccupation universelle tant elle contribue, en bonne partie, au produit de la croissance. Dans notre pays, près de 95 % des PME qui représentent plus de 90% du tissu industriel national, un peu plus de 50% de la globalité de la production hors du secteur des hydrocarbures et, près de 35% de la valeur ajoutée de l’économie nationale, sont classées comme très petites entreprises (TPE), familiales en majorité. Que représente aujourd’hui l’entreprise familiale ? Contribue-t-elle à une croissance durable ? Quels sont ses principes de management et ses niveaux de performance réelle, ses points faibles, ses valeurs et ses visions stratégiques ? Comment se structure la propriété de l’entreprise ? Quels modes de gouvernance et quels sont les objectifs financiers de la famille ? Autant de questionnements que prévoit d’aborder le 13e Symposium International 2014 qui sera organisé le 26 mai à l’hôtel Hilton par MDI Business School. Experts académiques et professionnels  ainsi que des chefs d’entreprises seront conviés pour aborder une série de thèmes liés à la problématique de l’entreprise familiale, en matière de gouvernance, de vision économique et, d’intégration dans le processus de développement. Il s’agira essentiellement d’axer le débat sur « les enjeux des entreprises familiales en Algérie » avec la contribution de milieux professionnels, institutionnels et académiques. « L’entreprise familiale est sans doute l’un des champs les plus mal outillés des sciences économiques et de gestion à ce jour », souligne le document de référence de MDI Business School. En fait, « On ne s’intéresse vraiment aux entreprises familiales que depuis trente ans, alors qu’elles représentent une part importante de l’économie mondiale (70 à 90 % du PIB annuel mondial) et une perspective de croissance économique unique et durable ». Elles composent, en effet, « une partie importante des entreprises dans certains pays comme le Royaume-Uni (75%), l’Allemagne et l’Espagne (80%), la Suisse (85-90%), l’Italie (99%), le Maroc où 12 grands groupes familiaux seuls réalisent 30% du PIB, les pays d’Amérique latine (60% du PNB total), les USA (2/3 du PIB), ou encore l’Algérie avec une très grande majorité d’entreprises familiales dont 95% des entités sont des micro-entreprises ». La remarque qui doit, cependant, intéresser les experts est pertinente.
En fait, « si plus de la moitié des entreprises familiales au monde prévoient un transfert intergénérationnel au cours des cinq prochaines années, il n’en reste pas moins que plus de 80% d’entre elles n’ont pas de plan structuré pour administrer la dynamique familiale, transmettre le patrimoine et préserver l’héritage familial », relève l’analyse. « Fait d’autant plus inquiétant que la pérennité d’une entreprise familiale repose sur une planification de la relève, une gouvernance appropriée, un plan stratégique de développement des activités, une bonne gestion des ressources humaines familiales et non familiales et une dynamique de communication de la famille à destination de son conseil d’administration ».
D. Akila

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