mardi 13 novembre 2018 04:36:20

Saoudi El-Tadj signe son premier ouvrage Splendeurs et misères familiales kabyles : Récit social d’un témoin de la guerre de Libération nationale

Mieux vaut tard que jamais pour se lancer dans l’écriture, c’est le constat qu’a fait Saoudi El-Tadj, auteur et autodidacte, qui a signé samedi dernier à la librairie d’El Biar sa première publication intitulée Splendeurs et misères familiales kabyles, un récit de témoignages de l’enfant qu’il était, en plein guerre de Libération nationale, relatant les us et coutumes, dont certaines influencent notre société actuelle.

PUBLIE LE : 22-05-2014 | 0:00
Ph: Nesrine

Mieux vaut tard que jamais pour se lancer dans l’écriture, c’est le constat qu’a fait Saoudi El-Tadj, auteur et autodidacte, qui a signé samedi dernier à la librairie d’El Biar sa première publication intitulée Splendeurs et misères familiales kabyles, un récit de témoignages de l’enfant qu’il était, en plein guerre de Libération nationale, relatant les us et coutumes, dont certaines influencent notre société actuelle.

L’opuscule de 130 pages relate au premier chapitre le parcours de l’auteur, depuis sa tendre enfance dans les montagnes kabyles en plein guerre de Libération nationale jusqu’à l’indépendance du pays, «C’était une période infernale, on criait famine et les conditions de vie étaient extrêmes.
Dès mes 13 ans, ma mère a jugé utile que je devais quitter la Kabylie pour gagner l’Oranie chez mon grand-père, cela a été un chamboulement capital dans ma vie».
Les mécanismes du récit sont bien agencés et bien huilés, ce genre littéraire a été choisi par l’auteur pour décrire son expérience et relater les faits en tant que témoignages vivants : «Je raconte le vécu et non ce qu’on m’a dit auparavant, j’ai mis l’accent dans le deuxième chapitres intitulé Misères familiales kabyles sur les problèmes sociaux, notamment les mariages consanguins et tout le mal causé à la progéniture, et la mobilité de l’esprit », a-t-il déclaré avant d’ajouter que l’amour reste le noyau de son œuvre : « Dès mon retour en Kabylie, on a essayé de me forcer à me marier à l’âge de 18 ans, j’ai donc fait une fugue, et il y a un protagoniste dans le récit qui se révolte contre ses coutumes ancestrales, où est donc l’amour », s’est-il interrogé, et de continuer sur sa lancée en affirmant que l’amour était tabou en Kabylie, et que les tabous doivent être brisés pour que la société puisse respirer : « De nos jours les choses ont évolué, les jeunes choisissent leur partenaire, et je trouve que c’est une bonne chose, ce sont les tabous qui étouffent la société, il faut balayer coûte que coûte ces tabous», a-t-il souligné. Après sa première publication, une carrière d’écrivain se profile à l’horizon après une retraite et plusieurs projets en perspective, dont celui d’un roman autobiographique : «Etant handicapé de mes deux jambes, j’ai pris ça du bon coté, je raconterai dans mon prochain ouvrage ce qui m’est arrivé, et comment j’ai imputé de mon esprit ce qui m’est arrivé.  J’ai crée un personnage virtuel avec qui je discute, il s’agit bel et bien de ma maladie. Le handicap est dans la tête, j’ai trouvé du réconfort dans l’écriture qui reste ma plus grande thérapie », a-t-il conclu.
Kader Bentounes
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions