jeudi 20 juin 2019 09:17:23

10e édition du colloque international sur le rite Malekite, M. Mohamed Aïssa : « Un rite souple, ouvert, qui s’adapte à tous les temps »

Parmi les invités de marque et les conférenciers, le cheikh Chawki Ibrahim Abdelkrim Moussa Alam, mufti de la République Arabe d’Egypte, le cheikh Ahmed Mohamed Nour Seif, président du Centre islamique Cheikh Rached-Bensaid de Dubaï.

PUBLIE LE : 21-05-2014 | 0:00
D.R

Parmi les invités de marque et les conférenciers, le cheikh Chawki Ibrahim Abdelkrim Moussa Alam, mufti de la République Arabe d’Egypte, le cheikh Ahmed Mohamed Nour Seif, président du Centre islamique Cheikh Rached-Bensaid de Dubaï.

M. Mohamed Aissa, ministre des Affaires religieuses et des biens Wakfs, a solennellement ouvert, hier, au niveau de la maison de la culture Emir-Abdelkader d’Ain-Defla-ville le colloque international sur le rite malékite en présence notamment de M. Abdelkader Kadi, ministre des Travaux publics, présent en qualité d’invité d’honneur pour son apport, alors wali d’Ain-defla, pour ce colloque qui « a muri et grandi, passant du stade régional à celui international et soufflant ainsi sa dixième bougie ». Parmi les invités de marque et les conférenciers, le cheikh Chawki Ibrahim Abdelkrim Moussa Alam, mufti de la République Arabe d’Egypte, le cheikh Ahmed Mohamed Nour Seif, président du Centre islamique Cheikh Rached-Bensaid de Dubaï. Placé sous le haut patronage du Président de la République, ce colloque a été placé cette année sur le thème de « la science des différences en jurisprudence et son application dans le rite malékite ». Il s’agit en somme, nous a éclairé M. Mohamed Aissa, de rapprocher deux approches différentes concernant un concept donné en établissant la différence de causalité. Après la parole de bienvenue du wali d’Ain-Defla, le mufti de la République Arabe d’Egypte a pris la parole au nom des conférenciers estimant le thème retenu d’une grande importance allant dans le sens de rapprocher davantage les différentes écoles.Dans son intervention, le ministre des Affaires religieuses a relevé l’adoption par l’Algérie et le grand Maghreb du rite de « l’héritier de la science des gens de Médine, l’imam Malek Ibn Ans  librement, sans contrainte aucune car ce n’est pas un rite d’exclusion bien au contraire, un rite ouvert qui œuvre à la cohésion et à l’union des musulmans », la preuve dira-t-il, le rite ibadite qui coexiste ici en Algérie sans contrainte ni rejet aucun.
Autre caractéristique du rite malékite, sa souplesse et son aptitude à s’adapter à tous les temps et la multiplication de ses écoles l’a enrichi davantage. Son ouverture sur les autres rites en fait même une source d’accord en cas de divergence, une source qui s’abreuve également, a relevé M. Mohamed Aissa, qui a rendu hommage au cheikh Bayoud dont les recherches ont été adoptées par le rite malékite.
J’espère a conclu le ministre des Affaires religieuses que les travaux de ce colloque apporteront une nouvelle empreinte, une plus-value pour les recherches en matière de Fiqh car la science des différences dans le rite malékite s’attaque en profondeur aux questions posées, évitant les approches superficielles.
A. M. A.

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La prononciation de fetwas doit faire partie des missions du Conseil scientifique du ministère
La prononciation de fetwas doit faire partie des missions du Conseil scientifique du ministère des Affaires religieuses et du Wakf et pas d’une autre partie, a affirmé le ministre  du secteur, Mohamed Aïssa.         
 "La prononciation d’une fetwa ne doit pas être du ressort du politique ou de l’administrateur, mais doit émaner du Conseil scientifique du ministère des Affaires religieuses et du Wakf", a souligné M. Aïssa en marge du 10e colloque
Le ministre a précisé que le Conseil scientifique du ministère des Affaires religieuses et du Wakf sera interpellé au début du mois prochain pour se prononcer sur un certain nombre de sujets, à l'origine de questionnements chez les fidèles.          
Ces sujets ont trait aux crédits accordés dans le cadre de la zakat, à l’égorgement des animaux après les avoir assommés, à la possibilité d’effectuer le pèlerinage aux Lieux saints de l’islam au regard de la situation actuelle marquée par le virus coronavirus MERS, a expliqué M. Aïssa.         

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M. Mohamed Aissa :
« Les faits de Ghardaïa n’ont rien à voir avec les rites »
« A Ghardaïa, ce n’est nullement une question de religion ou de rite, il y a des extrémistes et des criminels qui veulent attiser le feu, faire monter une partie de la population contre l’autre et faire croire qu’il s’agit d’une lutte de rite », a souligné le ministre des Affaires religieuses dans un point de presse en marge de l’ouverture du colloque. A une question relative à la dramatique courbe croissante des accidents de la circulation et à l’apport de son secteur quant à des opérations de sensibilisation et même à une criminalisation des délits routiers mortels au sens du Fiqh, M. Mohamed Aïssa a fait part de la réactivation dès le mois prochain du Conseil national scientifique et son élargissement à l’université et aux conseils locaux pour traiter entres autres sujets projetés celui justement des accidents de la circulation. Se refusant à aborder les questions concernant son département, M. Mohamed Aïssa donnera toutefois rendez-vous à la presse après l’adoption du programme de son secteur en Conseil des ministres dans le cadre de l’examen du plan d’action du gouvernement.
 

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