dimanche 23 septembre 2018 22:01:46

Forum d’El Moudjahid : Hommage au moudjahid Abderrezak Bouhara

Le forum de la Mémoire d’El Moudjahid a organisé, hier, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, une conférence sur la formation militaire durant la guerre de Libération nationale.

PUBLIE LE : 20-05-2014 | 0:00
D.R

Le forum de la Mémoire d’El Moudjahid a organisé, hier, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, une conférence sur la formation militaire durant la guerre de Libération nationale. Lors de cette rencontre, un vibrant hommage a été rendu au défunt militant Abderrezak Bouhara, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition.

Abderrezak Bouhara était, faut-il le rappeler, parmi ces jeunes Algériens lycéens qui, conscients de l’importance de leurs engagement et lutte pour la libération de leur peuple, n’ont pas hésité un seul instant à déserter les bancs de l’école aux fins de rejoindre les rangs de la Révolution. Ils ont bénéficié, durant la guerre de Libération, d’une formation militaire.
Dans son intervention, le moudjahid Mohamed Tahar Bouzghoub a, de prime abord, souligné le fait que la formation, du temps de la Glorieuse Révolution de Novembre 1954, figurait parmi les «principales» missions tracées par le commandement de la guerre de Libération.
« Et c’est pour concrétiser cet objectif et chercher des pays disposés à intégrer de jeunes Algériens dans leurs écoles et académies militaires qu’a été créée une instance, laquelle instance a été présidée, dans un premier temps, par Krim Belkacem ».
Cette instance a été gérée, par la suite, par le colonel Ouamrane, et plus tard, par Rabah Nouar, affirme ce conférencier qui mettra en relief, dans ce contexte, que « la Syrie est le premier pays à avoir ouvert les portes à ces étudiants algériens ».
C’est, en fait, explique-t-il, conformément aux recommandations du congrès de la Soummam qui disaient : « Tout pour le Front », que les premiers étudiants algériens ont été envoyés à l’étranger pour acquérir une formation militaire spécialisée.
Cette formation qui s’est effectuée par vagues successives, a coïncidé, relève l’orateur, avec la grève historique du 19 mai 1956, influant, ainsi et de manière considérable, sur l’accroissement substantiel des nouvelles recrues.
Selon M. Mohamed Tahar Bouzghoub, le nombre d’Algériens ayant bénéficié d’une formation dans le domaine de l’aviation, uniquement, a atteint 144, entre pilotes, techniciens en aviation, navigateurs et éléments de la défense aérienne.
Evoquant la 1re promotion d’aviateurs, le moudjahid Mohamed Tahar Bouzghoub notera que celle-ci avait reçu une formation à l’école des officiers de réserve d’Alep (Syrie), en septembre 1957. Cette première promotion, précise M. Tahar Bouzghoub, comptait 6 étudiants, notamment le défunt Abderazzak Bouhara.
 Poursuivant ses propos, M. Tahar Bouzghoub ajoutera qu’il y avait, également, en cette même période, 6 autres étudiants ayant bénéficié d’une autre formation au niveau de l’institut technique en Syrie.
Se succédant l’une après l’autre, les promotions de pilotes et de techniciens  algériens en aviation sont sorties successivement des écoles d’élite, de 1957 à 1961. Les formations militaires ont été suivies en Syrie, mais également en Egypte, en Chine populaire, en Irak, en URSS et en Tchécoslovaquie, souligne-t-on.
A la faveur de cette conférence à caractère historique, le moudjahid Hechaichi Baghdadi a signalé, pour sa part, que le Commandement de la Révolution a envisagé le recours aux hélicoptères pour l’approvisionnement des maquis en armes et munitions. Dans son témoignage, il affirme qu’il avait, lui-même, participé à l’une de ces missions. « La formation de pilotage des hélicoptères qui a débuté en août 1961 a pris fin en juillet 1962 », a-t-il ajouté, avant de préciser  que « la mission a été  suspendue au lendemain du cessez-le-feu ».
Invité à prendre la parole, le général major à la retraite, M. Hocine Benmaâlem, a apporté un poignant témoignage sur le défunt Abderrezak Bouhara qu’il avait  rencontré, dit-il, pour la première fois lors de l’été 1957 à Damas. « Depuis, on est restés ensemble. On a fréquenté l’école des officiers de réserve avant d’étudier à l’académie militaire de Homs. »
Evoquant, ensuite, les qualités du défunt, il dira : « Abderrezak Bouhara était un nationaliste engagé qui a consenti tous ses efforts pour servir le pays, durant et après l’indépendance nationale ».
M. Mohamed Abbas, chercheur en histoire, a quant à lui, donné un aperçu sur la vie et le parcours militant du défunt Abderrezak Bouhara. Né en 1935 à Collo, Abderrezak Bouhara a fait ses études primaires complémentaires à Skikda et secondaires à Constantine.
En fait, Bouhara était à Constantine, en classe de terminale, section mathématiques, au lycée d’Aumale, lorsqu’il quitte les bancs de l’école pour rejoindre les rangs de l’Armée de Libération Nationale. C’est ainsi, qu’il rejoint le maquis  où il a participé activement à la lutte armée de Libération nationale.
Après l’indépendance, ce moudjahid a occupé des postes de haute responsabilité au sein de l’Etat. Il a été notamment, ambassadeur et ex-ministre de la Santé durant les années 1980. Depuis 1989, M. Abderrezak Bouhara était membre du Comité central du Front de libération nationale (FLN).
Depuis 2004, le défunt Abderrezak Bouhara était membre du Conseil de la nation. Il est décédé le 10 février 2013.
Soraya Guemmouri

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SETIF
Une  génération fidèle et reconnaissante
Symboliquement forte aura été hier à l’université Ferhat-Abbas - Sétif 1, cette rencontre entre deux générations marquée l’une par la présence de Zeroual Larbi, premier étudiant à avoir été inscrit en 1978 sur les registre du centre universitaire de Sétif, aujourd’hui professeur de l’enseignement supérieur et la plus jeune étudiante, Righi Zara, qui a regagné cette année les bancs de cette université dans la même spécialité que son aîné. C’est sous les ovations nourris des responsables, invités et nombreux étudiants présents à cette cérémonie que la médaille destinée aux meilleurs étudiants lui a été remise en guise d’encouragement.
Une image aussi forte que tant d’autres qui ont marqué hier la célébration du 58e anniversaire de la journée de l’Etudiant qui s’est déroulé en présence du wali, Mohamed Bouderbali, du président de l’APW, les deux recteurs des universités Sétif 1 et 2, du secrétaire de wilaya de l’ONM ainsi que de nombreux représentants du mouvement associatif, cadres universitaires et étudiants qui prenaient place dans la grande salle Mouloud-Kassim-Nait-Belkacem.
Le lever de l’emblème national par deux étudiants, une fille et un garçons, et la pose d’une gerbe de fleurs au niveau de la stèle du 19-Mai-1956 permettra ensuite au recteur de l’université Ferhat-Abbas - Sétif 1 - de prendre la parole et souligner la dimension historique de cette date et son impact sur la glorieuse Révolution de Novembre. «  Il n’y avait que 500 étudiants algériens à l’université pour une population algérienne de 10 millions d’habitants et 4.500 étudiants français pour une population d’un million d’Européens », dira-t-il, pour mettre à nu les desseins du colonialisme français, dénotant par la même la maturité, la volonté et la détermination de tous ces étudiants qui rejoindront le maquis. L’intervenant citera par la même cet extrait de la déclaration du 19 mai 1956 : « Avec un diplôme de plus nous ne pouvons faire de meilleurs cadavres », et ne manquera pas de mettre en exergue les grandes réalisations et tous les acquis de l’université de  Sétif qui compte aujourd’hui 60.000 étudiants. Le secrétaire général de l’organisation qui abondera dans le même sens, fera état d’exemples concrets des sacrifices endurés par les jeunes qui regagnèrent les rangs de la Révolution exhortant toutes celles et ceux  présents dans cette salle de « Préserver et consolider tous les acquis et défendre la patrie ». Plusieurs activités, exposition, opérette, récompenses des lauréats de différents concours et projection de documentaires s’en suivirent.
F. Zoghbi

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Les artisans de l’espoir
Avoir confiance, regarder avec optimisme l’avenir et construire l’espoir c’est autour de ces trois conseils en direction de la jeunesse que le Président de la République s’est adressé aux jeunes à l'occasion de la journée nationale de l'Etudiant. La jeunesse est le maillon éternel de la vie des nations. C’est elle qui rend possible la cohésion sociale. Elle relie en permanence le passé à l’avenir. Quand le 19 mai 1956 les étudiants algériens ont décidé d'intégrer le combat contre l'occupant, ils ont, en fait, exprimé un double message, d’abord celui historique puisque lié à une cause d’affranchissement contre un système d’asservissement et, ensuite, logique, naturel, puisqu’il tient à l’essence même de la jeunesse qui regarde vers l’avant. Cette décision s’est exprimée, ce jour-là, dans la révolte pour un avenir qu’elle voulait maîtriser et construire elle-même. Construire l’espoir, nourrir la confiance c’est rompre avec cette vision défaitiste qui consiste à présenter la jeunesse comme une victime permanente des adultes. Elle serait exclue, maltraitée  et, en retour, elle serait la cause de l’insécurité et  de l’irresponsabilité. Un discours ravageur, néfaste, perfide en porte-à-faux avec l’histoire et le présent. « Cette décision historique traduisait au mieux leur conscience nationaliste et leur maturité politique. Elle matérialisait une détermination inébranlable qui ne pouvait émaner que d'une élite imprégnée d'amour de la patrie et d'une foi en la justesse de sa cause », a rappelé le président dans son message en évoquant ce jour de mai 1956 quand « les étudiants algériens ont gravé leur nom en lettres d'or dans la mémoire historique ». Aussi, la nation ne peut qu’être reconnaissante  à ce cœur battant de la population qui a constitué le noyau dur dans les maquis et l’élite durant les âpres négociations. Par-delà le temps, hier comme aujourd’hui, face à l’adversité, la jeunesse symbolise cet « attachement des Algériens à leur patrie et leur souci de préserver son unité et sa cohésion, sa dignité et sa fierté ». La gratuité de l’enseignement, la consécration du principe d'égalité des chances dans tous les cycles d'enseignement, découlent aujourd’hui, pour l'Etat algérien, de ce principe qui tire sa substance  du geste des étudiants de mai 1956. Vouloir s’affranchir de la nuit coloniale et le faire en passant à l’acte. Etre convaincu de la nécessité de l’enseignement et de l’importance du savoir et de la science pour imposer sa marque dans les différents domaines de l’activité humaine. Deux moments séparés par plus d’un demi-siècle et qui ont la particularité de la similitude. La jeunesse du maquis a laissé un legs à la jeunesse d’aujourd’hui celui d’accoler à son front le terme savoir et science.
Certes, aujourd’hui, l’Algérie, libre et indépendante, lance des défis d’une autre nature à sa jeunesse et à ses étudiants. Le combat n’est plus dans les maquis mais sur les bancs des écoles et dans les amphithéâtres. Du nord au sud et d’est en ouest, des écoles, des centres de formation, des universités offrent, à chacun selon ses compétences et ses chances scolaires, un cursus qui le dote d’un savoir-faire. Les jeunes ont trois rêves : l’emploi et la formation, l’égalité des chances et un projet de société qui leur offre une place visible, agissante, honorable et digne. Le challenge reste au niveau « des difficultés conjoncturelles que pourraient rencontrer certains de nos jeunes, notamment les intellectuels, en matière d'emploi" a reconnu le président qui a rappelé une de ses promesses électorales : "Nous comptons prendre en charge tous ses besoins structurels, matériels et humains afin d'assurer l'équité entre toutes les régions du pays."  "Nos objectifs majeurs consistent à hisser l'acte didactique et pédagogique aux plus hauts niveaux de performance et à garantir une formation de qualité à nos élites dans le cadre d'une université moderne et développée, pleinement intégrée dans le système économique et social, ouverte sur son environnement régional et international et qui cible la qualité et l'excellence en encourageant l'innovation et la créativité", a, également, déclaré le Chef de l'Etat.
M. Koursi

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