mardi 25 septembre 2018 18:58:40

M.Lamamra, à propos de la reconstruction du mali : « Réunir les conditions de la tenue d’un dialogue intermalien inclusif »

Les pays du Sahel réitèrent leur soutien aux efforts de l'Algérie pour l'amorce d'un dialogue inter-malien

PUBLIE LE : 20-05-2014 | 0:00
D.R

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a incité, dans le cadre d’une tournée dans les pays du Sahel, ces pays à travailler avec "persévérance" pour réunir les conditions de la tenue d’un dialogue inter-malien  "inclusif"  pour la reconstruction de ce pays et assurer la stabilité et la paix dans la région.

"Nous devons travailler main dans la main, avec persévérance, afin de réunir les conditions d’un dialogue inter-malien inclusif le plus tôt possible", a soutenu le chef de la diplomatie algérienne. M. Lamamra a effectué une tournée dans trois pays du Sahel (Maurétanie, Burkina Faso et le Mali) et représenté l’Algérie aux travaux de la 3e session du Comité bilatérale stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali et la réunion de haut niveau des ministre des Affaires étrangères des pays du Sahel à Bamako. M. Lamamra a souligné que le Mali était dans une période "particulièrement importante" de son histoire, soulignant qu’avec le concours des pays voisins et des pays africains, le Mali parviendra "inexorablement à transcender une conjoncture extrêmement difficile".
M. Lamamra avait relevé également que la 3e session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali, avait été une occasion de confirmer "l’identité de vues et la convergence des actions" entre notamment l’Algérie et le Mali autour de la question malienne et de la région. "Je me réjouis que cette nouvelle rencontre ait été une opportunité de confirmer l’identité de vues et la convergence des actions de l’Algérie et le Mali et un certain nombre de pays voisins pour que le dialogue inter-malien puisse regrouper l’ensemble de son peuple et mobiliser tout le monde dans les taches exaltantes de la reconstruction et de consolidation du processus démocratique", a-t-il dit. Il a ajouté qu’il fallait ouvrir de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives pour de lendemains "quantitativement meilleurs dans toutes les sphères maliennes", soulignant la qualité "excellente" des relations bilatérales entre l’Algérie et le Mali. Le président malien Ibrahim Boubakar Keita a indiqué, pour sa part, que les liens unissant l’Algérie et le Mali étaient tellement "profonds", qu’"aucune conjoncture ne pourrait remettre en cause", soulignant que l’Algérie avait le "souci permanent de refonder le tissu d’un Mali déchiré". "Ce qui a été scellé entre le Mali et l’Algérie a été tellement profond qu’aucune conjoncture ne pourrait remettre en cause. Il y a entre les deux pays des liens de fraternité et de confiance, trempés dans le sang", a-t-il soutenu. Il a ajouté que l’Algérie s’était toujours montrée "soucieuse" de la situation du Mali, soulignant le rôle qu’elle joue pour refonder "le tissu d’un Mali lardé et déchiré". Lui emboîtant le pas, le ministre Malien des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop s’est dit "certain" de la contribution "très positive" de l’Algérie à promouvoir un dialogue "constructif et franc" entre les parties maliennes. "L’engagement de l’Algérie est le bienvenu et souhaité. Nous sommes certains qu’il va contribuer très positivement à un dialogue constructif et franc entre les parties maliennes", a-t-il relevé Il a ajouté que les deux pays devaient aller vers les "meilleures" solutions pour renforcer la paix et la stabilité dans le Mali et la région, saluant les positions claires de l’Algérie, son engagement "renouvelé" et l’assistance qu’elle apporte, notamment aux populations du Nord-Mali, a estimé, pour sa part, le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali, Bert Koenders. "L’Algérie a un rôle très important à jouer pour aider à l’instauration de la paix et la reconstruction du Mali. L’Algérie le fait déjà et nous sommes à ses côtés pour coopérer ainsi qu’avec les pays de la région pour accompagner les Maliens en vue d’aboutir à la paix", avait-il souligné.
De son côté, le haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya avait indiqué que son organisation suivait avec intérêt ce que faisait l’Algérie dans la résolution des conflits dans les pays de la région, notamment au Mali. "Nous suivons avec intérêt ce que fait l’Algérie dans la région, en particulier au Mali pour rapprocher les Maliens. Nous tenons à affirmer notre soutien à cette approche", avait déclaré M. Buyoya. Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères du pays du Sahel ont réitéré leur soutien aux efforts de l’Algérie visant à réunir les conditions de succès pour la tenue des pourparlers inter-maliens envisagés au Mali, selon le communiqué final des travaux de la réunion de haut niveau des ministres des Affaires étrangères du pays du Sahel. "Les participants ont réitéré dans le même temps leur soutien aux efforts de l’Algérie visant à réunir les conditions de succès pour la tenue des pourparlers inter-maliens envisagés au Mali. Tout en exprimant leur appui au plan d’action que l’Algérie entend mettre en œuvre prochainement dans ce sens, ils se sont engagés à demeurer pleinement disponibles, individuellement et collectivement, pour apporter leur contribution par les voies appropriées au succès du processus de ces pourparlers", selon le texte du communiqué.

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Les pays du Sahel réitèrent leur soutien aux efforts de l'Algérie pour l'amorce d'un dialogue inter-malien
Les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel ont réitéré dimanche à Bamako leur soutien aux efforts de l’Algérie visant à réunir les conditions de succès pour la tenue des pourparlers inter-maliens  envisagés au Mali, selon le communiqué final des travaux de la réunion de haut niveau des ministres des Affaires étrangères du pays du Sahel.
"Les participants ont réitéré dans le même temps leur soutien aux efforts  de l’Algérie visant à réunir les conditions de succès pour la tenue des pourparlers inter-maliens envisagés au Mali. Tout en exprimant leur appui au plan d’action que l’Algérie entend mettre en œuvre prochainement dans ce sens, ils se sont engagés à demeurer pleinement disponibles, individuellement et collectivement,  pour apporter leur contribution par les voies appropriées au succès du processus de ces pourparlers", lit-on dans le texte du communiqué. Ils ont exhorté vivement les mouvements armés concernés à prendre part aux discussions exploratoires engagées à Alger afin d’apporter leur contribution  au retour définitif de la paix" dans le Nord du Mali.          
Afin de permettre la préservation et la consolidation des progrès enregistrés  dans la phase des discussions exploratoires engagées en janvier 2014, à Alger,  les participants ont réitéré "leur appel aux partenaires internationaux et  régionaux pour qu’ils apportent soutien et appui à ces efforts menés en droite  ligne des objectifs que la communauté internationale s’est fixés dans la Résolution 2100 du Conseil de Sécurité, des Résolutions pertinentes de l’Union Africaine et des dispositions de l’Accord préliminaire de Ouagadougou, visant à préserver  l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali et à conforter son unité  nationale".          
Dans ce contexte, les participants ont souligné "l'importance" de la "consolidation" des acquis du processus, issu de l'Accord préliminaire aux  élections présidentielles et aux pourparlers" inclusifs au Mali, signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 et sa mise en œuvre  intégrale. Ils ont réaffirmé de la nécessité d'engagements supplémentaires et davantage d'actions coordonnées au bénéfice de la stabilité au Mali et de la réconciliation nationale entre les frères maliens. Les participants estiment, part ailleurs, que les développements en cours dans la région viennent rappeler "avec force" que les situations d’instabilité et de conflits comportent des risques de nature à aggraver le phénomène terroriste  qui demeure l’un des défis majeurs pour la sécurité, la stabilité et le développement  de la région.  A cet égard, ils ont exprimé de nouveau la solidarité de leurs pays respectifs avec le Mali et leur disponibilité à créer avec les frères Maliens les conditions d’une paix durable dans cette région, afin d’en faire une zone de stabilité,  d’opportunités et de croissance inclusive et afin que l’effort de développement  interrompu par la crise reprenne pour le bien du Mali et du Sahel. Les participants ont exhorté le gouvernement malien à rester engagé  sur la voie de la réconciliation nationale et du dialogue pour la prise en charge  des aspirations "légitimes" des populations du septentrion malien.  Ainsi, ils ont réitéré leur préoccupation face à la situation toujours "volatile" qui prévaut dans le Nord du Mali, estimant que les efforts menés avec le soutien  international dans la région du Sahel resteront "vains" tant que le Nord du  Mali ne connait pas la paix, la sécurité et le développement espérés. La partie malienne a informé, en outre, les participants des événements regrettables survenus à Kidal samedi, lors de la visite du Premier ministre dans la région, et qui ont engendré des pertes en vies humaines.           
La partie malienne, tout en insistant sur "l’impératif" du redéploiement  de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire, a réitéré son "attachement" à la paix et au règlement des crises par les voies pacifiques. Il a été souligné que ces événements "douloureux" rappellent, dans  le même temps, l’urgence d’aller résolument au dialogue inter-malien, seule alternative à même de parvenir à une solution définitive de la crise au Mali.  Ils ont également formulé l’espoir que la mission du haut représentant  du président de la République du Mali pour les pourparlers inclusifs inter-maliens, Modibo Keita, aboutisse rapidement à des résultats tangibles, dans l’intérêt suprême du peuple malien.  Les participants ont estimé que les défis auxquels fait face leur région  sont aussi ceux de l’Afrique et de la communauté internationale. A cet égard, ils se sont félicités de l’attention dont la région continue  de bénéficier de la part de la communauté internationale comme en témoigne la tenue de la deuxième réunion ministérielle de la plateforme internationale  de coordination de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel.          
Les participants ont salué les conclusions de cette réunion et saisi  cette occasion pour exprimer leur soutien à la feuille de route de la présidence  malienne de la plate-forme de coordination pour le Sahel présentée au cours  de cette réunion. Ils ont, en outre, apprécié à sa juste valeur le travail accompli par  la MINUSMA pour faire avancer le processus de rétablissement de la stabilité  au Mali. Ils ont exprimé leur soutien à un mandat robuste comme souhaité  par le Mali et l’Union Africaine et en adéquation avec les activités concertées  des pays de la région.                   
Les participants ont également souligné l’importance cardinale qu’accordent  leurs pays au développement, notamment dans les régions frontalières où se sont  tissés les liens séculaires entre leurs peuples. Les efforts nationaux, conjugués à une coopération bilatérale renforcée entre voisins, participent à la prise en charge des besoins légitimes des populations  et des impératifs de développement durable et harmonieux de tous les pays de  la région, selon le communiqué final de la réunion. Les participants ont exprimé leur vive préoccupation quant à la situation  humanitaire prévalant dans le Nord du Mali. Dans ce contexte, ils ont exprimé leur haute appréciation de la décision de l’Algérie de fournir une aide  humanitaire substantielle au profit des populations qui sont dans le besoin  dans cette région. Ils ont noté avec satisfaction le retour volontaire d’un nombre de plus en plus important de réfugiés accueillis par le Niger. Ils ont fait part de leur espoir que les opérations de rapatriement se poursuivront  à la faveur de l’accord tripartite signé le 3 mai 2014 entre le Mali, le Niger et le HCR pour le retour des réfugiés maliens. Les intervenants se sont félicités  de la tenue de cette rencontre, qui traduit "l’attachement constant" de leurs dirigeants respectifs à favoriser  les opportunités d’échange et de dialogue entre leurs pays sur les sujets d’intérêt  commun. Se référant à leur première réunion tenue à Alger le 22 avril 2014,  les participants ont exprimé le souhait de voir l’esprit de dialogue constructif  et de transparence qui a marqué cette initiative se poursuivre et se renforcer  de manière à soutenir efficacement le Mali dans sa quête d’une solution rapide et définitive à la situation du Nord du Mali. Dans ce sens, les participants ont affirmé qu'ils s'engagent à approfondir et à élargir cette coordination au niveau des Nations unies, de l'Union Africaine  et des autres fora appropriés. Ils sont convenus, par ailleurs, de se rencontrer prochainement à Alger à une date à convenir d'un commun accord, en relation avec le déroulement des  consultations exploratoires entre les mouvements maliens.  
 Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra qui a représenté l’Algérie à cette rencontre de haut niveau, s’est également rendu à Nouakchott et à Ouagadougou dans le sillage d’une tournée dans les pays du Sahel, entrant dans le cadre des consultations et des contacts permanents avec les pays voisins de l’Algérie.

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